<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299</id><updated>2012-01-02T03:09:34.968+01:00</updated><title type='text'>Une voix pour la Boillat</title><subtitle type='html'>Blog concernant la grève de Swissmetal Boillat, Reconvilier, Suisse.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>212</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-4913349266761300816</id><published>2011-07-10T05:34:00.006+02:00</published><updated>2011-07-11T16:07:39.000+02:00</updated><title type='text'>La Boillat, le grand départ (Karl, le retour)</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Merci!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après tout ce temps... Après tout ce temps, je n'avais pas tourné la page. Comme pour vous, elle ne sera jamais vraiment tournée. On n'oublie pas. J'avais juste d'autres occupations. Fini les études, bonjour le travail! Mais après tout ce temps, il n'est pas un jour sans que je pense à la Boillat, comme vous sans doute. Y penser, ce n'est pas seulement triste. Tant de personnes courageuses se sont battues pour elle que je suis heureux de les avoir côtoyées. Même dans très longtemps, ce sera encore ma plus grande fierté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce billet commence donc par un immense "merci". Merci pour la leçon de dignité, pour celle de courage, pour celle de loyauté, pour celle d'amitié. Si j'écris aujourd'hui, c'est parce qu'on me l'a gentiment demandé. Je pensais que Karl dormait dans l'oubli. Mais vous ne l'avez pas oublié. On n'oublie pas. Ca me touche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Plongée dans les poubelles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait en rester là. Dire merci. Ce serait bien. Mais ces jours, l'odeur de vomi de la poubelle swissmetalienne remonte à nos narines. C'est dans ce vent de puanteur que Karl revient pour un tour de piste, pour prêter sa petite voix à ses amis de la Boillat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques temps, Martin Hellweg, avait quitté le navire. Ou plutôt, il avait quitté ce qu'il avait fait de Swissmetal, un rafiot pourri. A cette époque, il expliquait que sa mission de restructuration était terminée, que le patient sortait des soins intensifs. Filant la métaphore, Martinou ajoutait que régler les derniers détails relevait de la "chirurgie esthétique". On a surtout vu que le patient s'était fait voler les reins et le foie au passage, si Martinou veut bien me passer l'expression. C'est au pied du mur qu'on reconnaît le maçon, est c'est aux dizaines de millions perdus qu'on reconnaît le &lt;s&gt;crétin format galactique&lt;/s&gt; restructurateur d'entreprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-2OcA4qQsun8/Thj5BrJ5UyI/AAAAAAAAAEE/J6ObC-bP2ls/s1600/Edito072011.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5627521541558850338" src="http://2.bp.blogspot.com/-2OcA4qQsun8/Thj5BrJ5UyI/AAAAAAAAAEE/J6ObC-bP2ls/s400/Edito072011.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 400px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 297px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, Martinou est moins tout feu tout flamme. De retour chez Swissmetal, avec la casquette de &lt;s&gt; l'indéboulonnable idiot en chef&lt;/s&gt; président du conseil d'administration, il succède à des personnalités aussi irremplaçables que Friedrich Sauerländer et François Carrard. Ce poste difficile, payé à coup de misérables dizaines de milliers de francs pour quelques heures passées à regarder la boîte s'enfoncer dans la stratéchie... Ce poste méritait le retour de l'homme providentiel. Nouvellement élu, Martinou explique donc doucereusement que les managements précédents ont été "trop optimistes". "Abyssalement stupides" serait plus adapté, mais Martinou n'a sans doute  pas voulu choquer ses prédécesseurs, c'est-à-dire lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu la capacité actuelle de Swissmetal à perdre de l'argent, Laxey, actionnaire principal, est pressé de voir le bout du tunnel. En effet, le groupe est acculé à la faillite et les chances d'éviter cette issue funeste sont faibles. D'autant plus faibles que Laxey ne veut surtout pas l'éviter et a déjà refusé une offre. Laxey possède 32,9% des 6'624'106 de Swissmetal, achetées à environ 40 millions de francs le tout (dans les 18 francs par action, c'est une estimation). Le but? Presser le citron, liquider les actifs dormants, faire monter le cours boursier, et revendre les actions avant que le montage se casse la pipe. Ca n'a pas fonctionné. Laxey est resté chez Swissmetal pour tenter de ne pas perdre sa mise. Aujourd'hui, avec une action qu'on peut regarder tomber à 2 francs, Laxey a perdu dans les 35 millions de francs. C'est ce qui arrive quand on n'écoute pas ceux qui ont raison, les grévistes de 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laxey est maintenant face à un choix: essayer de remonter l'entreprise pour récupérer l'argent perdu en s'y attelant des décennies ou... La laisser couler, se présenter au portillon comme créancier et se payer en vendant ce qui peut l'être, par exemple les terrains de Dornach. Laxey veut donc la faillite. De ce fait, on reprend Martinou dans la bouche d'égout où on l'avait balancé parce qu'avec quelqu'un comme lui, Laxey a une certitude absolue: Swissmetal ne pourra pas éviter la faillite. Mettez Martin Hellweg aux commandes d'une entreprise, elle crèvera aussi sûrement que si on l'avait bombardée au napalm. C'est une certitude démontrable par la lecture de diverses feuilles officielles. Sans compter que Martinou a ramené toute sa brochette d'experts patentés pour le grand final: Ally Management, dont rien moins que Patrick Huber-Flotho, nouveau CEO de Swissmetal, cet homme qui ne sert à rien, mais qui est collé comme un chewing gum sous les pompes de Martinou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu l'éminente asssemblée qui souhaite désormais lier son destin au naufrage de Swissmetal, Karl se demande si Ally Management n'est pas un peu à cours de mandats. Ou si Laxey n'a pas voulu tous les aligner sur le pont histoire de les exhiber un peu tout en les chargeant du sale boulot. Nous verrons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Souvenirs stratégiques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par les effets d'une grande modestie, depuis son retour Martinou parle peu de sa glorieuse biographie dans les journaux. Il serait pourtant dommage de ne pas redire les grandes lignes de son oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Martin Hellweg fut avant tout l'homme d'une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;stratégie &lt;/span&gt;destinée à sortir Swissmetal de l'ornière. Quand il arriva aux commandes du groupe, ce dernier était en effet victime depuis longtemps d'un management plus apte à gober des petits-fours en parlant jeux olympiques qu'à gérer des usines. Ca allait changer. Avec Martinou, on allait parler Cologne et carnaval, parce que l'homme est un gai luron. On allait aussi parler stratégie, c'est clair, parce qu'il faut bien avoir l'air un peu sérieux de temps en temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, Martinou commença par renforcer l'usine de Dornach, dont l'histoire était une suite ascendante de déficits. Pour ce faire, il décida de licencier le directeur de la Boillat. Ensuite, après avoir négocié une sortie de grève avec les naïfs politiciens du canton de Berne, il annonça que la fonderie de la Boillat allait fermer boutique. Les alliages à haute valeur ajoutée seraient fondus à Dornach, dans une fonderie vétuste. Ca n'a jamais fonctionné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Martinou, dans sa générosité, voulut aussi acheter une nouvelle presse pour l'usine de Dornach. Les mauvais esprits lui assuraient que cette presse ne marcherait jamais mais, voyez-vous, si l'on écoute les mauvais esprits, on n'avance pas! Ainsi fut-il. La nouvelle presse, surnommé "le monstre" dans le rapport annuel 2009 et le "mouton à cinq pattes" partout ailleurs, ne fonctionna jamais. Mais ce n'est pas tout! Une erreur comme ça, d'autres peuvent la faire. Mais une comme celle qui suit, seul Martinou peut y arriver, parce que lui, il n'est pas comme nous. Convaincu d'avoir réussi son coup, Martinou fit démanteler les presses de la Boillat avant même que la nouvelle presse soit opérationnelle. Ainsi, on ne pourrait plus faire marche arrière. Et en effet, maintenant que des millions ont été engloutis dans ce projet... Eh bien on ne peut plus faire marche arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Boillat produisait des pointes de stylo. Même si c'était rentable, ce n'était pas assez high tech pour Martin Hellweg, qui voulait produire des tubes pour train d'atterrissage selon un procédé révolutionnaire, à Dornach. Jean-Pierre Tardent porta ce projet à bout de bras durant des années. Apparemment, ses bras cassèrent sous la charge, et jamais un de ces fameux tubes ne fut vendu. Qu'advint-il des pointes de stylo? Après la grève de 2006, les machines destinées à les produire à Reconvilier furent démontées et envoyée chez Busch-Jaeger à Lüdenscheid. Mais si on peut transporter les machines, on ne peut pas envoyer le savoir-faire dans la caisse d'à côté. Là non plus, ça ne fonctionna jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment a-t-on fait pour financer ces tentatives magistrales? Swissmetal possédait une quantité faramineuse d'actifs dormants sous la forme de stocks de métaux. Ces stocks ont été vendus à un moment où les prix des matières première flambaient. Un joli coup spéculatif n'est-ce pas? Eh non. Aujourd'hui, les prix flambent à nouveau. Swissmetal n'a plus de stock important, plus les moyens d'acheter des matières premières, et ce qui reste est mis sous clé par les banques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès 2006, Martinou décida d'une expansion mondiale de Swissmetal. La stratégie visait "l'excellence opérationnelle" (cf. ci-dessus, chapeau bas l'artiste) et "l'expansion asiatique". Il visita donc la Chine avant de jeter son dévolu sur l'Inde. En 2008, Swissmetal ouvrit donc une usine dans ce pays, probablement au fond d'un garage entre deux vélos. Dans le rapport annuel 2009, on apprend que cette usine "n'est plus une priorité". Elle n'a jamais rien produit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur cette pièce montée de bêtise, il y a évidemment une cerise. Une sorte de quintessence de la stupidité, d'idée tellement aberrante qu'on n'y penserait pas, même essayant d'être imaginatif. Ce fut la Calotile, renommée Atmova suite aux ennuis causés par un petit plaisantin (Karl en rit encore). Qu'est-ce donc? Une tuile chauffante. Elle est creuse, de l'eau froide arrive dedans et en ressort chauffée par le soleil. Coup de génie, cette tuile est en... cuivre. Le cuivre, oui, ce métal qui sert à construire à peu près tout ce qui doit conduire de l'électricité et tout un tas d'alliages irremplaçables. Le cuivre, ce métal horriblement cher. Mais enfin, pourquoi bêtement faire des tuiles en argile, cette matière si facile à trouver, plutôt qu'avec du cuivre qu'on ne peut pas se payer? Dans le rapport de 2010, on apprend que la fameuse Atmova a engendré un déficit de 11,7 millions de francs. Pour une tuile, c'était une tuile. Une grosse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Martin Hellweg, qui a donc fait perdre au moins 50 millions de francs à son entreprise au lieu de les lui faire gagner, le revoilà. C'est tellement incroyable que Karl ne parvient pas à s'en révolter. "Consterné", voilà le mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Oui, mais alors?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'heure qu'il est, Swissmetal est presque mort. Hormis le fait que c'est triste pour les ouvrier de Dornach, on s'en fiche. A l'heure qu'il est, la Boillat est presque morte. On s'en fiche bien moins. Les machines ont en bonne partie été déplacées ou détruites, et ce qui reste sera probablement vendu au retour des vacances. En rentrant, les employés auront leur lettre de licenciement chez eux, à n'en pas douter. Le savoir-faire, quand à lui, a disparu depuis un bout de temps. La Boillat, c'est un cadavre que les hyènes s'apprêtent à dévorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il faut repartir pour une nouvelle Boillat, c'est donc presque de zéro. Des projets dorment dans des tiroirs, des rêves traversent les esprits. Pour une nouvelle Boillat, certains seraient même prêts à un peu de bénévolat. Il y aurait un marché pour des produits estampillés "Boillat". Mais qui se lancerait à coups de dizaines de millions? Espérons... Sait-on jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The end?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin de la Boillat, c'est aussi celle de Karl. Ce billet est probablement le dernier, mais il sera correctement suivi, avec la publication des commentaires, etc. En hommage à quelques commentateurs du blog, j'avais envie d'écrire "Pan, Karl est mort!". Mais un personnage inventé peut-il vraiment mourir?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, je vous remercie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-4913349266761300816?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/4913349266761300816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=4913349266761300816' title='69 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/4913349266761300816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/4913349266761300816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2011/07/la-boillat-le-grand-depart-karl-le.html' title='La Boillat, le grand départ (Karl, le retour)'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-2OcA4qQsun8/Thj5BrJ5UyI/AAAAAAAAAEE/J6ObC-bP2ls/s72-c/Edito072011.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>69</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-8538621891887843868</id><published>2009-01-25T22:39:00.004+01:00</published><updated>2009-01-26T03:26:45.679+01:00</updated><title type='text'>3 ans...</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Que de temps!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps passe vite, mais il n'emporte pas les souvenirs. Pas tous du moins, pas ceux qui comptent. Il y a 3 ans a commencé la seconde grève des Boillat et, de mon côté, j'ai commencé mon blog. C'était fou, de voir tout ce monde s'enflammer pour une usine, pour une belle façon de faire son travail, pour la dignité. Les journalistes, les politiciens, la population, les milieux économiques, tout le monde était impliqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant? Que reste-t-il, sinon une usine devenue coquille vide, où quelques personnes travaillent encore, se demandant quand viendra la fin? Une Boillat reléguée à son triste sort, mutilée à mort, que tous les efforts du monde n'auront pas réussi à sauver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste donc les souvenirs, qui reviennent encore et encore. Alors, souvenons-nous!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Il fallait oser&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire la première grève, sans préavis, en réaction au licenciement d'André Villemin, il fallait avoir du courage. Mais pour la seconde, se relancer dans un tel conflit, parce qu'aucune solution n'avait été trouvée, il fallait plus que du courage: il fallait une conviction, celle d'avoir raison, celle de pouvoir vaincre la bêtise par la révolte. C'était donc le 26 janvier 2006 que les machines se sont tues de nouveau. La Boillat plongeait dans l'inconnu parce que cette fois, on ne se contenterait pas d'un protocole en forme de promesse non tenue. La région, et même au-delà, s'était mobilisée pour la première grève et, après quelques mois de sales nouvelles venant de la direction de Swissmetal, elle était prête à recommencer, plus fort. Toutes les forces qu'on pouvait espérer convergeaient vers Reconvilier, pour soutenir les grévistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca n'a pas suffit. On a envie de se demander: qu'avons-nous fait faux? Qu'aurions-nous pu faire de plus? La réponse à ces deux questions est, je crois, "Rien". Les Boillat, et ceux qui les ont soutenus, ont fait tout ce qu'ils pouvaient, et même un peu plus. Rien que sur internet, les heures de travail des quelques personnes qui ont oeuvré se chiffrent en... milliers, comme le nombre des manifestants qui sont venus soutenir cette cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, ce ne fut pas assez. La bêtise, quand elle est aussi profondément implantée dans l'esprit d'un chef d'entreprise, semble décidément incurable. Nous sommes dans un pays libéral et qui, par là, laisse une grande latitude à ceux qui prennent des responsabilités patronales. Ce libéralisme sous-entend un certain fair play: "On ne vous impose pas beaucoup de règles, mais on attend de vous un certain sens des responsabilités", semble dire l'Etat aux patrons. D'un Hellweg, c'est le genre de choses qu'on ne peut pas attendre, pas plus qu'on ne peut en attendre de l'humilité, de l'intelligence ou même un peu de jugeotte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la suite a montré que Martinou, le Maîîître de Swissmetal, n'était pas seul. La naïveté avec laquelle Marcel Ospel, le fier directeur surpayé au -hem- mérite, a enfoncé UBS dans les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;subprime &lt;/span&gt;est l'exemple le plus cinglant. Et aujourd'hui, on apprend que, contre tout bon sens, des banques ont investi à tour de bras dans les fonds Madoff, du nom d'un escroc, que son propre fils à dû dénoncer à la justice. Toutefois, il reste une différence entre ces gens et Martin Hellweg. Ospel comme Madoff se sont montrés capables de construire des choses et d'avoir des idées, même si, finalement, trop gorgés d'orgueil, ils ont perdu la réalité de vue, pour ne pas dire qu'ils ont carrément déjanté. L'histoire de Martin Hellweg, par contre, est intégralement celle d'une sangsue dont la seule compétence est de se vendre elle-même. Tout ce qu'il a fait, c'est de couler des entreprises, puis d'affirmer qu'il les avait en réalité sauvées de pire encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Martinou a voyagé longtemps avant de tomber sur un os. Et cet os, ce fut les Boillat. Eux connaissaient assez leur usine pour savoir ce qui était bon pour elle, et pour savoir que Martin Hellweg et la clique qui l'y entourait étaient néfastes. Le silence suivait toujours les lamentables destructions opérées par Hellweg, mais la Boillat a fait du bruit. Puisse ce bruit être entendu par d'éventuels mandataires d'Ally management, l'entreprise de restructuration dont émane le CEO de Swissmetal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Boillat avaient raison et, maintenant que la crise économique frappe, ça crève les yeux. Swissmetal perd de l'argent et annonce que tout va bien pour masquer la chute du cours de son action. Actuellement, une action de Swissmetal vaut 7 francs 80, soit moins que sa valeur d'émission: la chute, énorme, n'est pas seulement due à la crise. Sachant que Swissmetal a émis en tout 6'624'106 actions, le groupe entier vaut, pour ses actionnaires, un peu moins de 52 millions de francs. Souvenons-nous maintenant d'un chiffre qui avait circulé: des acheteurs étaient prêts à payer 60 millions de francs pour la Boillat seule! Quels sont les inconscients qui pouvaient refuser une telle offre, puis ensuite détruire tout l'efficacité de Swissmetal? Martinou et son fidèle Fridou!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet argent, qu'ils n'ont pas voulu, ne les a pas empêchés de détruire la Boillat qu'ils disaient si précieuse. La bêtise a culminé avec la destruction des deux presses. L'être humain moyen, bête comme il est, imagine que lorsqu'on met en route une machine aussi complexe que la nouvelle presse de Dornach, on prend la précaution de conserver les vieilles presse au cas où. La direction de Swissmetal avait tellement tout planifié que, pour elle, ces précautions ne servaient à rien: leur génie ne pouvait pas faillir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Faillite intellectuelle chez Martinou et ses sbires&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, Martinou, dans son infinie humilité, concéda tout de même quelques soucis, commençant &lt;a href="http://www.swissmetal.com/fileadmin/user_upload/downloads/sm_Q3_2008_fr_colored.pdf"&gt;son rapport&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.swissmetal.com/fileadmin/user_upload/downloads/sm_Q3_2008_fr_colored.pdf"&gt; de novembre 2008&lt;/a&gt; ainsi :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Les problèmes que nous rencontrons depuis le début de l'année pour démarrer notre nouvelle presse à extrusion paraissent bien insignifiants face à l'actuelle crise financière mondiale".&lt;/blockquote&gt;La manière de minimiser est tellement grosse que c'est presque un gag. Du Martinou tout craché, lui qui explique toujours aux gens qui le contestent: "Vu depuis la lune, le problème que vous avez est insignifiant". Vu depuis la lune, en fait, la seule chose qui soit signifiante pour Martinou, c'est son égo. Et cette presse insignifiante, qui est tout de même l'élément central de la chaîne de production de Swissmetal, ne marche pas. Et les machines qui pourraient assurer la production en attendant qu'elle fonctionne (si c'est possible...), la direction de Swissmetal a décidé de les détruire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contre ça, Les Boillat et ceux qui les soutiennent ont tout fait, et même un peu plus. Mais face à un tel monument de stupidité, quelle solution pouvait-il y avoir? Toutefois, nous avions raison, et le temps qui passe nous le montre chaque jour. Swissmetal, entreprise sinistre, est devenue entreprise sinistrée. Au point même que, à la direction de Swissmetal, on s'en rend compte... C'est dire! Yvonne Simonis, qui garantissait par sa signature des bilans et des analyses qui sentent bien mauvais, a quitté le navire. Apparemment, elle n'aimait pas assez vivre dans le risque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le début de l'année, Swissmetal publie bonne nouvelle sur bonne nouvelle. La Stratéchie n'a pas changé: plus ça va mal, plus Swissmetal annonce les merveilles à venir. Donc, ça va très mal. Le 9 janvier, nous découvrions que la Calotile, devenue Solartile suite à quelques soucis d'image, est finalement nommée l'&lt;a href="http://www.atmova.ch/francais.html"&gt;ATMOVA&lt;/a&gt;. Un véritable cours de poésie! Il y a bien sûr plein de projets concrets et, comme on sait, le citoyen adore dépenser plus d'argent pour l'écologie quand c'est la crise. Bref, ça va marcher du tonnerre (tiens, surtout en cas d'orage si ça conduit l'électricité!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le serpent de mer des tubes pour trains d'atterrissage a refait surface le 16 janvier. Grande nouvelle, après des années de processus de certification, Messier-Dowty, leader dans le domaine, a accepté les produit en CN8. Un jour, peut-être, une commande suivra-t-elle... Et là, il faudra voir si Swissmetal peut encore produire le CN8. Ce n'est pas important, puisque, selon le communiqué, "D’autres finalisations de processus de qualifications sont attendues pour les prochains mois". Pour quels produits? Pour quels clients? Quand? Normalement, si un communiqué ne répond pas à ce genre de questions, c'est que les réponses n'existent pas, que c'est du vent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et enfin, le 23 janvier, nous apprenions que le "marché de la demande" est "hétéroclite"... Ca pourrait vouloir dire que Swissmetal a encore plusieurs clients différents! Ca pourrait aussi vouloir dire que le flux de commande est assez... fluctuant! Là encore, Karl reste admiratif devant ces élans de poésie swissmétalienne. Le mieux est l'ennemi du bien, sauf en la matière, raison pour laquelle voici une seconde portion:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Le marché de la demande a très bien commencé depuis le début de l’année pour Swissmetal mais il reste très instable. Au niveau des différents segments du marché il affiche des résultats hétérogènes. Concernant les trois derniers mois, nous remarquons une situation fortement à la baisse. D’un point de vue actuel, les sites de production de Swissmetal n’ont pas besoin de procéder à des licenciements. Swissmetal adapte les besoins en capacité en procédant à des mesures de chômage partiel déjà initiées ponctuellement sur les sites de Lüdenscheid et Reconvilier. Dans les services centraux, à savoir hors production, sur les 134 postes à temps plein, environ 35 seront supprimés afin de préserver l’entreprise des conséquences d’une éventuelle poursuite ou d’un durcissement de la crise économique".&lt;/blockquote&gt;Ca tourne autour du pot, on le sent, mais que c'est beau! "Le marché de la demande" qui "affiche des résultats hétérogènes". La langue est poussée dans ses dernières limites, ici. Surtout quand on apprend que "d'un point de vue actuel", il n'y a pas besoin de licencier mais que, par souci de prévoyance, Swissmetal va licencier 35 personnes quand même, hors production (donc plutôt des petits chefs à Dornach). Le seul à profiter de l'allègement hiérarchique, ce sera Jean-Pierre Tardent, qui a su se faufiler une nouvelle fois pour décrocher le poste de directeur "Recherche &amp;amp; Développement, Marketing Technique et Gestion Qualité", rien que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mais encore?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut tourner le problème comme on veut, mais Swissmetal, et la Boillat avec, est bientôt au bout du chemin. Pour Swissmetal, ce sera avec joie. La peine de voir leur incompétence leur exploser à la face n'est rien comparé à ce que Martinou, et Fridou et leur seconds mériteraient, mais au moins ils sauront que dans cette histoire, les idiots n'étaient pas ceux qu'ils croyaient. Karl espère que, dans l'actionnariat, quelqu'un aura envie de se rembourser en les attaquant en justice. Pour la Boillat, ce sera avec tristesse. Les produits Boillat n'ont pas été remplacés, et il y aurait toujours une place pour une fonderie qui produit de la vraie qualité. Mais comment une fonderie sans presse pourrait-elle y arriver?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie réserve parfois des surprises et l'une d'entre elles, une extraordinaire, fête ses 3 ans aujourd'hui. Bonne fête à vous, les grévistes!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-8538621891887843868?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/8538621891887843868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=8538621891887843868' title='97 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/8538621891887843868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/8538621891887843868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2009/01/3-ans.html' title='3 ans...'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>97</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-1333801083848093977</id><published>2008-11-16T21:14:00.008+01:00</published><updated>2008-11-16T22:06:14.219+01:00</updated><title type='text'>"Oui Karl, il serait temps...</title><content type='html'>... Que tu reprennes du service..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était une remarque, dans un commentaire anonyme, voilà quelques jours. Et il faut bien avouer que l'auteur a raison depuis des mois! Mais, comme il se passait bien peu de choses du côté de Swissmetal, Karl sommeillait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/SSCJTFYJyiI/AAAAAAAAACU/zp7rb1DuxW4/s1600-h/Presse.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 176px; height: 207px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/SSCJTFYJyiI/AAAAAAAAACU/zp7rb1DuxW4/s400/Presse.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269362524977482274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1955, l'époque où l'on faisait &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;un livre pour fêter la Boillat&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, les choses s'accélèrent à nouveau et, comme dans une longue maladie, Swissmetal semble prise d'une poussée de fièvre, probablement mortelle. Mais de quelle maladie parle-t-on? De la bêtise. Non, plutôt de la Bêtise avec un grand B. Cette bêtise qui rend la direction de Swissmetal insurpassable dans au moins un domaine. Ce produit invendable, dont Swissmetal est devenu l'un des leader en l'espace de quelques années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, nous fêtons les 4 ans de la première grève de la Boillat. Le 16.11.2004, suite au licenciement du directeur André Willemin, démarrait une grève spontanée. Une étincelle venait de faire exploser un tonneau de poudre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, c'est donc l'anniversaire de la plus belle leçon de courage qu'on puisse rêver!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/SSCJ3T0rOgI/AAAAAAAAACc/uk1XScR0pqk/s1600-h/livreboillat.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 170px; height: 257px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/SSCJ3T0rOgI/AAAAAAAAACc/uk1XScR0pqk/s400/livreboillat.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269363147330501122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2004, on publie un livre pour &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;raconter la grève de la Boillat: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;autres temps, autre direction.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-1333801083848093977?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/1333801083848093977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=1333801083848093977' title='22 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/1333801083848093977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/1333801083848093977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2008/11/oui-karl-il-serait-temps.html' title='&quot;Oui Karl, il serait temps...'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/SSCJTFYJyiI/AAAAAAAAACU/zp7rb1DuxW4/s72-c/Presse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>22</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-6754491077781111267</id><published>2008-04-03T16:25:00.020+02:00</published><updated>2008-04-10T21:00:19.193+02:00</updated><title type='text'>C'est long...</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-size:85%;" &gt;Contrairement à la grève de Bellinzone, cet "édito" joue les prolongations. Mieux vaut cela que l'inverse :)&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:85%;color:red;"  &gt; Les modifications se trouvent à la fin. Merci!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d'expliquer le pourquoi de ce titre, Karl doit faire une petite parenthèse dont il s'excuse. Il la place au début à contre-coeur, pour que ceux qui passeraient sur ce blog pour la première fois ne la ratent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Démenti&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, il faut bien peu connaître les lieux pour propager la rumeur selon laquelle Fred Charpié, qui se porte candidat à la présidence du Parti socialiste du Jura bernois, serait Karl. Cette rumeur est fausse et je la démens ici, comme je l'ai démentie dans les pages du &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=135,492,0,0,1,0&amp;amp;hashID=a4d7354302ca2484dbd93d6c9aea0160"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai créé le personnage de Karl pour la Boillat et seulement pour elle. Dès le départ, j'ai assuré à chacun que la notoriété de Karl ne serait jamais employée autrement que pour soutenir le juste combat des Boillat et pour faire vivre son héritage. Ainsi, il n'a jamais été question de devenir membre d'aucun parti politique, quelles que soient les idées qu'il défend et le respect qu'il mérite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, les intéressés sont priés de prendre note du fait que Karl est à jamais un personnage collectif, issu de mains anonymes. Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;C'est long...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand une des Femmes en colère, en entrant à l'usine CFF Cargo de Bellinzone, a demandé au gréviste qui gardait l'entrée si ça allait, il a répondu "C'est long...". Comme quoi, une grève peut être résumée en deux mots. Les travailleurs attendent, ne savent pas de quoi sera fait leur avenir et espèrent une simple chose: travailler de  nouveau. Ils attendent que là-haut, du côté de la direction, on veuille bien se décider.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/R_TvS4o8xeI/AAAAAAAAAA8/_HaonvoFiyk/s1600-h/Roues.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/R_TvS4o8xeI/AAAAAAAAAA8/_HaonvoFiyk/s400/Roues.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5185032178731107810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est parce que la grève de Reconvilier et celle de Bellinzone ont bien des points communs que les Femmes en colère ont magnifiquement organisé une &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=45,489,0,0,1,0"&gt;soupe aux pois&lt;/a&gt;. Environ 1500 francs y ont été encaissés (merci à ceux qui sont venus!) et l'idée a germé d'apporter directement cette collecte, le dimanche, aux grévistes de Bellinzone. A Bellinzone, tout a donc commencé par un "C'est long...", qui marquait le début d'un accueil extraordinaire. Pour tout en dire, il suffit de savoir que la somme a été remise devant les 8'000 manifestants, à la demande des grévistes, qui ont en haute estime ce qu'on fait les Boillat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/R_T0Woo8xfI/AAAAAAAAABE/79cSs7Ga_wU/s1600-h/Remise.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/R_T0Woo8xfI/AAAAAAAAABE/79cSs7Ga_wU/s400/Remise.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5185037740713756146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mais que se passe-t-il, alors, à Bellinzone? Une grève dont les grévistes disent qu'ils n'auraient peut-être pas osé la mener si, à la Boillat, on n'avait pas osé. Une grève parce qu'ils font face à une direction qui les a traités comme des moins que rien. Jusqu'à dernièrement, les CFF investissaient à Bellinzone des dizaines de millions. Les 8 millions qu'ont coûtés la dernière machine n'ont pas été utiles: elle n'était pas encore en service que la direction annonçait la fermeture de l'usine. L'usine -l&lt;span style="font-style: italic;"&gt;es &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;officine&lt;/span&gt;&lt;span&gt;, ou ateliers&lt;/span&gt;-, d'ailleurs, est en très bon état: les bâtiments sont souvent neufs, ou rénovés récemment, les ateliers sont entretenus avec soin: tout laissait imaginer que CFF Cargo Bellinzone avait un avenir superbe devant elle! Un peu comme la Boillat, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà, un changement de directeur, une nouvelle stratéchie de la table rase, et Bellinzone, du jour au lendemain, d'après des chiffres introuvables, était un poids mort. Rien que pour le mépris contenu dans un tel changement de cap, une grève se justifie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/R_YZvIo8xlI/AAAAAAAAAB0/LatmQOaEsXw/s1600-h/Pantalons3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/R_YZvIo8xlI/AAAAAAAAAB0/LatmQOaEsXw/s400/Pantalons3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5185360318527489618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On peut bien envisager que si tout avait été centralisé à Bâle, ou ailleurs, dès le départ, CFF Cargo se porterait mieux. Mais là, maintenant qu'il faut démanteler et déplacer, quel coût pour le savoir-faire perdu? Quel coût pour le transport et le redémarrage des machines? Personne ne sait, mis à part une certaine direction. Comme le remarque Ron Hochuli dans &lt;a href="http://letemps.ch/template/suisse.asp?page=5&amp;amp;article=229072"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://letemps.ch/template/suisse.asp?page=5&amp;amp;article=229072"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Temps&lt;/span&gt; du 3 avril&lt;/a&gt;:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Au-delà des mesures d'assainissement si controversées, la stratégie pour ramener CFF Cargo sur les bons rails paraît encore très nébuleuse. Les responsables n'ont toujours pas dévoilé de chiffres détaillés sur les différents pans d'activités. Pour l'heure, ils n'ont divulgué que des idées très sommaires".&lt;/blockquote&gt;Bel euphémisme! Au fond, une direction, qui n'a jamais visité le site de Bellinzone, décrète qu'il faut repartir de zéro, comme si ce nouveau départ allait apporter des miracles et être gratuit. Une proposition, pour calmer les grévistes, vient alors à point nommé: 60 emplois seront conservés à Bellinzone. 60 emplois, sur plus de 400, dont 70 (!) apprentis. Que fera-t-on, avec 60 employés? De la peinture? De la menuiserie? Un peu de mécanique? Amènera-t-on les locomotives pour les démonter, en réparer la partie électrique, puis les remonter et aller les démonter de nouveau à quelques centaines de kilomètres? Comme la Boillat, les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;officine &lt;/span&gt;sont un tout, et supprimer des parties de ce tout rend l'ensemble inefficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/R_UCRoo8xgI/AAAAAAAAABM/qTUFJE5LuhI/s1600-h/Locos.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/R_UCRoo8xgI/AAAAAAAAABM/qTUFJE5LuhI/s400/Locos.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5185053047977199106" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Aussi loin que Karl puisse voir, ce qui se passe au Tessin est approximativement aussi aberrant que ce qui s'est passé à Reconvilier. De ce fait, Karl souhaite de tout coeur que les grévistes de Bellinzone remportent leur combat et invite chacun à témoigner sa solidarité. Le geste le plus simple consiste à signer l'appel en  ligne &lt;a href="http://www.officine.unia.ch/L-appel-de-solidarite.2849.0.html"&gt;à ce lien&lt;/a&gt; ou à l'imprimer &lt;a href="http://www.officine.unia.ch/fileadmin/user_upload/Regionen/ticino/immagini/Inserzioni/080306_solidarite_ateliers_Bellinzone.pdf"&gt;via ce lien&lt;/a&gt;, puis à l'envoyer aux grévistes. Oui, c'est sur le site d'Unia, mais soyez sûrs que le comité directeur du syndicat n'est pas plus en odeur de sainteté au Tessin que dans le Jura bernois! Quelqu'un, Michela, a aussi créé un blog sur cette grève, que voici: &lt;a href="http://www.rivoltatraledita.splinder.com/"&gt;www.rivoltatraledita.splinder.com&lt;/a&gt;. Pour l'ambiance, il faut allumer ses haut-parleur!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pourquoi?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi Karl, au-delà d'une solidarité de coeur et de points communs, parlerait-il de cette grève tessinoise? Une expression revient souvent, celle de "région périphérique". Le Jura bernois, comme on a pu le constater de toutes les manières, a un poids politique proche de zéro (il suffit de songer à la N16). Il en va de même pour le Tessin. Même, le sentiment d'être abandonné par l'Etat y est encore bien plus fort, pour différentes raisons. Ce qui fait la force d'un Etat, ce n'est pas seulement l'efficacité économique, mais le fait que les citoyens y croient, qu'ils se sentent protégés et valorisés. Au moment de fermer l&lt;span style="font-style: italic;"&gt;es &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;officine&lt;/span&gt;, il serait bon d'y repenser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais surtout, il semble que du côté des dirigeants, on se moque de plus en plus de la paix du travail. La paix du travail, ce n'est pas que les CCT. C'est un combat, entre syndicats et patronat, qui se déroule avec un minimum de respect. La paix du travail sous-entend, je crois, que le travail de chacun est reconnu comme une valeur en soi, par chacun. Or, avec un Hellweg comme avec un Meyer, la paix du travail n'est ni plus ni moins qu'un outil d'interdiction des grèves. Quant aux CCT, ce sont de longs papiers, difficiles à lire, et tellement ennuyeux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse des travailleurs à ce mépris est la grève. Faudra-t-il encore beaucoup de grèves pour restaurer un partenariat social viable? Ou cette fois-ci nos autorités, propriétaires des CFF, vont-elles faire prévaloir le bien-être des citoyens sur les délires stratéchiques de quelques excités?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;"Giù le mani dalle officine!"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;"Bas les pattes des ateliers!"&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/R_UDH4o8xhI/AAAAAAAAABU/ghlidkZ7kao/s1600-h/Banderolle.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/R_UDH4o8xhI/AAAAAAAAABU/ghlidkZ7kao/s400/Banderolle.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5185053979985102354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et la Boillat?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de reparler de la Boillat, Karl doit encore travailler un peu ses informations. Il faut dire, aussi, que Martinou sait se couvrir de ridicule sans qu'on l'aide! Rachat d'une entreprise en faillite, pseudo-nouveautés, tout y passe! Et, c'est un fait, la Boillat aussi y passe...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Retour à Bellinzone (10.04.2008)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Les Boillat avaient obtenu une médiation, on s'en souvient. Jose&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;ph Deiss, qui voulait juste laisser cette affaire loin de son bureau, n'avait pas trouvé mieux. Et Rolf Bloch, dont &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=45,491,0,0,1,0&amp;amp;hashID=8b56fe4c4414ea14986e351c8da280f6"&gt;la récente interview&lt;/a&gt; -Karl se demande toujours si ce n'est pas un poisson d'avril- laisse croire que ce fut un succès, avait logiquement échoué. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Faire en sorte que les agneaux et le boucher fassent ami-ami autour d'une machine à saucisses, ça ne marche pas. &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les membres de la délégation Boillat l'avaient souvent répété: à la médiation, on qualifiait les informations de la partie adverse de fausses, et les choses en restaient là. Personne ne pouvait définir le vrai, puisque ce n'est pas là la tâche du médiateur, et l'expert, Jürg Müller, n'a jamais pu imposer une délimitation entre les fabulations de Martin Hellweg et les résultats de son travail.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;A Bellinzone, les travailleurs ont donc obtenu autre chose: un arbitrage. Nicolas Wuillemin, et les Boillat avec lui, l'avait souvent demandé à Rolf Bloch, sans succès. La solution résidait dans l'arbitrage. Les conditions politiques n'étaient pas les mêmes, et il valait mieux pour les autorités laisser le conflit s'engluer dans une médiation plutôt que de désavouer Martin Hellweg et Swissmem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un arbitrage, c'est la possibilité de distinguer entre le vrai et le faux, et de faire prévaloir le vrai. Si la direction de CFF Cargo s'est trompée, quelqu'un le lui dira, et les plan seront revus en fonction de cette erreur. Si les travailleurs doivent revoir leur copie et acce&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;pter certains sacrifices, cela leur sera expliqué et démontré. Ce n'est pas grand chose, pourrait-on croire... Mais il semble que par les temps qui courent, donner tort à un&lt;span style="font-style: italic;"&gt; top manager &lt;/span&gt;est plus grave que de licencier sur un coup de tête des centaines de personnes. Bien sûr, il ne faut pas espérer une parfaite impartialité, mais justice, au moins un peu, il y aura. Enfin!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Bellinzone, on peut donc fêter la victoire, car c'est bien une grande et belle victoire. A mon avis, sans trahir l'esprit des grévistes des deux régions, on peut considérer que les Boillat peuvent dire qu'ils y ont pris part. Peut-être n'ont-ils pas sauvé leur usine, mais ils ouvert un chemin, et à quel prix! Cette victoire, comme nous aurions voulu la fêter aussi à la Boillat, et combien l'aurions-nous méritée... C'est dur à dire, mais les choses sont ainsi faites que la joie de nos amis tessinois ne cicatrise pas les plaies ouvertes à Reconvilier. Pourtant, il ne faut pas en rester là: la grève de Bellinzone a montré que ce qu'on fait les Boillat n'a pas été vain, et que d'une étincelle est née la flamme d'une juste révolte. Et parfois, les révoltés l'emportent!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, ne manquez pas la fête de ce samedi, aux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;officine &lt;/span&gt;de Bellinzone. Assurément, comme l'a dit Michela dans les commentaires, nous y sommes les bienvenus. Il est temps, pour ceux qui se battent avec tant de courage pour leur outil de travail, de fêter un peu!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Karl souhaite une longue vie aux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;officine &lt;/span&gt;et une longue vie à leurs travailleurs! Puissent-ils réparer encore des milliers de locomotives. En les regardant rouler, je penserai à eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/R_5MEm0lpRI/AAAAAAAAAB8/QRyqa8YO4So/s1600-h/FinGreve.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/R_5MEm0lpRI/AAAAAAAAAB8/QRyqa8YO4So/s400/FinGreve.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5187667462801696018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Photo par Michi B., Officine CFF, Bellinzone, 5 avril 2008.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-6754491077781111267?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/6754491077781111267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=6754491077781111267' title='64 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/6754491077781111267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/6754491077781111267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2008/04/cest-long.html' title='C&apos;est long...'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/R_TvS4o8xeI/AAAAAAAAAA8/_HaonvoFiyk/s72-c/Roues.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>64</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-5513669852463012834</id><published>2008-03-28T11:29:00.002+01:00</published><updated>2008-03-28T11:41:37.352+01:00</updated><title type='text'>L'heure tourne</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: georgia;font-size:100%;" &gt;Karl ne travaille pas assez, il le sait, et sinon on le lui fait savoir. Sur ce coup, il a même un train de retard, puisqu'il n'a nullement commenté la grève de CFF-Cargo, qui aurait pourtant mérité un petit détour. Quand à la vie de ce qui fut la Boillat et d'une entreprise à l'agonie nommée Swissmetal, il y a long à dire. Et Karl le dira!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le moment, toutefois, il cède la parole aux Femmes en colère, qu'il rejoint dans leurs propos:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Il y a à Reconvilier une tradition...  Les sociétés locales, pour remplir leur cagnotte, vendent de la soupe aux pois. Les habitants arrivent avec leur boîte en plastique et repartent déguster leur soupe à leur domicile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que le soutien populaire pour les grévistes de la Boillat fût magnifique. Parce qu’un peu partout dans notre pays des élans de solidarité s’étaient manifestés. Parce que nous connaissons toute l’angoisse et les difficultés que l’on rencontre en période de grève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Femmes en Colère organisent la vente d'une soupe au pois ce s&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;amedi 29 mars dès 11h30 à côté du magasin de fleurs&lt;/span&gt;. Et cela au profit des grévistes de CFF-Cargo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors à vos boîtes en plastique pour soutenir les grévistes de Bellinzone! Possibilité aussi de se restaurer sur place !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la solidarité, merci de diffuser largement ce message à vos contacts.&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-5513669852463012834?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/5513669852463012834/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=5513669852463012834' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/5513669852463012834'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/5513669852463012834'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2008/03/lheure-tourne.html' title='L&apos;heure tourne'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-4799130144221217693</id><published>2008-01-26T00:58:00.000+01:00</published><updated>2008-01-26T02:07:45.025+01:00</updated><title type='text'>2 ans déjà...</title><content type='html'>Il y a 2 ans, la Boillat se mettait en grève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, il s'en est passé, des choses, sur notre Terre. Des choses à vous faire désespérer de tout, surtout de l'homme. Un climat qui se réchauffe. Untel qui décide qu'envahir un pays serait une grande idée. Un autre qui place des bombes par-ci par-là. Quelques crimes horribles. Un monde de la finance qui croit que la planète est un grand casino. Tout près de nous, des conflits entre patrons et syndicats dans lesquels la volonté de briser toute résistance l'emporte sur l'idée de partenariat social. De grands procès à vous faire douter de la justice, si même ils ont lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, ce n'est pas depuis hier que l'on doute de la justice, comme en témoigne un vieux fragment de papyrus qui, en 2500 ans, n'a pas pris une ride:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Or, à vrai dire, si, à ceux qui adoptent ces attitudes héroïques, la loi apportait quelque secours, et si, à ceux qui ne les adoptent pas mais s'y opposent, elle infligeait une sanction, l'obéissance aux lois ne serait pas sans intérêt; mais en réalité, il est manifeste que le droit n'est pas capable de venir en aide à ceux qui font ces sacrifices."&lt;/blockquote&gt;Même si ce passage est un peu cité hors contexte, Antiphon, l'auteur, a su trouver les mots: comment ne pas penser aux Boillat quand on le lit? Toutefois, on peut bien dire tout ce qu'on veut sur le manque de justice et tous les maux du monde, il est des choses humaines qui, par leur force, dépassent tout cela. A croire que si l'homme n'était pas capable du pire, il ne nous donnerait pas le meilleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grève des Boillat représente peut-être ce que les gens peuvent donner de meilleur. Comme quoi, on se passerait certainement bien du meilleur pour aller aux champignons, profiter du soleil et boire un coup avec les amis. Mais voilà, la bassesse ayant empoisonné Swissmetal, il fallait de la grandeur pour y remédier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grandeur, ça ne nourrit pas. Mais, c'est un peu comme le soleil: ça accompagne toute la vie. Quelle que soit la situation, j'ai toujours, quelque part, un peu de soleil avec moi, celui des Boillat. Et j'espère que vous aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a 2 ans, la Boillat se mettait en grève. On s'en souvient comme si c'était hier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-4799130144221217693?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/4799130144221217693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=4799130144221217693' title='41 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/4799130144221217693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/4799130144221217693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2008/01/2-ans-dj.html' title='2 ans déjà...'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>41</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-8006596791313547262</id><published>2007-10-02T22:14:00.000+02:00</published><updated>2007-10-05T02:10:41.262+02:00</updated><title type='text'>La Boillat, toujours là!</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;color:#ff0000;"&gt;Version &lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt;: &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#ff0000;"&gt;-les ajouts sont indiqués en rouge dans les sous-titres &lt;strong&gt;&lt;em&gt;et&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; dans le texte. Merci!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#ff0000;"&gt;-Swissmetal reparle déjà des Calotiles! Autant de bêtise, c'est très fort. Rendez-Vous en fin d'"édito"!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl se fait vieux, que voulez-vous... Il vous avait promis de compléter l'"édito" précédent, puis finalement... non. Alors, à force de nouvelles qui s'accumulent, il en fait un nouveau. Il ne faut pas lui en vouloir, c'est l'âge, car il semble que le voilà qui s'approche tranquillement de la retraite. Ah, la quille! En effet, si Karl a été créé pour soutenir les Boillat dans leur lutte contre la direction de Swissmetal, il faut bien convenir que Swissmetal risque bientôt d'être de l'histoire ancienne. Mais, promis, même retraité, Karl restera là pour la suite car, que la Boillat ait un avenir, il y croit toujours. "L'espoir, c'est ce qui meurt en dernier", disait un jour Renzo Ambrosetti avec dépit. Karl a envie de lui répondre: "L'espoir ne meurt jamais".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Martinou cherche un petit job&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ons e souvient de &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=126,431,0,0,1,0"&gt;cet article de &lt;em&gt;Cash&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, journal gratuit publié en Suisse alémanique (&lt;a href="http://ringier.simplex.tv/xbend/simplex/8/3741/index.html"&gt;interview vidéo ici&lt;/a&gt;, merci JB!). Martinou y exprime, d'une manière qui reflète la profondeur de ses études de marché, que "l'Inde a le vent en poupe" [&lt;em&gt;Indien hat&lt;/em&gt; &lt;em&gt;die Nase vorn&lt;/em&gt;]. Donc, pour cette raison très fondamentale, il faut investir en Inde. Comme personne n'a voulu perdre son entreprise dans les bras de Swissmetal, Martin Hellweg assure même qu'il va y fonder une entreprise. SanA a déjà proposé le nom de baptême de cette usine, et ce sera "l'Arlésienne". En attendant que la nouvelle presse de Dornach fonctionne, j'attends donc avec impatience les images du premier coup de pioche. Car, pour piocher, ça pioche, chez Swissmetal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant 5 ans, Martinou ne pense d'ailleurs pas que Swissmetal sera à nouveau durablement sur les rails. Autrement dit, il prévoit de restructurer encore 5 ans, ce qui nous fera environ 10 ans de restructuration au total. Pour un spécialiste du domaine, Martinou se hâte lentement. Très. Malgré cela, il regarde déjà plus loin que cette échéance car, comme tous les grands hommes de ce monde, sa vue porte loin. Très. Ainsi, il pense déjà à l'après Swissmetal, et avoue que, malgré son énergie et sa passion à semer la destruction, il sera un peu fatigué, et aimerait prendre une année sabbatique. Malgré cela, il laisse entendre qu'il aura plaisir à relever de nouveaux défis et, même s'il admire beaucoup des gens comme ceux qui dirigent Nestlé, lui-même se sent plutôt fait pour gérer des situations de crise. En langage décodé, des situations où l'employeur panique et n'est pas trop regardant à la marchandise. Toujours en langage décodé, malgré &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?ea35498b61409a0e537de9eec58d7778"&gt;les dénégations de Swissmetal&lt;/a&gt;, Martinou laisse entendre que des propositions d'embauche ne partiraient pas directement dans sa corbeille. Donc, si vous cherchez quelqu'un pour vider votre fosse septique, n'hésitez pas!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, &lt;em&gt;Cash&lt;/em&gt; n'a pas répondu à mon email à ce propos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La SWX n'est pas contente&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas jusque là, Martin Hellweg a largement accumulé de quoi rembourrer son oreiller. Tout un tas de billets de banque qu'apparemment, il ne juge pas bon de rendre publique. Distrait comme il est, il a dû oublier qu'il faisait partie du conseil d'administration de Swissmetal et que, par conséquent, sa rémunération devait être publiée. La SWX, néanmoins, dans &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?507cfb75d54a3cfbe6d54b39e93c9eb3"&gt;son communiqué&lt;/a&gt;, n'indique pas s'il s'agit bien de Martinou. Mais Swissmetal se fait tout de même taper sur les doigts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Licenciements&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A côté de ça, Swissmetal licencie. Comme annoncé dans &lt;a href="http://www.swissmetal.ch/index.php?id=88&amp;amp;L=2&amp;amp;tx_ttnews[tt_news]=431&amp;amp;tx_ttnews[backPid]=1&amp;amp;cHash=9a56c757b4"&gt;ce communiqué&lt;/a&gt;, les licenciements porteront cette fois sur 146 emplois à plein temps d'ici la fin de l'année. Et l'aberration que représentent de tels licenciements est assez insondable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons en arrière: en août, il fallait produire, à la Boillat, 40 tonnes par jour (au lieu de 60 tonnes, dont un grosse part de petits diamètres, quand la Boillat était une usine viable, avec un tiers de personnel en plus environ). Cette quantité de 40 tonnes nécessitait deux choses. Premièrement, comme il reste peu de monde à la Boillat, la production fut essentiellement axée sur de gros diamètres (pour la Boillat), soit les diamètres sur lesquels le moins d'opérations sont requises et, par conséquent, sur lesquels la valeur ajoutée est la plus faible. Secondement, il fallait mettre un maximum de monde sur des machines et donc, par exemple, déplacer des gens de la maintenance à la production. Encore un peu, et ils mettaient le personnel de la vente, où plutôt ce qui en reste, sur des machines. C'est là, typiquement, la méthode Busch-Jaeger, où seule la quantité compte, et où peu importent les bénéfices... En septembre, néanmoins, ce tonnage a été diminué légèrement, pour pouvoir, probablement, produire aussi de plus faibles diamètres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà que Swissmetal annonce qu'en gros, plus de 70 emplois seront biffés à Reconvilier (et le reste à Dornach, dans une logique complètement absurde de 50/50). Comme chacun peut se le figurer, pour qu'une fonderie soit rentable, il faut un certain taux d'utilisation des installations. Car, ces installations, il faut les alimenter, les entretenir, les réparer, etc. Or, déjà maintenant, ce taux, la Boillat a de fortes chances d'être en-dessous. Qui plus est, si l'objectif reste à peu près constant, comment continuer à l'atteindre avec un tiers de personnel en moins?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait dire que la nouvelle presse de Dornach cause la fermeture de celles de Reconvilier et que, par conséquent, il y a du monde en trop. Mais ça ne fera jamais 70 personnes à licencier à Reconvilier. Aussi, il faut trouver une autre explication. Celle qui semble tomber sous le sens, c'est que Swissmetal cherche à économiser sur les salaires. Mais, une telle économie, dans le cas présent, nuit clairement à la rentabilité de l'entreprise. Autrement dit, l'économie réalisée avec ces licenciements risque de se transformer en coûts supplémentaires dès le mois suivant. Vu les délais de consultation annoncés par Swissmetal dans le communiqué, lesdits licenciements devraient avoir lieu fin novembre. D'ici là, ce sera le petit jeu des sadiques de service, qui terroriseront les Boillat pour les faire produire plus. Et dès décembre, donc, les économies sur la masse salariale se transformeront en frais d'échelle supplémentaires et en baisses de production.&lt;br /&gt;Comment expliquer un tel enchaînement? Karl se hasarde ici à une explication très hypothétique... Il semble que c'est la banque qui paie les pots cassés qui a exigé le nantissement du métal en cours de transformation (soit plusieurs millions de francs de garantie, à mettre en rapport avec les dizaines de millions de francs de dettes du groupe). De telles mesures, de la part d'une banque, sont peu courantes. Se pourrait-il que cette même banque exige maintenant des licenciements, pour éviter que sa ligne de crédit serve à payer des salaires? Si c'est le cas, Swissmetal ne devrait pas passer l'hiver. Mais, répétons-le, c'est là une pure hypothèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, quand Swissmetal annonce la fermeture de la fonderie de la Boillat, et le démantèlement des presses, ceci pour la je-ne-sais-même-plus-combien-tième-fois, c'est dur à croire. Et, justement, à cause du fait qu eSwissmetal ne peut pas dépenser d'argent pour ça. Le bruit court que la presse Loewy devrait être démontée et expédiée en Chine (l'Inde, la Chine, toujours elles) avant la fin de l'année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste devant la Loewy, à l'usine 1, il y a une plaque métallique. Sur elle sont inscrite les données techniques principales de la machine: sa poussée, son volume, son poids, etc. Karl a oublié les chiffres, mais c'est un gros volume, et un gros poids. Démonter cette presse, ce sera très cher. Pas sûr qu'une banque ait envie de dépenser de l'argent pour assouvir les désirs d'apocalypse de Martinou et Volklore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce tableau ubuesque est le même que les prévisions pour les usines 1 et 2 de la Boillat. D'abord, c'était la 1 et la 2 qu'on devait conserver. Après, le train entre les 2 usines, ça coûtait trop cher, et il fallait faire les transports en camion (encore plus chers, donc!). Ensuite, pour faire moins cher, il fallait mettre la 1 dans la 2 (impossible, à cause de la step et des bains de décapage). Maintenant, c'est la 2 qu'il faut mettre dans la 1. Alors, de 2 choses l'une: soit ça déraille plein tube (pour trains d'aterrissage), soit... euh... Soit ça délire plein pot (de fleur en laiton d'architecture).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Tiens, à propos de licenciements&lt;/span&gt;, Karl a failli oublier une dernière chose. Oublier cela, c'est bien ce que Swissmetal veut, puisque le groupe ne communique pas dessus. Annoncer des licenciements à Reconvilier ou à Dornach, soit, ça fera peut-être remonter l'action. Mais annoncer des licenciement du côté de la soi-disant Rolls Royce de Lüdenscheid, j'ai nommé Busch-Jaeger, c'est un peu plus douloureux. Or, chez Busch-Jaeger, il se trouve qu eSwissmetal licencie aussi. 35 personnes au dernière nouvelles. On nous disait que l'équipe de management de cette usine avait "fait ses preuves". Je ne suis pas sûr que Swissmetal voulait parler des preuves de sa nullité, mais c'est chose faite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et le plan social?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sujet du plan social, quelque chose coince aussi. On peut légitimement penser qu'il est bien maigre mais, en Suisse, c'est dans la moyenne. Soit. Cependant, dans le plan signé par les partenaires sociaux, les moyens de financements ne figurent pas. Normal, aurait-on envie de croire, puisque c'est l'entreprise qui paie. C'est, comme la suite l'a montré, sans compter sur l'intarissable mesquinerie de Swissmetal. En effet, la source d'argent frais pour payer le plan social, ce devrait être la fondation patronale de la Boillat. Mais, comme je disais, ça coince: il semble en effet, ô surprise!, que la fondation patronale de la Boillat doive servir exclusivement aux Boillat, pour autre chose qu'un plan social, et pas du tout aux travailleurs de Dornach. Donc, à part en jouant la politique du fait accompli -ce qui ne serait pas surprenant- Swissmetal paiera au moins une partie de sa poche (trouée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pétition&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pétition lancée par nos amis Genevois poursuit sa route. Après avoir été renvoyée, pour d'obscures raison, devant le Conseil d'Etat genevois -ce qui en soit était un succès-, le canton de Vaud s'est enfin prononcé dessus. Et, tenez-vous bien, elle a passé la rampe: par 56 voix contre 55 (!), la pétition a été renvoyée devant le Conseil d'Etat vaudois, qui devra statuer dessus. En soit, c'est aussi une petite victoire, qui montre que cette grève a remué bien des sensibilité et suscité la réflexion. Il semble que ce succès soit dû, en plus du travail des courageux pétionnaires, aux interventions marquantes des députés Michèle Gay-Vallotton (PS) et Jean-Michel Dolivo (SolidaritéS).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On réécrit en douce&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Un voisin", au regard affuté duquel rien, décidément, n'échappe, nous a trouvé un joli scoop. Swissmetal ne serait plus leader!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, jusqu'au &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?200ccebc20af416f919a3c8c624c6775"&gt;communiqué du 23 juillet 2007&lt;/a&gt;, on pouvait lire à chaque fois, en pied de page:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Swissmetal est le leader mondial technologique dans la fabrication de produits à haute valeur ajoutée à base de cuivre ou d’alliages cuivreux, principalement destinés aux secteurs industriels de l’électronique, des télécommunications, de l’aéronautique, de l’automobile, de la bureautique et de l’horlogerie. Au cours de l’exercice 2006, la société a réalisé un chiffre d’affaires de presque CHF 358 mio. À fin juin 2007, le groupe comptait 812 employés à temps plein. Swissmetal est coté à la SWX Swiss Exchange. Avec des sites de développement et de production à Reconvilier (CH), Dornach (CH) et Lüdenscheid (D), de propres bureaux de vente en Italie, en Allemagne et aux États-Unis, ainsi qu’un réseau mondial d'agents et de revendeurs, Swissmetal fournit des clients en particulier en Europe, en Amérique du Nord et en Asie."&lt;/blockquote&gt;C'était la belle époque où tout allait si bien! Les bureaux du groupe, en Italie, étaient "propres", tout comme ceux d'Allemagne et des USA! Il y avait "un réseau mondial d'agents" (secrets) et surtout, Swissmetal produisait à "haute valeur ajoutée" dans les domaines "de l’électronique, des télécommunications, de l’aéronautique, de l’automobile, de la bureautique et de l’horlogerie". Rien que ça!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par la suite, histoire de ne pas se faire accuser de diffusion de fausses informations, Swissmetal à remplacé ce texte par ceci (voir &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?7463dac914d04d984361712ce0da8b54"&gt;le communiqué du 3 août 2007&lt;/a&gt;):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Swissmetal fabrique et commercialise à l'échelle mondiale des produits à haute valeur ajoutée à base de cuivre ou d’alliages cuivreux, principalement destinés aux secteurs industriels de l’électronique, des télécommunications, de l’aéronautique, du pétrole, de l’automobile, de la bureautique, de l’horlogerie et au secteur de l'architecture. Au cours de l’exercice 2006, la société a réalisé un chiffre d’affaires de CHF 357,6 mio. À fin juin 2007, le groupe comptait 812 employés à temps plein. Swissmetal, dont le siège est à Dornach (Suisse), est coté à la SWX Swiss Exchange sous le nom UMS Usines Métallurgiques Suisses Holding SA."&lt;/blockquote&gt;A ce moment, Swissmetal a donc fait le deuil de toutes ses positions de leader. Positions que, parmi les usines du groupe, seule la Boillat occupait. Terminé donc, le leadership! &lt;strong&gt;Alors que, le leadership, rappelons-le, était un objectif central de la fameuse "stratégie".&lt;/strong&gt; Enfin, la "stratégie", Karl s'y perd: à force de changements de cap, ça donne le mal de mer. Finis aussi les bureaux propres et les agents qui sont partout. Bienvenue à l'architecture, un domaine où la production a une valeur ajoutée misérable (enfin, les calotiles rattraperont ça!). Toutefois, peut-être à cause de la SWX, le contenu est plus précis. L'abréviation UMS figure enfin, ainsi que le chiffre d'affaires exact.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n'est pas tout! Dans la dernière mouture en date, &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?c5d1c002bcaff01fe0eeb764e85e6288"&gt;celle du 24 août&lt;/a&gt;, soit 2 communiqués plus loin, voici ce qui a changé:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Swissmetal produit et distribue à l'échelle mondiale des produits spécifiques haut de gamme à base de cuivre et d'alliages cuivreux [...]"&lt;/blockquote&gt;Les produits ne sont plus "à haute valeur ajoutée" mais "haut de gamme". Autrement dit, c'est du bon matériel sous tous rapport (du moins, ce que les clients ne renvoient pas), mais ça ne rapporte rien. Que d'honnêteté de la part de Swissmetal! Martinou a-t-il eu un éclair de lucidité? Cet éclair a-t-il été causé par un coup de fouet donné par monsieur SWX? Nous ne le saurons jamais mais, une chose est sûr, avouer ça a dû faire grincer quelques dents de "managers au curriculum international" (oui, ils se nomment ainsi eux-mêmes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On réécrit encore&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce genre de réécritures de l'histoire, parfois, ça ne passe pas. C'est le cas du &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=45,409,0,0,1,0"&gt;mémorandum&lt;/a&gt; (une nouvelle marque de papier toilette) publié par Swissmetal pour se justifier. André Willemin, ex-directeur de la Boillat licencié par Martinou parce qu'il osait penser, n'a pas laissé passer ça. Du moins, pour ce qui le concernait. Ce dernier à donc fait parvenir à la presse, le premier octobre 2007, une lettre dans laquelle il rétablit la vérité. Le &lt;em&gt;&lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=127,439,0,0,1,0"&gt;Journal du Jura&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; ainsi que le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=127,437,0,0,1,0"&gt;&lt;em&gt;Quotidien Jurassien&lt;/em&gt; &lt;/a&gt;en ont parlé. Et vous pouvez lire &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?76ccc4de18660500bb55a1746e2180ce"&gt;cette lettre intégralement ici&lt;/a&gt;. Juste comme ça, pour le plaisir du beau jeu de mots, voici le titre: "Swissmetal, leader en contrevérités". Eh oui, ce leadership là, ils ne sont pas prêts de le lâcher!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Du côté de la Coordination&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La salve contre Swissmetal a repris dès le 2 octobre. Cette fois-ci, ce fut autour de la Coordination "Solidarité Boillat" [CSB] de se lancer, lors d'une conférence de presse. A cette occasion, les intervenants ont tenté de montrer à quel point la communication de Swissmetal est malhonnête et biaisée. De ce fait, ils ont aussi cherché à montrer quelle est la situation du groupe. Le tableau qui en résulte, comme celui que je dresse ici, est catastrophique. Cette conférence a été reprise dans &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=127,440,0,0,1,0"&gt;le communiqué que voici&lt;/a&gt;. Philippe Oudot, dans le Journal du Jura, a bien sûr pris la peine d'offrir &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=127,443,0,0,1,0&amp;amp;hashID=1c5c0e781c893b201979c77ecdbae1c7"&gt;un compte-rendu plus complet&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl avait mentionné ici &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;une surprise à venir, préparée par la CSB&lt;/span&gt;. Voici &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=45,442,0,0,1,0"&gt;leur dernier communiqué&lt;/a&gt;, qui nous convie à une petite manifestation du côté de Dornach. Le but est de faire une petite collecte, pour que Swissmetal puisse acheter un peu de matière première. C'est ironique, bien sûr, mais par contre, c'est sérieux: cette manifestation aura bien lieu, jeudi 4 octobre 2007, à 14 heures, devant l'entrée de l'usine de Dornach.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans &lt;em&gt;Le Temps&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'on pense du défaitisme de Serge Jubin, on ne peut pas lui reprocher de ne pas mener un suivi sur le long-terme, en ce qui concerne la Boillat. Certes non: 3 articles en 2 semaines dans lesquels, même si le sujet ne touche pas directement la Boillat, le journaliste semble s'y sentir ramené tout naturellement. Tant mieux, parce que la Boillat le mérite. D'abord, Serge Jubin publie &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=126,433,0,0,1,0"&gt;un article&lt;/a&gt; sur le travail des élus locaux (25.09.07). Ensuite, il ajoute &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=126,434,0,0,1,0"&gt;un petit article&lt;/a&gt;, qui va avec le premier, sur l'ambivalence de Reconvilier, étiré le long des 2 usines Boillat (25.09.07). Et enfin, le plus intéressant, &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=127,438,0,0,1,0"&gt;un article&lt;/a&gt; sur l'intérêt qu'ont les Boillat encore employés par Swissmetal pour la politique (2.10.07). Beaucoup de désillusion, malheureusement. Mais aussi cette lucidité, qui, toujours, me frappe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tiens, des blogs...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, des blogs, mais en Birmanie. Il est amusant de constater que nombre d'entre eux, comme celui-ci, sont ouverts chez Blogger (donc en www.*.blogspot.com). Comme quoi, Blogger garantit certainement bien l'anonymat, n'est-ce pas Martinou? Pas assez, toutefois, pour une dictature aussi militarisée que celle du Myanmar. Il est aussi ironique de voir que la junte militaire Birmane a rapidement eu l'idée de couper le pays d'Internet. La comparaison s'arrête là, les Birmans n'ayant pas -comme les Boillat l'ont eue en son temps- de banque cantonale qui offre un accès Internet gratuit à côté. Néanmoins, un dictateur reste un dictateur et, heureusement pour nous qu'ici, celui qu'on connait ne peut pas tirer dans la foule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Calotiles, le retour!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl ne résiste pas à l'idée de faire quelques heures supplémentaires pour vous faire partager un moment de franche rigolade. Swissmetal a donc, déjà, ressorti les calotiles de ses plans "stratégiques"! Le fait que ce soit juste après la conférence de presse de la CSB, qui répandait de très vilains bruits sur le groupe, relève bien sûr du plus pur hasard. Non, n'y voyez pas une sorte de contrefeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Calotiles, Karl vous en parlait dans &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/HellwegIncendie.pdf"&gt;le dernier "édito"&lt;/a&gt;, avec un petit canular. Souvenons-nous, le Martinou de circonstances racontait:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;"Conscients des problèmes climatiques et toujours à la recherche de nouvelles sources d’énergie thermique, Swissmetal a donc l’honneur de vous présenter une tuile à chaleur. Et quelle tuile! Faite en matière rare, le cuivre, alors qu’on pourrait bêtement la faire en terre cuite, nous sommes assurés d’en écouler en quantité. Notre offre, à l’image de celle des lunettes pour WC en laiton massif, répond, c’est limpide, à un besoin pressant, pour ne pas dire urgent."&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;Le pire, dans tout ça, c'est tout de même que le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?2b9c20c14c6f4921e6f96edba2fb3bed"&gt;véritable communiqué de Swissmetal&lt;/a&gt;, du 3 octobre, est à peine différent:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Swissmetal procède ces jours-ci à un essai sur le terrain avec un nouveau produit qu’il a développé dans le domaine architectural et plus particulièrement de la technique des bâtiments. Le produit est monté sur le toit d’un bâtiment et fait partie d’un système permettant de produire de l’énergie écologique en captant la chaleur du milieu environnant. Il se base sur la très longue expérience de Swissmetal dans le domaine des bronzes de construction et sa première version est constituée de l’alliage Dorna A de Swissmetal."&lt;/blockquote&gt;Après avoir lu ça, on peut légitimement croire tout connaître de la bêtise humaine. Mais Karl a néanmoins voulu s'assurer de l'absence de sérieux du projet, et a téléphoné à une personne spécialisée sur les questions de développement durable, à qui il a lu ce communiqué. La lecture s'est achevé sur un rire assez désemparé: était-ce donc possible, ça? La personne a ensuite répondu que, pour la norme de construction Minergie, c'était assez comique: Minergie favorise l'usage de matériaux locaux (le cuivre et les autres métaux venant généralement d'autres continents) et courants (or, les métaux sont rares). De plus, le bilan énergétique de tuiles en alliages cuivreux (extraction, raffinage, transport, fonte, etc.), comparé à celui d'une tuile en terre cuite, est sans doute faramineux... Enfin, mon correspondant se demanda comment un pareil machin pourra chauffer une maison quand il fait froid, c'est-à-dire quand il n'y a pas de soleil, ou de la neige sur le toit. Ceci sans même aborder les questions de conductivité thermique (les métaux conduisent aussi très bien le froid...) et d'isolation pour quand il fait trop chaud. Il m'a finalement fait remarquer que ce type de produits était usuellement développé en collaboration avec des entreprises spécialisées ou des hautes écoles, pour intégrer le projet à une vision d'ensemble. Apparemment, ici, une telle collaboration n'existe pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A voir la suite du communiqué, où il est écrit que "En raison de l’innovativité du produit et du stade de développement actuel, Swissmetal n’est cependant pas encore en mesure d’estimer le potentiel de ce produit", Swissmetal aura fait faillite avant d'avoir vendu la première tuile. Bref, c'est là la nouvelle mouture des tubes pour train d'atterrissage et autres commandes dans l'industrie pétrolière. Du vent, à une différence près: cette fois-ci, nous pouvons le garantir, Swissmetal est techniquement en mesure de produire cette chose, en plus de produire des mots atroces, comme "innovatif".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La calotile est donc essentiellement conçue pour trôner entre le décapsuleur qui fait Pschit à haut-parleur intégré, le coupe-oeuf électrique à embrayage et le thermomètre souvenir en forme de Tour Eiffel. Oui, la calotile entre dans la catégorie merveilleuse de ces objets inutiles qu'un aveuglement, causé par un moment d'optimisme intense ou par l'extase des vacances, nous aura fait acheter. On garde de telles choses, non pas pour leur valeur -sinon on paierait pour les liquider-, mais pour les moments qu'elles nous ramènent en mémoire ou, éventuellement, pour se donner l'impression que, non, on ne s'est pas fait escroquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, à propos, l'alliage employé pour produire ces tuiles sera le Dorna A. Le A, ne serait-ce pas pour "Arnaque"? Le Dornarnaque... Enfin un joli mot inventé par Swissmetal! D'ailleurs, toujours en parlant de mots, Calotile, bien que Swissmetal ait déposé la marque, n'est pas employé dans le communiqué. Il semble que Martinou n'a pas envie que, via Google ou via &lt;a href="http://www.calotile.com/"&gt;http://www.calotile.com/&lt;/a&gt;, ses clients viennent faire un tour par ici. A quand un nouveau nom?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour toutes ces belles raisons, Karl s'offrira une, et une seule, calotile, lorsque ce produit sera commercialisé. S'il le peut, du moins. Presse-livres ou chausse-pieds, peu importe l'usage. Karl, tout simplement, a envie de conserver chez lui un immortel trophée de l'infinie bêtise swissmétalienne. Et il gravera dessus "Swissmetal, saison de chasse 2006-2008".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-8006596791313547262?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/8006596791313547262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=8006596791313547262' title='192 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/8006596791313547262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/8006596791313547262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2007/10/la-boilat-toujours-l.html' title='La Boillat, toujours là!'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>192</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-8858683295493609789</id><published>2007-09-13T01:28:00.000+02:00</published><updated>2007-10-09T14:19:21.607+02:00</updated><title type='text'>Allumer le feu!</title><content type='html'>&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,0,0);font-size:85%;" &gt;Version 1&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh oui, toujours là!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca faisait longtemps, dites! Mais ça manquait à Karl, que de passer dire quelques bêtises entre deux des mes lectures trop sérieuses. Alors, il revient, imperturbablement, vers la cause qui lui donna vie. Il se souvient d'avoir promis aux dirigeants de Swissmetal, voilà bien longtemps et comme tant d'autres, qu'ils ne s'en tireraient pas comme ça et que les mots "Jura bernois" lui résonneraient dans la tête pour toujours. Il se souvient des paroles d'une amie: "Je ne sais pas quand, je ne sais pas comment, mais un jour, je sais que vous paierez". L'heure des comptes semble être maintenant à portée de main. Ce moment risque de signer l'arrêt de mort de la Boillat, même s'il faudra tout essayer encore et encore, et de plus de licenciements. Mais, quand cela arrivera, Karl se dira que, si vraiment elle est morte, la Boillat a eu l'élan de dignité qu'elle méritait autour d'elle. Et, si licenciements il doit y avoir, il faudra se rappeler que, sans la grève, la Boillat, ce serait déjà du passé depuis longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, à l'heure des comptes, Karl rira, et il se moquera bien de cette direction de Swissmetal, capable seulement de se fracasser dans le mur qu'elle s'est elle-même construite autour d'elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl avait, au début, mal évalué deux choses: Swissmetal était, contrairement à de trompeuses apparences savamment orchestrées par Martinou, une entreprise très riche. Grâce à la Boillat, Swissmetal possédait un parce immobilier intéressant, de petits systèmes d'entraide, comme le défunt "Club de la fourmi" aux caisses bien pleines et à jamais disparues et surtout, Swissmetal possédait un stock de métaux aussi énorme que sous-estimé. Bref, ce groupe était la proie idéale pour une bande de rapaces dépeceurs. A voir les attentions portées au stock de matière, ce doit être la chose que Martinou a vu en entrant chez Swissmetal. Avec une seule idée en tête: le réaliser, dégager des liquidités, étendre le groupe, et en faire quelques chose de clinquant à l'extérieur tout en le vidant de l'intérieur. Le tout, bien sûr, en encaissant un salaire de roitelet et en jouant au sauveur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième chose nous étions nombreux à n'avoir pas su évaluer, c'est la folie de la direction de Swissmetal. Cette folie, consistant à aller toujours plus loin dans la bêtise et dans l'excès, ceci dans l'unique but de ne pas reconnaître la moindre erreur, a mené à des extrêmes difficilement imaginables. Franchement, qui pouvait croire que, quitte à mettre tout le groupe en faillite, cette direction persévérerait? C'est pourtant bien ce qui semble devoir se produire. Au point qu'on peut se demander si, en son sein, quelqu'un est conscient de la responsabilité prise dans une telle débâcle. A force de dire que c'est la faute de la grève, d'Unia, des politiques, des prix du cuivre et de l'énergie, du monde entier et de l'univers qui ne tourne pas rond, peut-être ont-ils fini par le croire. Tout est que, des comportements aussi délirants, qui pouvait les prévoir?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout a une fin, y compris les ressources énormes que possédait Swissmetal. Au moins, l'argent dégagé n'a-t-il pas pu servir à démanteler la Boillat puisque, démonter une fonderie et des presses, c'est actuellement trop cher. Alors, du côté de Martin Hellweg, y a-t-il encore un joker caché dans une manche?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, Karl vous tiendra au courant, dans la mesure de ses possibilités. Et, toujours, de manière décontractée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Un rapport fort tendancieux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, histoire de se détendre un peu, Karl vous propose, en primeur, l'édito de Martinou dans le rapport trimestriel à venir, avec la &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/HellwegRapports.jpg"&gt;photo habituelle&lt;/a&gt; dans sa nouvelle version (un peu retouchée, avouons-le). "Allumer le feu", disais-je... &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/HellwegIncendie.pdf"&gt;C'est ici que ça se passe&lt;/a&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà... A l'instant, j'aimerais bien savoir quelle tête on tire dans les bureaux de Dornach, s'il y a des lecteurs de ce blog. Et surtout, n'allez pas croire que ce canular ne contient que des fadaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, les "Calotiles", tenez-vous bien, ce semble être l'innovation technologique révolutionnaire que Martinou compte annoncer bientôt (&lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?6719dc473901d2e34c68d1a23c232115"&gt;page 1 du rapport semestriel 2007&lt;/a&gt;)! Karl se réjouit de voir si Swissmetal réussira à surpasser le coup de l'escalier en laiton! Quoi qu'il en soit, ce nom, si l'on en croit certaines sources, semble bien être celui du projet. N'hésitez surtout pas à poster vos idées sur ce que peut bien être, selon vous, une tuile à chaleur. Comme c'est révolutionnaire, je dirais que cette tuile servira à mettre entre le réchaud et le caquelon à fondue, pour bien répartir la chaleur. Ah non, ça existe déjà, mince. Décidément, j'attends vos solutions!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;La nouvelle presse, en dépression?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Dornach, lorsque, en lisant &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?c5d1c002bcaff01fe0eeb764e85e6288"&gt;le communiqué de Swissmetal du 24 août 2007&lt;/a&gt;, les employés ont appris que la nouvelle presse produit "à 50-70% de la capacité finale planifiée", la hauteur de leur bond devait aussi être à 50-70% de la capacité planifiée. Là, les employés de Dornach ont au moins pu constater, preuve à l'appui, une vérité cardinale qu'ils on voulu ignorer de toutes leurs forces: leur direction se fout d'eux depuis le début, dans des largeurs intergalactiques (qui ne sont pourtant que de 50-70% de la capacité planifiée, hein!). Maintenant, ils se frottent les yeux et, lentement, sortent, espérons, d'un long sooommeil. Ah ça... Eux, à Dornach, ils savent combien elle produit, la nouvelle presse. Et il savent aussi que, même si elle marchait -ce qui n'est donc pas le cas-, elle marcherait mieux avec une entreprise qui peut s'offrir de quoi alimenter la machine, véritable gloutonne à cuivreux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Déstockage gratuit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, chez Swissmetal, du stock, il n'y en a plus. Tout a été vendu, ratiboisé, épousseté. A la limite, même la poussière de métaux dans les filtres doit faire l'objet d'études pour savoir si quelqu'un voudra bien l'acheter. Ce point est toujours pudiquement abordé comme un problème de "préfinancement des commandes". Et, depuis peu, il est prévu de mettre en garantie la matière qui est dans les machines. Autrement dit, pour avoir de la nouvelle matière, Swissmetal, qui ne peut la payer, hypothèque en quelque sorte celle qui reste dans ses locaux, soit la matière en cours de transformation. Prétexte affiché à la Boillat: en Allemagne, le système a été appliqué à Lüdenscheid et fonctionne. Mais, en Allemagne, le contrat en transformation, où c'est le client lui-même qui fournit la matière à usiner, est une pratique très courante, ce qui n'est pas le cas en Suisse. Allez savoir pourquoi, la direction de Swissmetal n'a pas cru bon de le signaler à ses employés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Un rapport de plongée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suffit d'ailleurs de lire le rapport semestriel de Swissmetal pour se rendre compte de l'ampleur du problème. Les fonds étrangers étaient à environ 39 millions fin 2005 et à environ 90 millions fin 2006. Fin juin 2007, ce montant dépasse les 106 millions (les fonds propres étant à 135 millions). Le trou s'est donc encore bien creusé en raison "de l’utilisation plus importante du crédit existant et de l’acquisition d’Avins USA" (page 6 du rapport). Certes, la ligne de crédit est fortement sollicitée. Dans le langage courant, ça ne s'appelle pas "vivre à crédit" pour rien, d'ailleurs! La banque prêteuse, probablement Fortis au Luxembourg, doit commencer à s'inquiéter... On pourrait encore disséquer le free cash flow, qui se trouve maintenant à moins 21 millions passés. Ou les flux de trésorerie qui, eux aussi trahissent certains soucis d'argent. En bref, Swissmetal peine à se financer, car la caisse est vide, et même largement au-delà. Et l'activité industrielle, de toute évidence (et selon certaines rumeurs), fait perdre passablement d'argent au groupe. Le classement sur lequel je parie, en matière de rentabilité, le voici: Boillat, toujours l'usine la moins déficitaire. Puis, ensuite, Busch-Jaeger et enfin Dornach.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'allons pas plus loin... Les chiffres du rapport semestriel de Swissmetal, c'est tout simplement une visite gratuite du monde des abysses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce même rapport contient toutefois, parmi tant d'autres, une perle que Karl ne résiste pas à citer:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Pour les experts en communication, ce phénomène est bien connu: lorsque quelque chose est répété suffisamment longtemps, cela prend très vite une tournure véridique dans la perception publique. Alors que nous nous trouvions dans une phase où nous devions nous battre pour notre survie et que nous n’avions pas d’autre choix que de mettre en oeuvre les mesures proposées, ce mécanisme a été utilisé par les adversaires de notre entreprise pour poursuivre leurs propre intérêts dans leur agitation aveugle contre Swissmetal."&lt;/blockquote&gt;Il est piquant de voir que le personnage qui a dit qu'un mensonge, à force d'être répété, finit par devenir une vérité, s'appelait Joseph Goebbels et aimait bien les casquettes et les uniformes. Car, même si Martinou ne le dit pas, tenez vous bien, "quelque chose" de pas "véridique", comme il dit, c'est en effet un mensonge. Ce qui surprend, dans le texte de notre CEO amoureux de références historiques discrètes, c'est que, pour lui, Goebbels fut un "expert en communication". Pourtant, chacun dirait plutôt de ce dernier qu'il fut simplement un nazi. Bref, alors que Martin Hellweg, par la bande, veut traiter ses adversaires de menteurs pour les discréditer, il en vient à parler de Goebbels comme d'un "expert en communication". Moi, ce genre de choses, ça me scie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;A suivre!&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-8858683295493609789?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/8858683295493609789/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=8858683295493609789' title='52 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/8858683295493609789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/8858683295493609789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2007/09/allumer-le-feu.html' title='Allumer le feu!'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>52</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-2342680384496101350</id><published>2007-07-11T20:57:00.000+02:00</published><updated>2007-07-11T21:50:12.811+02:00</updated><title type='text'>Plus loin!</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;79'742 mètres, c'est le score de Karl au &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: georgia;" href="http://jb.zonez.ch/index.php?defoulement"&gt;petit jeu&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; nouvellement proposé par JB. Pas encore assez pour envoyer Martinou sur la lune, mais ça détend. En tout cas, n'hésitez pas à essayer de l'envoyer à votre tour en orbite ;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, même si Karl est un affreux fanatique de jeux vidéos, il se permet de vous proposer aussi d'autres sortes de loisirs. En effet, on lui a récemment fait part de ceci:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);font-family:arial;font-size:180%;"  &gt;Le dimanche 15 juillet, à&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);font-family:arial;font-size:180%;"  &gt; 17H&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:180%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 0);font-family:arial;font-size:180%;"  &gt;Sur la place Bellevue&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);font-family:arial;font-size:180%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);font-family:arial;font-size:180%;"  &gt;La compagnie La Dérive &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);font-family:arial;font-size:180%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;s'est associée aux&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);font-family:arial;font-size:180%;"  &gt;&lt;br /&gt;Femmes en colère&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;pour offrir gratuitement une représentation de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:180%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);font-family:arial;font-size:180%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;son spectacle &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Moby Dick&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Inspirée du célèbre -pour ne pas &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;dire mythique- livre d'Herman Melville, La Dérive a jugé que cette histoire, qui va bien au-delà d'une chasse à la baleine, entrait en résonance avec le conflit de la Boillat.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Comme on ne saurait mieux dire, voici simplement une citation du document de présentation:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Une narration qui aurait pu rester une banale histoire de chasse à la baleine mais que l’auteur saura élever au trajet d’une course insensée où des hommes, isolés dans leurs propres craintes, se montrent incapables d’échapper à l’emprise d’un pouvoir qui semble n’atteindre sa propre réalisation que dans la vengeance et la mort.&lt;br /&gt;Une sorte de quête fanatique prenant des allures mystiques aux dimensions parfois religieuses, parfois étrangement prémonitoires d’une idéologie menaçante ou au contraire d’une humanité touchante, parfois simplement dérisoires dans leur aveuglement...&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Mis en scène par Germain Meyer, personnage au parcours remarquable et entouré d'une équipe qui a tout de sympathique, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Moby Dick&lt;/span&gt; a largement ce qu'il faut pour être un moment de qualité. Toutes les informations sont bien sûr en ligne, sur &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=45,405,0,0,1,0"&gt;le site de JB&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/RpUz5vB1BLI/AAAAAAAAAAs/8jKYai1G-G0/s1600-h/MobyDick.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/RpUz5vB1BLI/AAAAAAAAAAs/8jKYai1G-G0/s400/MobyDick.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086028421154538674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-2342680384496101350?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/2342680384496101350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=2342680384496101350' title='127 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/2342680384496101350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/2342680384496101350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2007/07/plus-loin.html' title='Plus loin!'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/RpUz5vB1BLI/AAAAAAAAAAs/8jKYai1G-G0/s72-c/MobyDick.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>127</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-6866722947023853788</id><published>2007-06-18T02:51:00.000+02:00</published><updated>2007-06-20T22:51:41.152+02:00</updated><title type='text'>Additions notables</title><content type='html'>&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Invitation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/RnXZYcVn_rI/AAAAAAAAAAc/HbMT99Xcfwo/s1600-h/impasse.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077203168877084338" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 175px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 175px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/RnXZYcVn_rI/AAAAAAAAAAc/HbMT99Xcfwo/s400/impasse.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold;font-family:arial;" &gt;Le groupe de coordination « Solidarité Boillat » vous invite au&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold;font-family:arial;" &gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,0,0);font-size:130%;" &gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold" face="arial"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Baptême d’une Impasse&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,0,0);font-size:130%;" &gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold" face="arial"&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,0,0);font-size:130%;" &gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold" face="arial"&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-FAMILY: arial"&gt;Mercredi 20 juin 2007&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-FAMILY: arial"&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-FAMILY: arial"&gt;Aux abords de La Lingotière&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-FAMILY: arial"&gt;Rue du Bruye 5&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-FAMILY: arial"&gt;à Reconvilier&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-FAMILY: arial"&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-FAMILY: arial"&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-FAMILY: arial"&gt;18h00 Accueil et apéritif&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-FAMILY: arial"&gt;18h30 Inauguration surprise&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-FAMILY: arial"&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-FAMILY: arial"&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,0,0);font-size:130%;" &gt;&lt;o:p style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-FAMILY: arial"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Venez nombreux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: left"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,0,0);font-size:100%;" &gt;&lt;o:p style="COLOR: rgb(0,0,0);font-family:arial;" &gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0);font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;PS: Karl, tout en vous invitant à aller à l'inauguration de ce mercredi, vous promet une mise à jour très prochaine du blog. Et il s'excuse de ne pas en faire plus...&lt;br /&gt;PS2: Merci à &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=45,391,0,0,1,0"&gt;JB&lt;/a&gt; pour l'image!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Théâtre arithmétique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pièce en un acte. Fridou, Sammy et le prof.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fridou et Sammy sont à un cours privé d'arithmétique, payé par l'assistance sociale durant leur long séjour en prison (on peut rêver non?). Leur professeur, qui n'arrive pas à se défaire de l'habitude qu'il a d'enseigner ce genre de choses à de petits enfants, les questionne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Le prof.:&lt;/span&gt; Aujourd'hui, nous allons continuer à apprendre à faire des additions. Commençons avec toi, mon petit Fridou, pour voir si tu te souviens bien de la dernière leçon. Alors, 1 plus 1, ça fait combien?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Fridou, sans hésitation:&lt;/span&gt; 200! Et des bons!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Le prof.:&lt;/span&gt; Bons ou pas, ce n'est pas 200 le résultat, mais 2. Fridou, tu as déjà fait cette erreur la semaine passée. A ton tour Sammy. Voyons, combien font 3 plus 2?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sammy: 60!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Le prof. le regarde froidement et Sammy ajoute: &lt;/span&gt;Pardon &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Herr Professor&lt;/span&gt;! Je veux dire 600 répartis sur 2 sites! Je fais des lapsus parfois! 600!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Le prof.:&lt;/span&gt; Mais enfin, ce n'est pas croyable! Nous avons fait ces exercices la semaine passée, la semaine d'avant, et encore la semaine d'avant, et vous n'y arrivez toujours pas! Dites-moi, combien font 2 plus 2?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sammy, qui pèle une banane:&lt;/span&gt; 600! J'ai juste là, du premier coup!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Fridou:&lt;/span&gt; Non! C'est 200, et des bons! 200! 200! 200!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sammy: &lt;/span&gt;Mais Fridou, 600, c'est sur 2 sites, tu as rien compris &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;mein Präsident&lt;/span&gt; du jass club! Tu as &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;nichts verstanden&lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Le prof.:&lt;/span&gt; 4, 2 et 2 font 4, mes petits. Vous semblez ne pouvoir compter qu'en vous référant à des choses concrètes. Cette histoire de Deutschmetal? Swissmetal?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Fridou: &lt;/span&gt;Oui, Swissmetal Reconvilier! 200 emplois, et des bons!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sammy: &lt;/span&gt;Swissmetal, 60... 600 emplois sur 2 sites!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Prof.: &lt;/span&gt;Alors, au fond, pour ce cas pratique mais pas compliqué, quel est le résultat de toutes les additions concernant Swissmetal? Fridou? Sammy?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sammy: &lt;/span&gt;... Un lapsus?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Fridou:&lt;/span&gt; ... Des bons?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sammy:&lt;/span&gt; Le Maîîître saurait, lui... Oui, il saurait. Il savait tout. Maîîître? &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;[Sammy pleure]&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Fridou: &lt;/span&gt;Oh Maîîître, nous sommes si seuls! &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;[Fridou pleure]&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Le prof.:&lt;/span&gt; Séchez vos larmes, voyons, les enfants. Pour vous faire plaisir, je ne vous demande pas de répondre à la question. Voici le résultat: zéro employé, zéro site, zéro stock, zéro client, zéro vente. Zé-ro! Ce n'est pas compliqué, vous voyez!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Fridou:&lt;/span&gt; Non, c'est pas zéro! C'est l'expansion mondiale! Les gens qui mangent des cuivreux au petit-déj'! Pas zéro! Le Maîîître vous aurait montré!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sammy, qui chuinte et larmoie:&lt;/span&gt; Pas zérooo, pas zérooo, le Maîîître savait...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Fridou et Sammy se tendent alors, sautent sur le professeur et l'étranglent avec une paire de chaussettes tricotées par leurs soins, au sein d'un programme d'occupation. Ensuite, ils se redressent et clament:&lt;/span&gt; Rien ne nous résiste, seule notre volonté existe! La Stratéchie, la Stratéchie, la Stratéchie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rideau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Retour à la réalité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout comme la fiction, la réalité donne à voir quelques problèmes de calcul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'un d'eux, piquant, mérite un petit retour en arrière. Il figurait dans &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?f2a86dbbf0751b658589e94c990ebf8b"&gt;ce communiqué du 15 mai&lt;/a&gt;, et avait trait au coût de l'énergie. Swissmetal a annoncé vouloir répercuter directement les augmentations du coût de l'électricité sur ses prix de vente. Le sel vient de cette phrase: "Etant donné que les coûts d'énergie dépendent du tonnage et sont les mêmes&lt;br /&gt;pour tout les produits, cette augmentation de prix s'applique à toute la gamme de produits". En effet, on imagine bien qu'un pressé terminé (un alliage coulé en billettes puis pressé en fil) coûte exactement la même chose en énergie qu'un alliage coulé en billettes, pressé, brossé, laminé, recuit, étiré, lavé, etc. La calculatrice de Martinou, elle aussi, a dû se mettre en grève, après qu'il a licencié la touche "moins" et offert une prime en actions à la touche "plus".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais venons-en au vif du sujet, &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=45,379,0,0,1,0"&gt;le dernier communiqué de Swissmetal&lt;/a&gt;, publié le 12 juin 2007, qui a suscité de nombreuses réactions. Il faut dire que sur 606 postes à plein temps annoncés, Swissmetal a prévu d'en supprimer 153. Et, "&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;A ce propos, Swissmetal prévoit d'effectuer les suppressions d'emplois dans les deux usines de Swissmetal en Suisse déjà annoncées en novembre 2005 dans le cadre de la présentation du concept industriel". Rappelons que ce morceau de stratéchie, énoncé en 2005, prévoyait la fermeture de la fonderie avec plusieurs dizaines de licenciements (aucun communiqué du groupe, que Karl a relu en se bouchant le nez, ne fournit ne chiffre ces licenciements, mais les journaux si). Là, nous ne sommes arrivés à un total d'environ 300 (21 cadres de la Boillat, 112 ouvriers de la Boillat, un certain nombre de licenciés au compte-gouttes, et maintenant 153 licenciements suppressions de postes à temps plein annoncées). Bref, la stratéchie dépasse, du moins en termes de licenciements, les rêves les plus fous de Martinou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la stratéchie dépasse aussi largement les capacités de calcul de Sam Furrer et de Friedrich Sauerländer. Sam Furrer, lors &lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6371/2179/400/Lettre-Furrer.0.jpg"&gt;d'un lapsus&lt;/a&gt; illustre (qui s'était propagé jusque dans &lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6371/2179/320/Signature-Furrer.jpg"&gt;la signature&lt;/a&gt;), avait parlé de 60 -pardon 600- emplois sur les sites de Reconvilier et Dornach. 606 moins 153 = 600, donc. Quand à Fridou, 220 (environ) moins 75 (environ la moitié du total des suppressions) = 200, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les additions ne sont pas les seules à poser problème. Les pourcentages aussi! Selon ce même communiqué, les performances de l'usine de Dornach seraient de 20% inférieures à celle de Lüdenscheid, et les performances de la Boillat y seraient de 40% inférieures. La méthode de calcul menant à ces résultats reste pour le moins obscure, comme le relève d'ailleurs la Coordination "solidarité Boillat" dans &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?d97d99280c92d29e7919a3436c1a56c6"&gt;un communiqué&lt;/a&gt; largement diffusé. Parmi ceux qui ont tenté d'avoir des précisions, certains ont presque eu à craindre de se faire mordre. Pourtant, manifestement, ces chiffres sont très discutables, pour ne pas dire faux: avec le personnel restant, la Boillat, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, fait des résultats défendables en termes de tonnage et de qualité. La performances a diminué, soit, mais pas à ce point: être au-dessous de la productivité de Busch-Jaeger, ce n'est pas rien!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henri Bols, Karl Meyer et Sylvain Petitdemange ont pu, à l'occasion de ce communiqué, faire leurs valises. Un quatrième est parti, mais en posant sa démission: Roderick Tanzer, qui semble avoir été juste assez intelligent pour flairer la noyade toute proche. Les 4 personnes précitées, que Karl peine à regretter malgré ce qui se profile à l'horizon, seront remplacés par les brillants redresseurs de Busch-Jaeger. Moins de francopho&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;n&lt;/span&gt;es pour plus de francopho&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;b&lt;/span&gt;es, car le petit club qui dirige Swissmetal a besoin de discipline: on met ses amis aux postes clés, pour s'assurer qu'aucun secret ne transpirera. On place une bande de liquidateurs qui dépèceront les usines suisses. Car n'allons pas croire que l'équipe de Busch-Jaeger va s'installer en Suisse: il faudra certainement leur payer de nombreux billets d'avions pour leur éviter le mal du pays et ils repartiront une fois la destruction achevée. Mais, ils n'auront pas la tâche si facile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mémoire, Busch-Jaeger a fait faillite en 2003, avec Volker Suchordt à sa tête, juste après s'être fait payer une presse flambant neuve avec de l'argent gagné à Reconvilier. Suite à cette faillite, l'usine a été rachetée par la Frankfurter Beteiligungsholding AG [FBH], une très obscure entreprise de rachat et restructurations mise en faillite depuis, dirigée par Dietrich Twietmeyer et Markus Solibieda. D. Twietmeyer fut d'ailleurs, un temps, candidat au conseil d'administration de Swissmetal. Aujourd'hui, D. Twietmeyer et M. Solibieda n'ont plus rien à voir avec Swissmetal. V. Suchordt, qui reprit Busch-Jaeger avec eux, est le seul à avoir participé à la restructuration de cette usine et à faire partie de Swissmetal. Il maintient aujourd'hui la stratégie qui mena Busch-Jaeger à la faillite en 2003: la production est de qualité médiocre pour ne pas dire misérable (par exemple en ce qui concerne les tentatives de produire des pointes de stylo) et les ventes sont réalisées grâce à une politique de prix cassés. Ainsi, Busch-Jaeger fait beaucoup de chiffre d'affaire, et certainement de la VAB, du moins tant qu'on ne boucle pas les comptes et qu'on ne sort pas les cadavres du placard (en tout cas, Swissmetal relativise diplomatiquement cette comparaison). Par exemple, il serait imaginable de faire du chiffre d'affaire en vendant à perte et en s'endettant... Un peu comme en 2003. Mais, si ce devait être le cas, soyons sûr que les dettes seraient celles de tout le groupe, et que Martinou se refuserait à comparer les sites entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour vous donner une idée, par l'exemple, de l'échec promis à moyen terme par la stratégie Suchordt: il n'y a pas d'employés de maintenance à Lüdenscheid, contrairement à la Boillat. Ce sont en fait les opérateurs qui s'occupent de réparer et d'entretenir leur machine. Quand on compare cette approche au niveau de qualification des mécaniciens, serruriers et électriciens de la Boillat, il y a de quoi se poser des questions. Impossible de régler ou de réparer correctement certaines machines si l'on n'est pas spécialisé en la matière, d'où le fait, entre autres, qu'à la Boillat, de très vieilles machines (certaines auraient peut-être pu fêter un jour leur centenaire) produisent efficacement. Donc, pour Volklore, si c'est comme ça à Lüdenschied, ça doit être comme ça à la Boillat. Et surtout, on ne discute pas (sauf si on est Allemand?). En tout cas, Karl imagine quels seront les emplois proposés aux travailleurs de la maintenance de la Boillat dont les postes seront prochainement supprimés: on leur demandera de devenir des opérateurs sur des machines, et de réparer à la demande. Mais il sait aussi qu'un bon mécanicien peut retrouver du travail ailleurs, et dans sa branche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces conditions, Swissmetal veut que la Boillat augmente sa productivité pour atteindre celle -inventée jusqu'à preuve du contraire- de Busch-Jaeger. Cette augmentation se fera donc sans maintenance, avec un tiers de personnel en moins, sans argent pour préfinancer le stock de matières premières (bien des commandes ne peuvent actuellement pas être exécutées à cause de ça! Bravo la performance...) et avec un nouvel encadrement qui ne parle pas un mot de français. Parlons-en, d'ailleurs, du nouveau directeur de la Boillat: ce sera Manfred Gröning, qui aurait démontré son efficacité de restucturateur à Lüdenschied. Pourtant, comme le mentionne Sam Furrer dans le &lt;a style="FONT-STYLE: italic" href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=120,383,0,0,1,0"&gt;Journal du Jura&lt;/a&gt;, Busch-Jaeger a été entièrement restructurée avant le rachat par Swismetal. Or, Manfred Gröning ne dirige cette usine que depuis quelques mois, où il a succédé à Patrick Huber-Flotho, le jongleur de l'immobilier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'analyse de l'ensemble des contradictions produites par Swissmetal est de toute façon un défi surhumain. Karl va donc la laisser là, en recommandant le bas de &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=45,379,0,0,1,0"&gt;cette page du site de JB&lt;/a&gt; (merci à lui!), qui rassemble bon nombre d'articles sur ces questions. Unia a aussi, de manière très directe et juste, souligné l'ampleur du délire swissmétalien. une chose est sûre: faire la sommes de toutes ces contradictions nécessite un super calculateur plutôt que Sammy ou Fridou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite dernière, toutefois, peut-être la plus mesquine (quoique... la réorientation des usines du groupe, dénoncé à juste titre comme une escroquerie intellectuelle par la Coordination "solidarité Boillat" dans &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?d97d99280c92d29e7919a3436c1a56c6"&gt;son communiqué du 14 juin&lt;/a&gt;, c'est très relevé). Enfin, comme il est question de licenciements, il est question aussi d'un plan social. Tout le monde sait que ce dernier est âprement négocié par Swissmetal et par les représentants des employés de la Boillat et de Dornach. Arracher un centime à Swissmetal, c'est en soi une petite guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant -suspens-, il y a fort à parier que le plan social des Boillat sera finalement financé par la fondation patronale, elle-même financée par les anciens dirigeants de l'usine et les Boillat eux-mêmes. Autrement dit, si ceci se produit, les Boillat auront dû négocier longuement, et durement, un argent qui leur appartient de droit. "Envie de vomir" dites-vous? &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-6866722947023853788?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/6866722947023853788/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=6866722947023853788' title='86 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/6866722947023853788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/6866722947023853788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2007/06/invitation.html' title='Additions notables'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/RnXZYcVn_rI/AAAAAAAAAAc/HbMT99Xcfwo/s72-c/impasse.png' height='72' width='72'/><thr:total>86</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-6855164099297581390</id><published>2007-04-04T02:56:00.000+02:00</published><updated>2007-05-02T01:11:45.747+02:00</updated><title type='text'>Opération pièces détachées</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La liste des cinémas dans lesquels le film &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Boillat vivra!&lt;/span&gt; sera présenté a été mise à jour. Karl a aussi mis un petit résumé de l'article du Temps sur le film, ainsi qu'une référence à l'interview de la RSR, indiqués en rouge. Désolé de ne pouvoir offrir de mises à jour plus complètes!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Démantèlement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques temps, Swissmetal met en oeuvre sa légendaire "stratégie". Malgré les promesses de maintenir 150 à 200 "bon emplois", comme disait Friedrich Sauerländer (il y aurait donc de "mauvais emplois", même s'il ne s'inclut étonnamment pas dans ce lot), on se dirige bel et bien vers le lapsus de Sam Furrer, à savoir 60 travailleurs à la Boillat. Comme on sait, petit à petit, des Boillat sont déplacés de l'usine 1 vers l'usine 2. Ce transfert devrait s'achever, à terme, avec la fermeture de l'usine 1. Un autre transfert a eu lieu récemment, celui des machines Mikron, destinées à la production de lopins (fil coupé pour la fabrication de pointes de stylos).  Les Mikron oui, celles-là même qui, du point de vue de la valeur ajoutée qu'elles permettaient, de leur conception particulière et de la clientèle servie, étaient essentielles. Les voilà déplacées vers Lüdenscheid. Les Boillat chargés du démontage ont d'ailleurs courageusement refusé ce dégoûtant travail: des externes s'en sont donc chargés. De plus, des transferts de machines de l'usine 1 vers l'usine 2 sont aussi prévus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la Boillat, la production semble se reporter lentement sur les alliages à haute teneur en cuivre, lesquels sont coulés à Dornach. Ainsi, le centre de finishing se profile à l'horizon... Mais en attendant, entre les machines qui fonctionnent mal (comme la presse Loewy ou le four à passage Elti, nécessaire aux nouveaux alliages) et des essais qui pour le moment n'aboutissent pas, la productivité de la Boillat n'est de loin plus ce qu'elle fut. En fait, bien des choses fonctionnent plutôt au système D. A quoi il faut ajouter la souffrance quotidienne que travailler dans ces lieux doit représenter pour nombre de Boillat, qui sont devenus, par la tragédie des choses, des captifs de Swissmetal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques mois, les clients insatisfaits de la qualité Swissmetal réclamaient de la qualité Boillat. Et la Boillat fournissait la commande que Busch-Jaeger n'arrivait pas à produire correctement. Maintenant, Swissmetal pourra expliquer que cette production n'est plus possible à la Boillat suite à une réorganisation (justifiée, comme il se doit, par la grève). Volker Suchordt a donc réussi une partie de son pari de psychopathe: supprimer la qualité Boillat pour que le premier vient ensuite (mais loin derrière), son usine de  Lüdenscheid, devienne leader. Cependant, la seconde partie du pari -rendre Busch-Jaeger rentable de cette manière- ne semble pas en voie d'être gagnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré le fait qu'Henri Bols ait expliqué très clairement, devant toute l'usine, que Philippe Oudot, dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=116,346,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, mentait quand il écrivait que des licenciements auraient lieu... Des licenciements ont eu lieu. 2 personnes de la maintenance ont dû faire leurs bagages, tandis que 2 autres seront déplacées sur des machines. Les 2 licenciés avaient signé, faute de choix, un des nouveaux contrats de Swissmetal, non conformes à la CCT, ce qui leur vaut une période de dédite minimale. La maintenance comporte trop de monde, parce qu'à Lüdenscheid, elle est plus réduite, explique Volklore. Subtile raisonnement qui consiste à ne pas voir que la maintenance recouvre des qualification différentes à la Boillat, et à ne pas constater l'état général déplorable de l'usine Busch-Jaeger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, le démantèlement de la Boillat est en cours, c'est un fait. La stratéchie n'a pas changé, et Jürg Müller, l'expert de la médiation, ainsi que Rolf bloch, peuvent apprécier l'efficacité de leur travail. Décidément, on n'arrête pas un buffle à coups de mots, fussent-ils assassins ou simplement intelligents. Malgré cela, la chose qui manque à Swissmetal pour parachever ce chef-d'oeuvre d'imbécilité, c'est le silence. Tant que la contestation existera, Martin Hellweg aura bien de la peine à justifier la catastrophe qu'il prépare. La porte de sortie du Maîîître consisterait certainement à revendre Swissmetal et à engranger un petit bonus pour son génie. Pourtant, on ne peut certainement pas dire que les acheteurs se poussent au portillon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A priori, malgré la conjoncture exceptionnelle, les affaires vont donc plutôt mal chez Swissmetal. Si le groupe brandit toujours de bonnes nouvelles par pelletées de 12, la réalité semble moins joyeuse. La nouvelle presse, qui a fait l'objet d'une communication soutenue dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?40d488fb6d98f7e869c3d524ddbce520"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, n'est pas prête de fonctionner (mais qui donc seront les maître d'oeuvre de la mise en route? Jepeto?). Toujours dans ce &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;, le salon Paperworld de Francfort, qui coûtait prétendument trop cher pour que la Boillat aille y présenter ses instruments d'écriture, et qui, soi-disant, ne servait à rien, est maintenant porté aux pinacle de l'"incontournabilité" par un plumitif de Busch-Jaeger. La reconduction de la certification ISO a aussi fait l'objet &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?53878a2b7c552bb35c666417364f9317"&gt;d'un communiqué&lt;/a&gt;. Pourtant, lors de ce qui semble être des audits assez convenus (c'est tout de même l'audité qui paie l'auditeur), les choses ne se sont pas parfaitement passées. Les principaux problèmes avaient trait à des questions environnementales, chose normale quand on connaît le responsable en charge (le taupier, pour les intimes). L'autre catégorie de problème à résoudre se situait au niveau... du management. Il a donc fallu attendre un certain temps pour que ces questions soient réglées avant de recevoir la certification. Bref, le record de la bouffonerie -le fameux escalier en bronze- n'est pas encore battu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu la quantité de temps et sans doute d'argent (alors qu'à la Boillat on doit économiser sur les rognures de gommes), que la direction de Swissmetal dépense en Chine, il y a fort à parier qu'une annonce fumeuse ira prochainement dans ce sens. Fumeuse, parce que le dernier contrat mirifique de Swissmetal avec les chemins de fer chinois semble n'avoir jamais rien donné. Mais bon, tant que Martinou se trouve une excuse pour dormir au Hilton et vivre comme un baron, il ne faut pas être trop regardant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mais alors, la grève?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on regarde cette triste situation, il y a de quoi se demander si lutter autant a servi à quelque chose. La réponse est malgré tout "oui". La grève a retardé le démantèlement d'une année environ. C'est toujours ça de pris, pour ceux qui auront eu leur salaire pendant ce temps. Et surtout, la grève a permis la construction d'un rapport de force entre la direction de Swissmetal et ses employés. D'habitude, Swissmetal a toujours utilisé les négociations, quelles qu'elles soient, uniquement pour gagner du temps et noyer le poisson. Pour ce qui est d'un plan social, Swissmetal s'est toujours cru au-dessus des autres entreprises. L'exception qui confirme la règle, en quelque sorte. Pourtant, si les dirigeants de Swissmetal ont en effet quelque chose d'exceptionnel (mais ça ne leur ferait pas plaisir qu'on leur dise en quoi), il semble que la notion de "plan social" ne leur soit plus totalement étrangère. Ainsi, les négociations qui ont lieu entre Swissmetal est les représentants du personnel de Reconvilier et de Dornach semblent être destinées à déboucher sur quelque chose. Karl aurait presque envie de crier au miracle: quelle mouche a donc piqué Martinou? Bien sûr, l'accord n'est pas encore signé. Mais, chez Swissmetal, on semble tout de même vouloir poursuivre la discussion. Il faut dire que le site qui sera le plus frappé par les prochains licenciements pourrait bien être celui de Dornach. Or, jusque là, à Dornach, on se sentait un peu plus protégé que ces énervés de la Vallée de Tavannes. Si ce sentiment disparaît, il vaut mieux pour Swissmetal éviter de générer trop d'insatisfaction à Dornach.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi l'image que veut donner Swissmetal. Karl voit déjà le communiqué: "Swissmetal licencie, mais en entreprise responsable, fournit un plan social de premier choix, et du caviar à la louche". Suivrait un couplet de Sam Furrer sur "l'orientation client" de Swissmetal, où les licenciés sont aussi considérés comme des clients. Il mettrait une petite image de hyène pour symboliser... euh... passons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est que s'il y a rapport de force, on peut penser que Swissmetal n'a plus la même marge de manoeuvre que par le passé. Il faut aussi dire qu'Unia, où une réelle réflexion sur cette grève semble avoir lieu (du moins, c'est ce que laissait penser &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=115,344,0,0,1,0"&gt;le débat tenu à Espace noir&lt;/a&gt;), semble faire du travail efficace. La situation est certes plus habituelle pour le syndicat que la grève, et il ne lâche pas le morceau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une séance&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi 12 avril s'est tenue une séance qui réunissait une partie des acteurs du conflit Boillat (commissions du personnel, Femmes en colère, uZine 3, ainsi que d'autres). Cette séance fondatrice poursuivait l'objectif -atteint- de créer une coordination entre les différents acteurs, pour que l'information circule au mieux et pour planifier des actions communes de soutien aux Boillat. La Coordination "solidarité Boillat" est donc née. Un communiqué suivra prochainement et fournira plus de détails.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un film&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film de &lt;a href="http://www.danielkunzi.ch/"&gt;Daniel Künzi&lt;/a&gt; sur la Boillat est prêt à être diffusé! Il se nomme &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=45,348,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Boillat vivra!&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Et retrace l'histoire de ce conflit, en donnant la parole à nombre de ses acteurs. Le film permet de revisiter cette lutte et de se souvenir de ces moments, bien souvent émouvants. Tant de choses, avec le temps qui passe, disparaissent peu à peu de la mémoire... Et Daniel Künzi a tenté d'en sauver quelques unes de l'oubli. Ceux qui l'ont côtoyé le savent: le réalisateur a passé énormément de temps à la Boillat, a accumulé des centaines d'heures de matériel et surtout, a essayé d'entrer dans la mentalité du Jura bernois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le résultat est là: un documentaire poignant, pas facile à regarder, tant son histoire est douloureuse, mais plein de cette ambiance de fraternité qui anima la grève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://letemps.ch/template/recherche.asp?page=rechercher&amp;contenuPage=identification&amp;amp;types=search&amp;type=0&amp;amp;amp;artID=206105&amp;rubrique=1%2C2%2C3%2C4%2C5%2C6%2C7%2C8%2C9%2C10%2C11%2C12%2C13%2C15%2C16%2C17%2C18%2C19%2C20%2C21%2C22%2C23%2C24%2C25&amp;amp;liste=precedent"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Le Temps&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt; (lien payant) du premier mai &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;a publié une critique de ce film, positive dans l'ensemble. Détail piquant, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Spiderman 3&lt;/span&gt;, superproduction au budget record, sortait le même jour, ce que le journaliste n'a pas manqué de relever: "D'un côté, 150 copies [dont de quoi remplir le quart des écrans de Suisse romande, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;dixit &lt;/span&gt;un autre article] pour l'homme-araignée, de l'autre quelques DVD qui circulent entre Genève et le Jura. On n'ira pas jusqu'à dire que l'intérêt est invérsement proportionnel à ce rapport de forces, mais on n'est pas loin de le penser". Certes, pas loin du tout!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, Daniel Künzi a été interviewé par la &lt;a href="http://info.rsr.ch/fr"&gt;RSR&lt;/a&gt;, au journal de 12H30 du premier mai. Toujours à la recherche d'un bon mot, il n'a pas manqué de signaler que la direction d'Unia avait vu sa caméra "d'un très mauvais oeil".&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://jb.zonez.ch/download.php?b45c334fc033bd597cb8b7117f351c65"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 297px; height: 418px;" src="http://jb.zonez.ch/download.php?b45c334fc033bd597cb8b7117f351c65" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La première aura lieu le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;mardi premier mai&lt;/span&gt; (quelle autre date sinon celle-là?) au cinéma CAC Voltaire de Genève, à 19H, en présence du réalisateur et de travailleurs de la Boillat, et au Cinoche de Moutier, à 20H, aussi en présence de travailleurs de la Boillat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;mercredi 2 mai&lt;/span&gt; à 20H, ce sera au tour d'Espace Noir, dont l'engagement pour la Boillat est décidément louable, d'accueillir ce film et des Boillat à Saint-Imier. Toujours le 2 mai, au Royal, à Tavannes. Dès cette date, le film sera aussi projeté au cinéma Apollo de Neuchâtel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeudi 3 mai&lt;/span&gt;, le Cinéma Lux des Breuleux accueillera le film à 20H, ainsi que des Boillat. Dès cette date, il sera aussi visible au cinéma Lido de Bienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;mardi 8 et jeudi 8 mai&lt;/span&gt;, ce sera au tour du Cinématographe de Tramelan. Le&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; 8 mai&lt;/span&gt;, le film passera aussi à Lausanne, au Bourg, à 20H, et sera suivi d'un débat organisé par SolidaritéS en présence du réalisteur et de Boillat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;samedi 12 et dimanche  13 mai&lt;/span&gt;, le film passera Cinéma ABC - La Chaux-de-Fonds, et Daniel Künzi ne manquera pas l'occasion de faire un saut dans sa ville. De même, des Boillat seront présents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;mercredi 16 mai&lt;/span&gt;, le Zinéma de Lausanne projettera le film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film devrait aussi passer, en mai, à Bâle et à Zürich, ainsi que, à une date indéterminée, à la Grange, Delémont. D'autres salles viendront, normalement, allonger cette liste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pétitions&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;a href="http://berne.laboillat.ch/formulaire_fr.html"&gt;pétition&lt;/a&gt; lancée par la CGAS nous a réservé, fin mars, une agréable surprise. Après avoir été rejetée dans les cantons de Berne (qui l'a transmise à son parlement, assortie d'un prévis négatif de l'Exécutif) et de Vaud (la Commission des pétition a proposé le classement, et sera probablement suivie), le parlement genevois s'est décidé à ne pas la classer et à la renvoyer à son exécutif. Les raisons de ce choix restent assez impénétrables. Il semblerait que, d'une part, les députés ont voulu par leur geste reconnaître la lutte des Boillat et que, d'autre part, ils aient voulu faire décider leur exécutif à leur place. En tout cas, les différentes cultures politiques entre ces 3 cantons sont visibles!&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?0c4d351894d1d195a6d4505938eb3ab7&amp;hashID=7ebbf0487305aed08a40055fe1e4b793"&gt;&lt;br /&gt;La réponse du canton de Berne&lt;/a&gt; fut mesurée (tout comme la seconde réponse), mais assez langue de bois (tout à fait digne d'un gouvernement de gauche qui veut conserver son électorat tout en évitant de prendre l'initiative en ces temps de bonne conjoncture). Dans le canton de Vaud, la &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?6b0fb6d7fa465d94ef876c54a682deb5&amp;amp;hashID=7ebbf0487305aed08a40055fe1e4b793"&gt;Commission des pétitions&lt;/a&gt; (du moins certains membres) n'y est pas allée, par contre, avec des pincettes, en ressortant, au pire, le vieil argument de la séparation de l'économie et de l'Etat. Argument fallacieux: un Etat subventionne parfois des entreprises au moyen, par exemple, d'exemptions d'impôts, pose des limites aux droits de l'économie privée, comme des normes environnementales, etc. C'est d'ailleurs un constat similaire qui est établi par certains dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?229f209d167a5d19cb72d79758cfddd3&amp;hashID=7ebbf0487305aed08a40055fe1e4b793"&gt;rapport de la Commission des pétitions&lt;/a&gt; du canton de Genève. En fait, l'économie privée est intimement liée à l'Etat, et ce de plus en plus: la fragilité intrinsèque d'une économie mondialisée génère un besoin de stabilité, garantie par des Etats forts. Et la stabilité ne passe pas que par la sécurité, mais aussi par une certaine paix sociale, donc par un certain bien-être de la majorité. Enfin, la disctinction entre Etat et économie privée devient de plus en plus floue (par exemple, la Poste est une entreprise semi-publique qui assure un service publique et réalise des affaires privées).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, si aucun des 3 cantons n'a accepté le principe de la péremption pour diverses raisons (protection de la propriété privée, base légale inexistante, etc.), certains ont néanmoins pris la peine d'élargir le débat à la question des gardes fou. Le droit à la propriété n'est pas un droit absolu, contrairement à ce que certains ont veulent faire penser. On peut toujours essayer d'implanter une décharge de déchêts toxiques dans un jardin, pour vérifier. La question qui se pose est, justement, de savoir si certaines destructions liées à ce qu'autorise la propriété privée ne sont pas excessives. Dans le cas de la Boillat, il paraît en effet délirant de continuer Martinou à massacrer Swissmetal, ceci au nom de sa stupidité, alors même qu'un expert neutre mandaté indirectement par l'Etat l'a constaté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour d'autre information sur la pétition, il est aussi possible d'aller visiter &lt;a href="http://berne.laboillat.ch/comites/"&gt;ce site web&lt;/a&gt;. Sur le même site, &lt;a href="http://www.laboillat.ch/un_an_apres/"&gt;à ce lien&lt;/a&gt; et en image, on a d'ailleurs commémoré l'anniversaire de la vente aux enchères de tableaux en faveur du fonds de grève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Meuh!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl passe bien du temps à parler de Martinou et à le comparer à un buffle. Mais comme on sait, une histoire de taureaux, à Loveresse, a défrayé la chronique il y a quelque semaines. Il faut dire, comme le relève l'auteur de &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/MarthinCourrierLecteurs.jpg"&gt;ce courrier des lecteurs&lt;/a&gt; (Karl a oublié le nom du journal, si quelqu'un peut le lui rappeler), que le taureau en question n'était pas n'importe qui!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Interneteries&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patrick Rérat, chercheur en géographie à Neuchâtel, a publié un article intitulé &lt;a href="http://www.espacestemps.net/document2201.html"&gt;"Une grève sur la toile"&lt;/a&gt;. Cet article explique comment la grève des Boillat a été partiellement portée sur Internet, notamment au traver de ce blog et de &lt;a href="http://www.boillat.org/"&gt;la pétition Internet&lt;/a&gt; lancée par Pierre-Yves Niederhauser. P. Rérat estime qu'on peut voir au travers de ce phénomène l'émergence d'un "pronetariat" (c'est-à-dire "une nouvelle classe d’usagers des réseaux numériques capables de produire, diffuser, vendre des contenus numériques non propriétaires"). Par une carte qu'il présente, P. Rérat fournit aussi une analyse de la répartition géographique de signataires de la pétition Internet, analyse qui met, entre autres, en évidence les frontières linguistiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl, de son côté, a participé anonymement (et a survécu au ridicule de son déguisement) à &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=116,347,0,0,1,0"&gt;un débat&lt;/a&gt; concernant l'anonymat dans les blogs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-6855164099297581390?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/6855164099297581390/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=6855164099297581390' title='160 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/6855164099297581390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/6855164099297581390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2007/04/opration-pices-dtaches.html' title='Opération pièces détachées'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>160</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-1744552443330826837</id><published>2007-02-10T02:47:00.000+01:00</published><updated>2007-02-14T16:20:55.252+01:00</updated><title type='text'>Toc toc! Y'a quelqu'un?</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-size:85%;" &gt;Version &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Correction concernant l'erreur de Karl: ça n'en était pas une... Voir ci-dessous, en rouge.&lt;br /&gt;-Ajout d'un morceau de texte, à la fin du chapitre "L'action"&lt;br /&gt;-Ajout, en fin d'"édito", d'informations sur la pétition&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-size:85%;" &gt;-Ajout, en fin d'"édito", d'une bien belle photo ;-)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui, oui! Le blog n'est pas complètement délaissé, même si ça n'avance qu'à petits pas. La faute à plein de travail, qu'il faut faire aussi. Mais finalement, y'a quelqu'un. Donc, voici venu le moment de revenir à tête reposée sur quelques événements passés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aurait eu lieu d'écrire des bilans... Un pour la Boillat, bien sûr, et un pour le blog. Mais Karl a séché, sur ce coup. Le regard sur le passé, en quelque sorte une conclusion, il ne le sentait pas: l'heure de déposer les armes n'est simplement pas encore arrivée et la réouverture de certains chapitres m'est difficile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Petite information&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après mes sources, le canton de Berne aurait décidé de considérer les donations au fonds de grève comme des donations usuelles (ONG, etc.). Ainsi, il est possible aux donateurs de déduire leurs dons des impôts.&lt;br /&gt;Pour que tout soit clair (certains aiment bien jouer sur les mots, semble-t-il, mais la vérité n'émerge pas pour autant de leurs propos), cette décision concernant les dons ne concerne en rien l'affectation des fonds de grève, qui ont été versé aux gréviste conformément à leur vocation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Commémoration&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 25 janvier 2007 avait lieu la commémoration du début de la seconde grève de la Boillat. Autant dire la commémoration d'un événement historique. Annoncée largement, par Karl sur la &lt;a href="http://helix-1.sri.ch/ramgen/rsr/rsr1/journal_de_1230/2007/journal-de-12h3020070125-122800-56k-001.rm?start=00:22:39.260&amp;end=00:27:29.637"&gt;RSR&lt;/a&gt; (où il a dit une petite bêtise, nous y reviendrons), par Corinne sur &lt;a href="http://www.rjb.ch/player/videoplayer2.php?radio=RJB&amp;amp;debit=hi&amp;cat=infos&amp;amp;news=45280"&gt;RJB&lt;/a&gt;, dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=113,327,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quotidien Jurassien&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (où l'on peut lire d'intéressantes remarques de Nicolas Wuillemin), dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=113,324,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, et par l'&lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=113,323,0,0,1,0&amp;hashID=f6f12e6f54f3547dc650a2b885bb7668"&gt;ATS&lt;/a&gt;. Sur RJB toujours, on pouvait entendre une interview piquante d'Henri Bols. Ce dernier, en effet, est bien un des seuls cadres de Swissmetal a pouvoir, à l'oreille, être identifié clairement comme un être humain et pas comme une boîte à meuh. Il rit, il hésite, son débit est parfois inconstant... Le personnage détonne dans l'univers robotique de la direction du groupe. Néanmoins, la vérité n'était pas pour autant au rendez-vous, même s'il faut laisser à Henri Bols le fait qu'il n'a pas entièrement menti. Ca va de mieux en mieux, disait-il en substance, même si des problèmes subsistent. Inutile de dire quelle est la moitié la plus véridique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu de monde, 150 à 200 personnes, avait trouvé le courage de braver un froid glacial, un jeudi soir. Il faut dire, aussi, que ça se tasse, cette affaire. C'est ainsi: on peut le regretter, mais aller de l'avant, d'une manière ou d'une autre, parfois en tournant la page, c'est malgré tout une force des êtres humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Boillat de l'intérieur étaient fort peu nombreux. L'un détonnait, mais s'il était de l'intérieur, ce n'était pas un Boillat. C'était le délateur de service, &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/images/KMeyer.jpg"&gt;Karl Meyer&lt;/a&gt;, qui observa la manifestation d'un air hautain, hypocrite et mielleux. Etonnant de voir à quel point le personnage est conforme au rôle que lui assigne son maîîître, jusque dans ses petites mimiques de fouineur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5 discours ont été prononcés (on peut en retrouver 4 &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=45,322,0,0,1,0&amp;amp;hashID=f6f12e6f54f3547dc650a2b885bb7668"&gt;chez JB&lt;/a&gt; -merci à lui!- le 5e ayant été improvisé). L'un, &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?fce5cef7bc9d6349ac01389e20dedf9b&amp;hashID=f6f12e6f54f3547dc650a2b885bb7668"&gt;celui d'Aline Burkhalter&lt;/a&gt; (merci à elle!), comportait quelques petits mots de Karl à la fin, pour cause d'anniversaire du blog. Le premier prononcé, &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?a3a485f104a02668f65ca7b47a05a220&amp;amp;hashID=f6f12e6f54f3547dc650a2b885bb7668"&gt;celui de Nicolas Wuillemin&lt;/a&gt;, était, en toute subjectivité, remarquable. Dans ce réquisitoire contre la politique de Swissmetal et dans cet appel à ses ex-collègues restés à la Boillat à continuer à se défendre, il y avait une dignité et une force qui, décidément, ne s'inventent pas. Si vous en lisez un seul...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait une chose qui a traversé toute la manifestation: cette souffrance de voir la Boillat mourir à petit feu sans pouvoir rien faire, sinon regarder. Certains, comme &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?b3973031b164f1001709237902409b59&amp;hashID=f6f12e6f54f3547dc650a2b885bb7668"&gt;Flavio Torti&lt;/a&gt;, le maire de Reconvilier, le disaient sans ambigüité: il faudra tourner la page. L'avenir de la Boillat sera ce qu'il sera, occupons-nous avant tout du reste. "Pendant l’affaire UMS …le temps ne s’est pas arrêté!", a-t-il relevé avec, il faut le dire, un certain bon sens, aux pays de l'horlogerie. D'accord, mais une entreprise de cette solidité là, on n'est pas prêts d'en revoir une. Lidl, c'est bien joli, mais c'est 10 ans d'exemption d'impôts, puis viennent les adieux (j'exagère... Mais nous verrons à quel point). &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?e2bc6ab2d45c09225ee91f2532a47c94&amp;amp;hashID=f6f12e6f54f3547dc650a2b885bb7668"&gt;Jean-Jacques Schumacher&lt;/a&gt;, le président du Conseil du Jura bernois a, quant à lui, tenté d'inscrire la Boillat dans la problématique du Jura bernois, région périphérique et par conséquent délaissée. Pour lui, une constante: la "lutte permanente" pour maintenir cette région vivante. Le combat est donc large, et la Boillat en est une partie importante. Aline Burkhalter a parlé au passé, de son expérience de la grève, durant laquelle elle a été largement présente. Que de souvenirs... Claude Reymond, de la CGAS, a expliqué, pour sa part, le travail effectué autour de la pétition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait les multiples aspects d'un combat, et ses multiples perceptions. Les Femmes en colère, de ce point de vue, ont su en montrer les facettes au travers de ce choix d'orateurs. Avec, toutefois, cette lourde question, au final: que faire pour la Boillat? Continuer à se battre? Comment? Tourner la page? A chacun de répondre à sa manière. Karl, pour sa part, ne baisse pas le pavillon, même si l'investissement ne pourra pas être le même qu'en 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un article, parmi d'autres, qui retranscrit quelque chose de cette soirée avec une qualité remarquable est celui de Luc-Olivier Erard, dans &lt;a href="http://www.lecourrier.ch/modules.php?op=modload&amp;name=NewsPaper&amp;amp;file=article&amp;sid=42949&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;mode=thread&amp;order=0&amp;amp;thold=0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Courrier&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Dans &lt;a href="http://http//jb.zonez.ch/index.php?id=113,331,0,0,1,0&amp;hashID=f6f12e6f54f3547dc650a2b885bb7668"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Temps&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Serge jubin a publié une sorte d'interview bilan pour l'occasion. Il s'entretenait avec Fabienne Blanc-Kuhn, et le résultat est assez bizarre: On oscille entre un "ils n'ont rien compris" et un "oui, c'est bien ça". En tout cas, Fabienne Blanc-Kuhn souligne, pour la première fois, l'incroyable silence des instances politiques fédérales. La dernière question-réponse mérite le détour:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"- Et si le combat de 'la Boillat' n'avait été qu'une lutte romantique d'un autre temps?&lt;br /&gt;- C'est tout le contraire. C'est un combat tragique. Un cri de malheur."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une irrationalité à l'autre? Ou pas? Bizarre ce truc, je vous dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bruit qui courait de manière récurrente, lors de la commémoration, était celui d'un déménagement de l'usine 1 vers l'usine 2. On parlait d'employés déplacés du fait qu'à l'usine 1, il reste très peu de travail (il semble que c'est parfois impressionnant de calme). C'est en partie une vieille histoire: l'une des causes de la seconde grève était ce déplacement, dont les Boillat se doutaient, puisque des agents immobiliers avaient été contactés pour le recyclage des bâtiments de l'usine 1. Ainsi, petit à petit, Wilmar fait son nid à l'usine 2, et tire les ficelles par derrière, comme il aime (il est le seul kapo à être toujours sur les lieux et à savoir quelque chose du fonctionnement de la Boillat). Il se rêve certainement chef du finishing. Et pour faire ça avec 60 souffre-douleur, l'usine 2 suffira amplement. Mais, avant ce bouclage de l'usine 1, il faudra faire marcher la presse de Dornach et y certifier les alliages de la Boillat. Ce n'est pas demain (mais il faut garder à l'esprit que la direction de Swissmetal n'est pas très raisonnable).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS: comme vous le voyez, Karl n'est pas exhaustif sur les publications concernant la Boillat. Il y a de nombreux autres articles dont il serait possible de parler. Mais, vu la masse, peut-être vaut-il mieux restreindre. Surtout quand on sait que le précieux &lt;a href="http://jb.zonez.ch/"&gt;site de JB&lt;/a&gt; fournit une documentation complète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Kommunikazion!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant ce début d'année, Swissmetal a publié 3 communiqués de presse, qui méritent chacun le détour, pour des raisons allant du mensonge éhonté à la bouffonerie intégrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?ffd6426560e3eddea1ebadf674847a60&amp;hashID=f6f12e6f54f3547dc650a2b885bb7668"&gt;Le premier&lt;/a&gt; annonçait l'achèvement de l'acquisition d'Avins. Les ex-propriétaires d'Avins (la famille Glassberg, dont Ralf qui est un des nouveaux administrateurs de Swissmetal) ont, semblerait-il, reçu 40'000 actions en échange d'une certaine quantité d'actions d'Avins. Cependant, le communiqué n'est pas clair: ces actions ont très bien pu etre vendues par Swissmetal en bourse, pour financer le rachat d'Avins grâce à l'argent dégagé mais, usuellement, cela fonctionne plutôt par échange d'actions. L'important n'est pas là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'important, en fait, c'est la présentation qui est faite d'Avins. Dans la réalité, Avins est une entreprise qui s'occupe de faire le joint entre un fournisseur et le client final. Avins était très proche de la Boillat (mais pour Ralf Glassberg, les affaires sont les affaires, proximité ou pas) et sa tâche principale était de distribuer des produits Boillat sur le territoire américain. Avins, donc, c'est le savoir-faire commercial de quelques individus (moins de 5) et rien d'autre. Enfin si, un stock, précieux en ces temps de manque de liquidités. Pour Swissmetal, il était facile d'acheter Avins: si Martinou faisait la chasse aux mauvais payeurs depuis son arrivée chez Swissmetal, Avins a toujours été épargnée et a donc pu s'endetter largement. Tout ça en moins à payer. Le hasard fait bien les choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà que Swissmetal veut faire d'Avins la "marque faîtière" sous laquelle seraient vendus des produits Swissmetal, mais aussi d'autres produits. C'est très comique: Ralf Glassberg est bien placé pour le savoir, Avins, en tant que marque, n'existe pas. La seule marque ayant une valeur chez Swissmetal est bien connue de nous: il s'agit de Boillat. Tout le reste, que Swissmetal s'amuse ces temps-ci à protéger, n'est que du vent, auquel Martinou, vu ses grandes compétences, aura de la peine à donner un contenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une idée apparaît. Nicolas Wuillemin en parlait d'ailleurs dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=113,327,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quotidien jurassien&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;: "D'après ce qui se passe actuellement, Swissmetal vise à devenir un négociateur de matières plutôt qu'un fabricant de produits finis, un vendeur de pommes de terre plutôt qu'un producteur de frites. Si ça marche, ils vont faire de l'argent et contenter les actionnaires. Par contre, cela va supprimer de nombreux emplois".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le communiqué raconte une histoire de ce genre (Swissmetal vendrait des frites, mais produites par d'autres). Revenons en arrière. L'oeuvre de Martin Hellweg, chez Keramik Laufen a été, selon lui, un grand succès. Martinou est décidément un utopiste. En fait, il se faisait fort de restructurer l'entreprise, pour qu'elle retrouve la capacité à affronter l'avenir de manière &lt;span style="font-style: italic;"&gt;indépendante&lt;/span&gt;. Comme il en a été incapable (ou peut-être parce qu'Ivo Gerster, président du conseil d'administration voulait se faire de l'argent ainsi. A part lui et Martinou, personne ne savait ce qui se tramait), Keramik Laufen a finalement été vendu au groupe espagnol Roca. C'était, expliqua alors Martinou aux actionnaires, après les avoir bercés pendant des années de rêves d'expansion mondiale et de promesses mirifiques (ça ne vous rappelle rien?), la seule solution pour éviter la faillite. Les actionnaires ont donc accepté. Qu'est devenu, depuis, Keramik Laufen? Parfois, on peut voir une publicité à la télévision, pour des lavabos et autres baignoires, où est mise en avant la qualité suisse de cette marque. Oui, Keramik Laufen est devenu une marque, qui sert à vendre des choses sous le label "Swiss made" alors qu'elles sont principalement produites hors de Suisse (je ne connais pas précisément les conditions d'application du "Swiss made", cela dit).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit donc que vendre une entreprise ou la réduire à sa plus simple expression sont les portes de sortie de Martin Hellweg. Vendre Swissmetal, il est quasi certain qu'il tente de le faire, mais probablement sans succès. S'il y aurait des acheteurs pour la Boillat, personne ne se fait d'illusion sur la valeur du reste du groupe. Le monde des cuivreux est logiquement moins naïf sur les possibilités de Swissmetal que celui de la finance. Ainsi, faire de Swismetal une PME de courtage de métaux et de distribution de produits cuivreux semble être l'idée que Martinou garde dans un coin de sa tête. Si la production industrielle ne marche pas (et elle ne marche pas), on démonte tout et on se replie sur le tertiaire, histoire de maintenir une activité économique. Swissmetal cesse d'être et devient Avins. Sincèrement, un plan aussi foireux a peu de chances de marcher. Mais le fait qu'il soit aussi foireux est une bonne raison de croire que Martinou songe sérieusement à l'appliquer. Eh oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?40c85af6d3144a7c7177a1d2a7306ad3&amp;hashID=f6f12e6f54f3547dc650a2b885bb7668"&gt;Le deuxième communiqué&lt;/a&gt; fut publié le lendemain de la commémoration. Une très subtile stratégie établie par le génial Furrer a généré cet succession. La grève, c'est le mal, et ça donne une mauvaise image. Il faut donc noyer les informations liées à cette grève sous un flot de nouvelles toutes meilleures les unes que les autres. Il fallait une bonne nouvelle massive, une de poids, une qui en jette! Là, elle fut écrasante de génie, et de masse! Loin de nous le chichi de la microtechnique et du SIAMS, là ça se passait à la foire Swissbau, où les choses présentées sont plus... volumineuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un escalier en bronze. Swissmetal a exposé un escalier en bronze. Et, comme ils disent, ils l'ont tout fait eux-mêmes, parce qu'ils en sont capables ("Swissmetal maîtrise l'ensemble des étapes de fabrication dans ses propres locaux"). Pour le design extraordinaire de finesse, c'est en effet, d'après des sources très top secrètes, Martin Heuschkel et Werner Riegert, que la subtilité intellectuelle caractérise, ont officié. Mais, comme le dit le communiqué, plus que la beauté, c'est la solidité qui compte. Et, on veut bien le croire, c'est du solide. A charge donc des générations futures d'éliminer ce chef-d'oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On remarquera encore que Doris Leuthard n'a pas "regardé" l'escalier, mais qu'elle l'a "contemplé". Il y a de quoi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avouez-le, il y a aussi de quoi cesser de faire les esprits chagrins avec cette histoire de grève: Swissmetal va bien, merveilleusement bien. En 2005, il était trop cher de faire un stand Boillat à la foire Paperworld pour y promouvoir les pointes de stylo. En 2007, Swissmetal peut se payer un emplacement à Swissbau. Tout va de mieux en mieux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?a51b4a8a655b7145ddce508ddb5d1bbf&amp;amp;hashID=f6f12e6f54f3547dc650a2b885bb7668"&gt;le troisième communiqué&lt;/a&gt;. Tout d'abord, il contient une photo de la nouvelle presse de Dornach, en cours de montage. Karl s'était donc trompé, à la RSR, quand il disait, au 25 janvier, que cette presse n'était pas encore cours de montage. Elle l'était! En même temps, on ne peut pas dire que ce soit très avancé. Je ne suis pas spécialiste du tout, mais au lieu de parler d'un escalier en bronze, peut-être y aurait-il eu, en plus, de montrer une photo de la nouvelle presse si quelque chose de crédible avait été à Dornach le 25 janvier... Quoi qu'il en soit, cette presse aurait dû démarrer, en production industrielle, à la fin 2006. Là, Swissmetal parle d'une mise en service "au cours de l'exercice 2007". Si ce n'était la masse de cette machine, on croirait voir affaire à un &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vaporware"&gt;vaporware&lt;/a&gt; (en français, ça donne "fumiciel": voilà qui colle à cette situation... fumeuse!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Erratum: la masse de la presse n'y fait rien, c'est bien un vaporware! La photographie sur le communiqué laissait planer des doutes. Le socle sur lequel est posé la presse est fait d'étais métalliques, et n'a donc rien de définitif, alors que le véritable socle est en ciment et est bien plus imposant. De plus, le bâtiment dans lequel a été pris la photo du communiqué est un bâtiment qui a du vécu, contrairement à celui qui doit recevoir cette nouvelle presse, à Dornach, qui est neuf. Bref, Petit Ours, dans les commentaires, indiquait que la photo a été prise à l'usine  où est produite la presse... Et tout porte à le croire. Tout, sauf une phrase du communiqué, qui montre une fois de plus combien Swissmetal m&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;érite la confiance: "Entretemps, des éléments de la nouvelle presse à extrusion sont arrivés à Dornach (photo p. 2)". C'est ça, bien sûr.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mis à part cette image, le communiqué propose une préversion des chiffres 2006 de Swissmetal. Préversion amusante, puisqu'elle met en avant le chiffre d'affaire et ne donne nulle part le bénéfice. Le chiffre d'affaire est sans intérêt, puisqu'il ne renseigne pas sur la marche des affaires. Il s'agit simplement du brassage d'argent effectué par l'entreprise. Mais il est possible de brasser énormément d'argent sans gagner plus pour autant (un peu comme un banquier, qui voit passer des millions de francs, mais touche un salaire standard). La hausse du chiffre d'affaire, en l'occurence, n'est due qu'à l'achat de Busch-Jaeger et à la hausse des prix des matières premières (on vend plus cher les produits, mais ça ne change rien, puisqu'on paie la matière plus chère). Ainsi, ces 68% de hausse sont peu intéressants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La valeur ajoutée brute [VAB] a clairement plus d'importance. Elle est en hausse de 14%, à 118 millions de francs. Déjà, comme le mentionne Paul Sonderegger dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=115,334,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Martinou avait promis une VAB de 135 millions de francs pour 2006. Qui plus est, on peut considérer qu'avec l'achat de Busch-Jaeger, la VAB du groupe aurait augmenté d'environ 50%, Busch-Jaeger y pesant prétendûment 1 tiers, voire plus. Et si l'on effectue les corrections utiles (ajout d'une VAB issue de Busch-Jaeger pour janvier, retrait de 9 millions gagnés en 2005), l'augmentation est encore plus faible. Et il faut, en plus, imaginer que, peut-être, une partie des ventes de stock sur le marché des métaux est fusionnée dans la VAB. Il faut encore relever que l'année 2006, du point de vue conjoncturel, a été exceptionnelle. Au final, dans l'ensemble, si les travailleurs de Swissmetal ne faisaient rien, ça rapporterait autant: l'activité normale du groupe (la production de semi-finis cuivreux) ne lui fait plus gagner d'argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des têtes pensantes de la finance parlaient de la Boillat comme d'un atelier protégé... Qu'elles regardent maintenant ce qu'est devenu Swissmetal. C'est une honte, quand on sait la capacité des Boillat à créer des richesses, et pas seulement du vent!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la rengaine sur l'alliage CN8, il suffit de voir qu'il ouvre toujours un "marché très prometteur". Plus c'est prometteur, plus c'est fumiciel, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'action&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se questionne parfois sur l'action de Swissmetal (par exemple, dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=115,337,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, toujours lui). Elle monte cette action, comme prise de fièvre, puis elle redescend tranquillement, avant de repartir à la hausse. Elle semble ignorer tout ce que la rationalité nous ferait nommer "lois".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, si l'on suit le cours depuis le début de l'année, on remarque que les hausses notables sont toujours précédées d'un gros échange d'actions hors bourse (entre 100'000 et 300'000 actions). Ainsi, l'hypothèse de Karl est toute simple: les hausses sont purement spéculatives. Le fait qu'un acheteur pouvant mettre plusieurs millions de francs dans des actions Swissmetal se lance motive de plus petits acheteurs à miser sur quelques actions Swissmetal. Leurs risques sont en effet diminués, puisque le gros acheteur n'achète évidemment pas pour revendre à un prix plus bas que son prix d'achat. Il soutient donc le cours de ce fait, même si l'offre d'action ne diminue pas (ces transactions ayant généralement lieu hors bourse). La conjoncture, qui est excellente, laisse aussi plus de marge aux investisseurs quant aux risques encourus. Un élément démonstratif de cet effet d'entraînement dû à de gros achats est le fait que le cours, ensuite, s'essouffle toujours en peu de temps, puis redescend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers jours, d'ailleurs, la baisse est assez brutale. Le dernier communiqué de presse de Swissmetal semble avoir refroidi les ardeurs. 30 francs, c'est aussi un maximum pour l'action Swissmetal. Même pour un investisseur qui croirait que la valeur de l'entreprise Swissmetal s'est maintenue depuis 2005, le plafond est probablement atteint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, ce qui se passe en bourse n'a pas grand intérêt, puisque rien de la stratégie interne de Swissmetal n'y transparaît. Vu les volumes échangés depuis quelques mois, on peut se demander si Laxey n'y joue aucun rôle. Mais la question reste sans réponse... Il va falloir être patients. On peut noter, même si ce n'est pas vraiment informatif, que 3V Assets Management a vendu ses actions (passage en-dessous de 5% signalé le 18 janvier) et qu'Adelphi Capital est aussi passé en-dessous de 5%, d'après une annonce du 8 février).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Au 13 février&lt;/span&gt;, la baisse de l'action Swissmetal se poursuit. Apparemment, la fin des bonnes nouvelles dans les communiqués du groupe ne passe pas inaperçue. Deux présentations de chiffres consécutives sans bonnes nouvelles, c'est beaucoup, pour Swissmetal. Non, l'escalier en bronze, même pour les actionnaires, ça ne compte pas! A l'évidence, le groupe prépare le terrain à son rapport annuel 2006, qui devrait être assez mauvais (on remarquera que toutes les grandes entreprises ont déjà publié le leur...). A moins qu'il s'agisse d'un coup de poker tactique destiné à donner du poids à une pseudo bonne nouvelle (un bénéfice en hausse de 10% -autant dire rien, mais en pourcents ça ne se voit pas- par exemple). Il faudra probablement attendre au moins la fin mars pour être fixés, car on peut déjà imaginer que cette publication aura lieu au dernier délai avant l'assemblée générale, pour limiter la marge de préparation des actionnaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La pétition&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pétitionnaires poursuivent leur route. Suite à la réponse de l'exécutif bernois, une réponse à la réponse (qui n'en était pas une) a été envoyée. Les divers commentaires sur la langue de bois de nos autorités, préludant la lettre et rédigés par le comité de la pétition, peuvent être consultés sur &lt;a href="http://berne.laboillat.ch/comites/spip.php?article68"&gt;cette page&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;a href="http://berne.laboillat.ch/comites/IMG/pdf/Lettre_Conseil-executifBE-copie.pdf"&gt;lettre en question&lt;/a&gt; vise simplement à rendre nos autorités un peu plus claires sur le fond. "Nous considérons votre réponse trop floue, trop évasive et vous demandons instamment de vous prononcer de emanière claire, en donnant des justifications tangibles": tel est la principale demande du comité bernois de la pétition. En effet, dans la réponse des autorités, on pouvait bien constater que cette histoire de Boillat et cette pétition leur causaient un certain malaise. D'un côté, il y a le laisser-faire économique, vecteur principal de la croissance pour la majorité des personnes importantes, et de l'autre il y a sa dérive la plus extrême. L'impression que le canton veut fermer les yeux, se boucher les oreilles, et attendre que ça passe a été manifeste dans toutes ses interventions. Pas envie de revivre le roulage dans la farine d'Elizabeth Zölch, pas envie d'en faire plus, alors on ne fait rien, et on attend. Une bonne raison de garder le contact avec nos dirigeants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Photographie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/RdHHuXWfcaI/AAAAAAAAAAM/4Co00up2IWk/s1600-h/GerberS-MartinouFridouCornes.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/RdHHuXWfcaI/AAAAAAAAAAM/4Co00up2IWk/s400/GerberS-MartinouFridouCornes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5031021858105815458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pas besoin de retoucher ou de mettre une légende: l'histoire racontée par l'image en dit assez! Cette géniale photo nous vient de Stéphane Gerber, photographe RP dont on retrouve le travail, notamment, dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;. Ce dernier a récemment annoncé l'ouverture d'un &lt;a href="http://www.gerberstephane.ch/"&gt;site Internet consacré à la présentation de son travail&lt;/a&gt;. Bien sûr, et c'est pourquoi Karl en parle ici, il y a quelques belles photos, en plus de celle présentée ici, concernant la Boillat. Mais ce n'est pas tout: 20 ans de photographie, ça rappellera quelque souvenirs à nombre d'entre nous...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-1744552443330826837?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/1744552443330826837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=1744552443330826837' title='292 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/1744552443330826837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/1744552443330826837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2007/02/toc-toc-y-quelquun.html' title='Toc toc! Y&apos;a quelqu&apos;un?'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_AxLxNoKN7dI/RdHHuXWfcaI/AAAAAAAAAAM/4Co00up2IWk/s72-c/GerberS-MartinouFridouCornes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>292</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-116977154817148900</id><published>2007-01-26T00:44:00.000+01:00</published><updated>2007-01-26T01:52:14.626+01:00</updated><title type='text'>A mon petit blog</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Joyeux anniversaire mon petit blog! Joyeux anniversaire Karl!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;350 bougies pour les Boillat...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6371/2179/1600/747839/normal_IMG_2566.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6371/2179/400/982652/normal_IMG_2566.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... Et une pour le blog ;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/f/f6/Bougie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 171px; height: 209px;" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/f/f6/Bougie.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Karl et le blog... Il m'ont traîné dans une sacrée aventure, moi, l'auteur! Mais je ne leur en veux pas. Même si elle est dure, cette histoire, pour rien au monde je n'aurais voulu en être le spectateur impuissant. Et, dans cette tourmente, il y a eu tant d'amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à vous tous d'avoir donné, en venant ici si nombreux, "Une Voix à la Boillat"! Elle le méritait, infiniment, et elle le mérite toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, le combat continue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-116977154817148900?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/116977154817148900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=116977154817148900' title='98 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/116977154817148900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/116977154817148900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2007/01/mon-petit-blog.html' title='A mon petit blog'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>98</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-116941014271284386</id><published>2007-01-21T19:29:00.000+01:00</published><updated>2007-01-26T00:43:52.966+01:00</updated><title type='text'>Rendez-vous le 25!</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-size:100%;" &gt;Version &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1. &lt;/span&gt;Karl manque de temps, et s'en excuse. Mais cet "édito" va s'enrichir durant la semaine!&lt;br /&gt;(Finalement non... Karl va faire d'autres "éditos").&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:arial;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le jeudi 25 janvier 2007, dès 18 heures, vous êtes cordialement invités à la commémoration de la seconde grève des Boillat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre mission, si vous l'acceptez, est d'en parler autour de vous et d'y venir. Ce message ne s'autodétruira pas pour autant après lecture ;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à toutes et à tous!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Précisions&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce jeudi, soit le 25 janvier, aura lieu le premier anniversaire de la seconde grève des Boillat. Le caractère histoorique de cette grève justifie pleinement qu'on la commémore. D'autant plus qu'il s'agit de montrer au victimes de cette tragédie (historique étant presque toujours, malheureusement, synonyme de tragique) que, une année après, des gens sont encore à leurs côtés, d'une manière ou d'une autre. D'autant plus, aussi, que les 2 éléments mutuellement exclusifs de ce conflit, la Boillat et la direction de Swissmetal, sont toujours là. L'issue n'est donc pas encore atteinte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, comme le note "Petit ours" dans les commentaires du précédent "édito":&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"On fait peu mais on le fait. Et pour continuer avec les images, même les mécanismes bien huilés peuvent se gripper avec quelques grains de sables. Grains de sable de partout, unissez-vous… !&lt;br /&gt;Et n’oubliez pas la manif de jeudi!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La soirée est organisée par les Femmes en colère, dont voici le communiqué:&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;25 janvier 2006-25 janvier 2007 -1 an déjà !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Il y aura une année, jeudi prochain 25 janvier 2007 que les ouvriers-employés-cadres de Boillat Swissmetal à Reconvilier se mettaient en grève pour la 2&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; fois en 14 mois.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Les femmes en colère, association issue du conflit de Reconvilier mettent sur pied une manifestation de commémoration. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Nicolas Wuillemin , Jean-Jacques Schumacher, Flavio Torti, Claude Reymond de Genève(CGAS) initiateur de la pétition et de l’invitation au Théâtre de Carouge, seront les orateurs de la soirée. A cette occasion, 350 bougies seront allumées pour rendre hommage aux grévistes de 2006. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;La mascarade de la direction de Swissmetal, sa politique de terreur , seront une nouvelle fois dénoncées.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;La solidarité suscitée par ce conflit à nul autre pareil est la force du mouvement. En se rassemblant, en se retrouvant, chacun pourra retrouver « l’esprit Boillat » qui flotte encore et toujours sur la vallée de Tavannes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Non, la Boillat ne va pas bien, oui la solidarité est toujours présente !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Rendez-vous jeudi prochain 25 janvier dès 18h à la place Bellevue à Reconvilier (derrière l’usine 1)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  A l'uZine 3, une raclette sera organisée dès 20 heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Swissair&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, en ce moment, c'est le procès Swissair qui focalise l'attention des médias, et il est bien difficile de ne pas penser à Swissmetal en y assistant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anecdote piquante, Benedict Hentsch, à l'époque du grounding de Swissair, était un actionnaire important du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Temps&lt;/span&gt;. Ce journal, mentionnant tout de même cette participation de l'intéressé, avait publié une double page ruisselante de complaisance, dans laquelle Benedict Hentsch se lavait de tout soupçon. Dans un plaidoyer à la Hellweg (je suis une pôôôvre victime), B. Hentsch expliquait le psychodrame du conseil d'administration de Swissair, qui n'avait rien vu venir, et de toute façon c'était la faute à Brügisser, na! Bon, le Brügisser en question, c'était ne effet une sorte de petit dictateur... Mais l'anecdote est piquante parce que, dans les pages du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Temps&lt;/span&gt;, où l'on disserte en long et en large sur le procès (souvent de manière intéressante d'ailleurs), personne ne se réfère à cet article. Bizarre, bizarre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le procès Swissair, c'est un peu celui d'une bande d'aveugles, sourds et désormais muets. Il n'ont rien vu, rien entendu, et de toute façon, il ne pourraient pas le dire. Si l'on en croit le seul à n'être pas atteint d'une extinction de voix, Thomas Schmidheiny, tout allait tellement bien, que tout aurait dû continuer à aller tellement bien. Comme chez Swissmetal. La comparaison ne s'arrête pas là, puisque Friedrich Sauerländer était un collaborateur d'Eternit, qui appartient justement à la famille Schmidheiny. Avec la sombre histoire de l'amiante, on voit que, si Eternit produisait bien de l'amiante, un effet collatéral était la production d'ordures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bref, le procès rententit par son silence. Ces messieurs les accusés débarquent tous dans des voitures dont la moins cher vaut plus de 100'000 francs, avides qu'ils sont de montrer au peuple le pouvoir de l'argent. Puis, ils se taisent. On croirait voir des écoliers pris en flagrant délit de vol de sucreries. Sauf que la responsabilité (mais ceci semble leur échapper), n'est pas tout à fait la même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nombreux sont ceux qui considèrent ce procès inutile parce que vain, les condamnation qu eprononcera le tribunal risquant d'être insignifiantes. Le seul constat que ces personnes font profil bas et se réfugient dans un silence de minables dit le contraire: peine ou pas, ces gens sont atteints là où ça fait mal. Eux, les maîtres du pays, célébrés comme supérieurement intelligents, gestionnaires et stratèges de la plus solide entreprise de Suisse, ont réussi un pari réputé impossible: couler Swissair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Swissmetal dans tout ça? Nous verrons bien, mais l'affaire Swissair montre bien que la criminalité économique attire l'attention de la population, et que même une Vreni Spoerry  (la politicienne suisse ayant cumulé le plus de mandats dans des conseils d'administration) n'est pas totalement au-dessus de la justice. En un sens, c'est rassurant, même si bien de schoses restent à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quelques nouvelles au fil du temps...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette rubrique, c'est un peu le courrier en retard de Gaston Lagaffe. Mais, à défaut d'être fraîches, ces nouvelles rafraîchiront bien quelques mémoires, dont celle de Karl.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le &lt;a href="http://www.lqj.ch/content/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;amp;id=2645&amp;Itemid=193"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quotidien jurassien&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, le 16 décembre 2006 était publié un portrait d'André Willemin, ex-directeur de la Boillat, dont le licenciement par Martin Hellweg avait causé la première grève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 14 janvier 2007, &lt;a href="http://www.rjb.ch/?cat=infos&amp;news=44893"&gt;Rolf Bloch échouait au Swiss award&lt;/a&gt;, dans la catégorie "politique". Ouf, Karl respire, tant sa nomination était déjà une boufonnerie inquiétante. Le monsieur, en effet, ne se prive toujours pas de raconter à qui veut l'entendre (entre autres dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;QJ&lt;/span&gt;) que, si tout ne va pas bien à Swissmetal, au moins la production a-t-elle repris à la Boillat. Monsieur Ragusa semble avoir des troubles de mémoire qui lui empêche de se souvenir du mot "pérénité". Aller faire un tour au procès Swissair l'informerait peut-être de la mode du mutisme, qu'il serait bien inspiré de reprendre à son compte. Rolf Bloch n'aura été que le liquidateur politique du problème "Boillat", c'est-à-dire celui qui balaie les ordures (encore elles!) sous le tapis. Sa nomination doit-elle nous incliner à penser que c'est cela, la politique économique, en Suisse?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://berne.laboillat.ch/formulaire_fr.html"&gt;La pétition Boillat&lt;/a&gt; a été déposée dans les différents cantons suisses, graduellement, dès juin 2006 (cet article du &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=110,304,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; en décrit les étapes, ainsi que cet article du &lt;a href="http://www.lqj.ch/content/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;amp;id=2656&amp;Itemid=196"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quotidien Jurassien&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;). Les deriers dépôts ont eu lieu en décembre 2006, et &lt;a href="http://berne.laboillat.ch/comites/spip.php?article67"&gt;la réponse du canton de Berne&lt;/a&gt; (qu'un &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=110,312,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;article du Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; étudie), auquel une demande particulière d'exercer un droit de péremption était adressée, est tombée elle aussi en décembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien évidemment, et c'est malheureux, le canton s'est attaché à démonter cette pétition dans le détail plutôt que d'en discuter l'esprit. "on ne peut rien faire, et on ne veut rien faire", tel est en substance le message des autorités. S'être déchargé de toute responsabilité sur Rolf Bloch, qui a reçu de l'Etat une mission impossible, est décidément fort pratique. Par exemple, au lieu de se chagriner à propos du fait que définir "l'exercice abusif du droit de propriété" est une question "difficile" à laquelle il "faudrait répondre", l'exécutif bernois pourrait... répondre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, malgré cet accueil prévisible, la pétition était importante. Elle a l'avantage d'attirer l'attention de nos autorités en leur montrant que pouvoir faire n'importe quoi avec une entreprise n'est pas une vertu de l'économie libérale, mais une dérive dangereuse (et coûteuse, si l'on pense à Swissair: 2 milliards, c'est toujours moins cher que la prise en charge de milliers de chômeurs du jour au lendemain, mais l'interveniton n'a-t-elle pas été tardive?). Si le libéralisme économique se fonde, par principe, sur l'idée qu'un patron va tout faire pour cette dernière, il y a lieu de se questionner sur ce qu'il faut faire quand un patron détruit son entreprise, juste parce que son orgueil est trop vaste pour qu'il fasse marche arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, une entreprise a des devoirs auprès de la société qui dépassent les salaires qu'elle verse. Il suffit de penser aux questions de pollution, relativement légiférées, pour s'en rendre compte. Mais, jusqu'où va ce devoir? L'Etat répond que ce qu'une entreprise fait ce qu'elle veut avec sa propriété, tant que ça n'atteint pas directement la propriété d'autrui. Néanmoins, cette question, à l'heure où l'on devrait considérer une entreprise comme un pourvoyeur de salaire qui n'endommage pas trop son habitat, et comme rien d'autre, va continuer à se poser. Car, réduire l'entreprise à ceci, c'est faire du travail un mal nécessaire, que seul l'argent rend utile. C'est bien peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pétition s'inscrit donc elle aussi dans un tel débat. Peut-être, dans un canton animé par la politique des petits pas, la demande était-elle trop directe? Quoi qu'il en soit, ce n'est pas en évitant de répondre que l'exécutif bernois clora une discussion dont la grève des Boillat montre le caractère central.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-116941014271284386?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/116941014271284386/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=116941014271284386' title='25 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/116941014271284386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/116941014271284386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2007/01/rendez-vous-le-25.html' title='Rendez-vous le 25!'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>25</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-116698271683141922</id><published>2006-12-24T18:01:00.000+01:00</published><updated>2007-02-10T12:37:37.370+01:00</updated><title type='text'>Joyeux Noël et bonne année!</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Version &lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Cet "édito" sera modifié jusqu'au 31 décembre.&lt;br /&gt;A venir: les dernière nouvelles de la Boillat et le traditionnel bilan.&lt;br /&gt;-Quelques nouvelles ont été ajoutées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;-Une partie concernant le dernier Torchinou et une autre sur la lettre des commissions du personnel ont été ajoutées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;-Voilà, il est l'heure des traditionnels voeux pour la nouvelles année, que je vous souhaite belle et heureuse!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Noël&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noël, comme on sait, est l'histoire d'une naissance. Une naissance entourée de la chaleur d'un âne et d'un boeuf. A cette époque, voilà plus de 2000 ans, l'âne était brave, dur à la tâche, porteur de lourdes charges, et plutôt gentil. Le boeuf servait bien lui aussi, avec sa force, et c'était une bonne bête. Et, nous dit l'histoire, même leur souffle était bienfaisant, dans la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autres temps, autres moeurs, la tradition de l'anthropomorphisme (où l'on assigne des caractéristiques humaines à, par exemple, des animaux) nous a mené bien loin de cette image, pourtant exacte. "Espèce d'âne" ou "gros boeuf" sont des expressions qui ne rendent pas justice aux animaux, et qui sont tout sauf des compliments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre temps, autres moeurs, sur le berceau de la Boillat sont venus de gros ânes et de gros boeufs, respirant d'un souffle malfaisant. Exotisme oblige, un buffle a même fait son apparition. Plus que malfaisant, son souffle est carrément toxique. Ainsi entourée de cette triade de mauvais génies, la Boillat, en l'an 2006, a bien froid. Mais, sans les milliers de personnes qui, d'une manière ou d'une autre, font quelque chose pour elle, ce serait sans doute pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, décidément, ni l'âne, ni le boeuf, ni le buffle ne méritent d'être comparé à ces caricatures que sont Martinou et sa clique. Soyons, pour Noël, un peu vieux jeu, et rendons grâce à ces sympathiques bêtes, amies de longue date du genre humain, comme on le faisait voilà des millénaires. Karl les salue donc, elles qu'on peut respecter, contrairement à la clique en question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Merci!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl remercie, du fond du coeur, celles et ceux qui viennent lire ce blog, qui viennent y poster des commentaires, qui lui envoient un petit mot de soutien ou des renseignements. Ce blog, au fil du temps, ressemble un peu à une fourmilière. Sous les pages qu'on y lit, l'aide que j'ai reçue pour les écrire ne saurait être calculée. Merci!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:180%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Karl vous souhaite un&lt;br /&gt;bien joyeux Noël, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:180%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;à vous&lt;br /&gt;et à vos proches,rempli&lt;br /&gt;de chaleur et d'humanité!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;Quelques nouvelles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;La première est celle de la fermeture de la Lingotière -le restaurant de la Boillat- juste avant les vacances. Le dernier repas a eu lieu mardi 19 décembre. Ensuite, nettoyage, remise des locaux, puis la Lingotière a fermé ses portes, dans la tristesse (voir dans le &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: normal;" href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=110,311,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;). Les commissions du personnel de la Boillat ont relevé à juste titre, dans &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: normal;" href="http://jb.zonez.ch/download.php?c21a77c26e55598ae80ead6608023426&amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;leur dernier courrier à Martin Hellweg&lt;/a&gt; (Philippe Oudot en a parlé dans le &lt;a style="font-weight: normal;" href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=110,315,0,0,1,0&amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;), que "Les coûts engendrés par cette manifestation ont été certainement supérieurs à une année d’exploitation de la Lingotière". Il leur a été répondu (ce qui figure dans le &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: normal;" href="http://jb.zonez.ch/download.php?f130248628c263a41ad1e7b6f24c993c&amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;résumé de la séance entre commisions du personnel et direction du groupe&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;) que la Lingotière était une "charge", alors que jouer aux ivorgnes dans des cabarets en Allemagne est un "investissement". En effet, pour créer une "culture Swissmetal", il faut absolument verser des pots de vin (dans tous les sens du terme) à l'encadrement pour le fidéliser. Cette fermeture s'inscrit néanmoins de manière cohérente dans la stratéchie. Avec une Boillat à 60 employés, comme c'est toujours prévu (mais pas avoué), à quoi bon avoir un restaurant d'entreprise?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Parlons-en, de la stratéchie, puisque nous y voilà déjà. Il s'agirait, durant la première moitié de 2007, de stopper les presses de Reconvilier au profit de la nouvelle presse de Dornach. Le bâtiment de la nouvelle presse vient, semble-t-il, d'être achevé et la nouvelle presse n'est pas encore arrivée. Mais, bien sûr, dans l'Olympe de Volker Suchordt et de Martin Hellweg, cette presse fonctionnera à plein régime dès que les ingénieurs auront tourné le bouton "on". Toujours dans cet Olympe, démanteler la fonderie de la Boillat ensuite se fera sans frais. Déjà avant la grève de 2006, les coûts de ce déplacement dépassaient probablement ce que Swissmetal pouvait supporter. Maintenant que l'entreprise est à cours d'argent (à part sous la forme de nouvelles dettes), où vont-ils trouver les moyens? Ils s'agit tout de même de plusieurs dizaines de millions de francs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Mais ce n'est pas tout: à la Boillat, des alliages clés, censés être à nouveau produits depuis plusieurs mois, ne seront en aucun cas productibles avant plusieurs mois. Et les commandes sont souvent déjà prises (auprès de mirifiques "donneurs d'ordres" de "l'industrie pétrolière" entre autres, qui ont reçu des échantillons d'avant la grève). Par ailleurs, les activités de la Boillat ont été stoppées graduellement, au point que, quelques jours avant les vacances, la différence entre les périodes de grève et ces moments-là n'était pas manifeste. Et l'inventaire de fin d'année aurait été mené par une entreprise externe: Swissmetal ne veut surtout pas qu'il soit possible, à l'extérieur, de calculer l'état du stock autrement que par des hypothèses successives. Il serait alors facile de savoir, si c'est le cas, quelle partie du chiffre d'affaire lié aux ventes de stock a servi à gonfler artificiellement la valeur ajoutée brute, et quelle quantité a été vendue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;La Stratéchie est aussi maintenue, selon &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: normal;" href="http://jb.zonez.ch/download.php?f130248628c263a41ad1e7b6f24c993c&amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;le résumé de séance&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; déjà mentionné, en ce qui concerne la nomination d'un directeur de site à Reconvilier. Pas question de mettre en place un directeur ayant un réel pouvoir (en termes d'investissements, d'administration, etc.): les Boillat se contenteront d'un "responsable finishing". A voir, toute possibilité de rendre un minimum d'autonomie à la Boillat donne des frissons à Martinou, même si ce serait la seule solution pour permettre à Swissmetal de redevenir bénéficiaire. Couler l'entreprise plutôt que tirer les conséquences de ses erreurs, telle est la doctrine de la secte hellwego-suchordtienne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Et ce n'est toujours pas tout! Le résultat de l'audit ISO a été mitigé. Ce qui fonctionne encore à la Boillat, c'est, tout simplement, ce que font encore les Boillat. Ce qui ne va pas est le fait de la dictature Swissmetal. Il s'agit, en particulier, du respect des normes écologique, dont le taupier est responsable. Ce qui prouve, s'il le fallait encore, que ceux qui ont trahi les grévistes sont aussi les plus incapables. Un moment d'humour est lié à Martin Heuschkel, le responsable informatique du groupe. Ce dernier, comme c'est mentionné dans le nouveau &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: normal;" href="http://jb.zonez.ch/download.php?e70e14a89f3ff78257a00197e66eabd9&amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;, a remplacé la messagerie Lotus Notes par Microsoft Outlook juste avant l'audit. Or, par cette messagerie transitent des choses stratégiques, et mettre cette nouveauté en place à un moment critique ne manquait nullement de bêtise. Les auditeurs ont apprécié. Mais voilà, Swissmetal paie ses cadres en fonction d'objectifs personnels à atteindre, et M. Heuschkel voulait probablement faire déborder sa petite crousille avant nouvel an, histoire de mettre un peu de foie gras sur les épinards. Comment un tel impair est-il possible? Chez Swissmetal, le responsable informatique, qui gère toute l'infrmation, y compris les secrets que nous aimerions bien connaître, est de ce fait un prince. Et la confiance ne se construit qu'avec l'argent, dans l'entourage de Martinou.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Tout ce délire semble trop incroyable pour être vrai, pourrait-on objecter. Pourtant, Karl ne voit qu'une explication (qu'on pourra qualifier de radicalement historiciste): Martinou et Volklore (qui se complètent à merveille) sont convaincus que la réalité n'existe que dans la mesure où leur volonté lui donne forme. Oui, ils sont un peu égocentriques, que voulez-vous. Oui, ils se prennent, en quelque sorte, pour des dieux. Entre le marteau de ces 2 prophètes déjantés -et effectivement marteaux- et l'enclume de la réalité -qui est bien dure-, un personnage semble devoir définitivement hisser le drapeau blanc. Il s'agit d'Henri Bols, qui n'est, en toute logique (mais la logique, ce n'est pas valable pour des dieux, voyez-vous), pas capable de concilier les désirs de son maîîître et les faits bruts. Il n'est même pas possible de traiter Henri Bols d'incompétent puisque, en l'occurence, qu'y peut-il? Tout est que le fusible a l'air de devoir finalement sauter, et devrait gentiment préparer ses valises, direction la mine de sel. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left; font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left; font-weight: normal;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left; font-weight: normal;" align="center"&gt;&lt;strong&gt;Enco&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;re un Torchinou&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?e70e14a89f3ff78257a00197e66eabd9"&gt;Swissmetal News&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, 4&lt;span style="font-size:85%;"&gt;e&lt;/span&gt; du nom, est paru le 22 décembre 2007. Ainsi, les Boillat ont pu tempérer le plaisir de recevoir leur paie en découvrant leur petit &lt;em&gt;Torchinou&lt;/em&gt; avec leur fiche de salaire. Mais il ne faut pas bouder son plaisir: cette nouvelle livraison contient largement de quoi animer les soirées festives de fin d’année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme a dit Plutarque, et 2 fois pour qu’on comprenne bien, "L’âme n’est pas un vase qu’il faille remplir, c’est un foyer qu’il faut échauffer". Si, si, c’est dans le &lt;em&gt;Torchinou&lt;/em&gt;, donc ça doit bien vouloir dire quelque chose de très profond. N’allons pas penser que Plutarque s’oppose à une vision platonicienne de l’âme. Non, les spécialistes que sont Sam Furrer et Christine Schmid poussent l’analyse au-delà de ce que peut concevoir la pensée humaine. Ils la poussent tellement loin que Karl n’y comprend rien, d’ailleurs. Il faut dire que nos 2 fins exégètes n’ont pas pris la peine de nous livrer le mode d’emploi de leur art de la citation. Car, après l’art de la délation et celui de la démotivation, il faut bien se rendre à l’évidence: chez Swissmetal, il existe un art de la citation dont la "substantifique mœlle", comme disait Rabelais avec le sérieux d’une "borne kilométrique" (comme l’écrirait peut-être bien Michel Houellebecq), échappe définitivement à Karl.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L’âme n’est pas un vase qu’il faille remplir, c’est un foyer qu’il faut échauffer". Y aurait-il là une métaphore de métiers de la métallurgie? Vaudrait-il mieux faire chauffer le four sans le remplir? Mais alors, comment l’induction électrique fonctionnerait-elle? Que de mystères, j’abandonne!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour approcher de plus près les profondeurs verbales Swissmetaliennes, tentons d’analyser l’article de Sam Furrer. Un vrai numéro de cirque que ce texte, avec ses images de petits animaux. Tout d’abord, nous remarquons que les questions, essentielles selon Sam Furrer, du devenir d’une entreprise, de ses règles générales, de comment travailler ensemble, etc., ne sont abordées qu’"Après que Swissmetal se soit lancé dans une stratégie très exigeante". Le bœuf entre sous le chapiteau, avec une charrue devant lui. Ainsi, dans le but de commencer par la fin, la direction du groupe a passé 2 jours (!) à ne discuter que de "vision" et de "valeurs" (à placer sur un compte en banque). Tout est que vision et valeurs devront être "comprises et adoptées" d’"ici à fin 2007". Dans la vision, il y a une histoire d’esprit critique, mais apparemment, ce n’est pas valable pour ce qui précède, qui doit être adopté. Passons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;strong&gt;Vision&lt;/strong&gt;: nous voulons devenir un partenaire de premier choix, global et capable d’apporter des solutions de précision en métal [qu’est-ce qui est en métal? Les solutions ou la précision? Ô mystère Furreresque! NdK] à des marchés de haute technologie". Tiens, la Boillat faisait justement des choses dans le genre, il n’y avait donc pas lieu de "devenir" puisque c’était le cas. Passons aussi. Imaginons le contraire, dont voici le résultat: nous voulons devenir un partenaire de second choix, local et incapable d’apporter des solutions de précision en métal à des marchés, même de basse technologie. Bref, comme on voit, il n’est pas difficile de vouloir ce que veut Sam Furrer. 2 jours de réflexion pour en arriver là… Il y a de quoi se demander grâce à quels produits illicites les visions se sont produites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, ce temps de réflexion hyperactive a servi à choisir "scrupuleusement" quelques mots. Et "derrière les mots de cette phrase se cachent pourtant bien des choses". Il faudra un an pour les méditer, c’est dire! Ainsi, les mots scrupuleusement réfléchis forment une phrase qui n’existe pas (vous pouvez chercher). Si l’on se réfère à l’article, la phrase secrète serait: "Esprit d’ouverture (dauphin) courage (lion) esprit d’innovation (poisson de grande profondeurs) engagement (chien) orientation client (caméléon)". Phrase bizarre, sans grammaire aucune, et constituée partiellement d’images… Il s’agit éventuellement là d’une sorte de proverbe chinois fragmentaire, ou d’un rébus issu de &lt;em&gt;Picsou Magazine&lt;/em&gt;. Plus prosaïquement, on pourra envisager que la volonté de Swissmetal de n’engager que des collaborateurs maîtrisant le français (à la Boillat) ne s’applique pas à la direction. L’année prochaine dont il est question devrait ainsi servir, pour Sam Furrer et ses collaborateurs, à faire jaillir une phrase de ces mots, et peut-être à ouvrir le &lt;em&gt;Dictionnaire actif&lt;/em&gt; des 1000 premiers mots de l’enfant. Une quête philosophique pleine de suspens est donc en cours du côté de Dornach.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl en reste là, en ce qui concerne ce texte effarant de bêtise. Le pire, dans tout ça, est qu’il fait peu de doute que son auteur est réellement convaincu du sérieux de son verbiage. C’est inquiétant, tout de même. Ah, si la direction de Swissmetal prenait la peine d’appliquer de telles déclarations à elle-même. Mais on sait ce que valent les "si", et Paris sera plus vite mis en bouteille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl passe pudiquement sur les merveilles promises par Martinou. Laissons-le à ses visions, qui seront, un beau jour, autant de preuves à charge. La pudeur est aussi de mise pour le pauvre David A. Lucco, artiste et lampiste de service, qui a agité son spray avec une naïveté touchante, voire ridicule (mais pas autant que l’article qui l’encense). Un petit mot sera par contre nécessaire sur la visite des clients à la Boillat. A propos de ces clients, le &lt;em&gt;Torchinou&lt;/em&gt; indique que "Quelques uns ont d’ailleurs été impressionnés de voir que la production avait retrouvé un niveau normal à Reconvilier et nous accordent désormais leur confiance." "Quelques uns", ce sont les mots de trop, dans un numéro du &lt;em&gt;Torchinou&lt;/em&gt;. Voyons Cricri, il aurait fallu écrire "Tous"! "Tous les clients dooorment", telle devrait être la vérité gravée à l’acide gras insaturé sur ce papier hygiénique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit détail qui a aussi son importance: dans les brèves, il est indiqué que Swissmetal a reconduit une convention d’annualisation du temps de travail. Cette convention aurait reçu l’accord de la "représentation du personnel" et de "la commission d’entreprise". Il convient de noter, comme c’est d’ailleurs indiqué dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?36a4b839b618830a39cdfb7610650904"&gt;communiqué de presse de Swissmetal&lt;/a&gt;, que la représentation et la commission en question sont celles de Dornach, et pas les commissions du personnel de la Boillat. Cette erreur semble trop grosse pour n’être qu’une erreur. Enfin, dans les chiffres du mois, on peut constater que l’effectif de Swissmetal a diminué de 15 personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une lettre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il convient de mettre le &lt;em&gt;Torchinou&lt;/em&gt; directement en relation avec la &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?c21a77c26e55598ae80ead6608023426"&gt;dernière lettre des commissions du personnel de la Boillat&lt;/a&gt; (dont on trouve un compte-rendu dans le &lt;em&gt;&lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=110,315,0,0,1,0"&gt;Journal du Jura&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, et qui est assortie du &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?f130248628c263a41ad1e7b6f24c993c"&gt;résumé de la séance&lt;/a&gt; ayant suivi la lettre), envoyée à Martin Hellweg le 19 décembre 2006. Riche confrontation, bien que trop inégale pour générer du suspens, entre la bouffonnerie fumeuse de Swissmetal et le pragmatisme sérieux des Boillat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lettre trouve sa raison d’être dans un motif bien terre à terre, loin des visions de certains plumitifs: "D’un côté vous dites à qui veut l’entendre qu’il faut se tourner vers l’avenir et que vous désirez renouer le dialogue social avec les différentes parties. […] Nous sommes bien obligés de constater aujourd’hui que la réalité est tout autre!" Certes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des points soulevés dans la lettre est le problème du paiement des 40 heures de travail des Boillat, effectuées lors de la semaine qui a suivi la suspension de la grève. Swissmetal refuse tout simplement de les payer, suite à l’absence de productivité cette semaine-là. Lors de la première grève, en 2004, la Boillat avait redémarré directement à plein régime, dès la signature du protocole d’accord. Mais Swissmetal n’avait pas licencié les cadres et le tiers des ouvriers… Ainsi, à l’énervement des visionnaires de la direction, qui croyaient peut-être que les commissions du personnel allaient laisser tomber (ne cherchez pas une once de rationalité dans une telle attente), l’affaire trouvera probablement son dénouement devant un tribunal arbitral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les commissions relèvent aussi que leur direction fait porter le poids de toutes les fautes, à l’envers de tout bon sens, à la grève. "Un peu d’autocritique et d’humilité ne feraient certainement pas de mal", ajoutent-elles. Certes! Et les représentants des Boillat osent même avoir l’insolence d’écrire une vérité au maîîître: "Depuis maintenant dix mois, l’usine de Reconvilier fonctionne presque sans encadrement la majeur partie du temps. Cela doit bien être une situation unique dans le monde!" C’est tout à fait exact. Entre les séminaires de beuverie à Cologne, les cafés philo à Dornach et les transes montagnardes, il y a bien des jours où l’encadrement de Swissmetal est totalement absent de la Boillat. Que cette bande de kapos soit là ou pas, ça ne change strictement rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl laisse la conclusion aux commissions du personnel qui, avec une politesse courageuse, établissent un diagnostic dont il serait difficile de douter: "Nous devons bien constater que nous ne sommes jamais entendus et que nous tournons en rond". Certes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La suite des opérations&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut reconnaître que les fêtes de fin d’année sont peu propices à l’édition du blog. Entre un petit garnement qui, se croyant sourd, crie de bien belles théories concernant la choucroute, un autre qui risque de semer la mort et la désolation à coup de cigarillos très odorants, et un troisième qui lit par-dessus l’épaule de Karl pour... l’aider, ça n’avance pas!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, la suite de cet "édito" est remise à 2007. S’il ne faut pas remettre à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui, que dire de le remettre carrément à l’année suivante? Tout est que la pétition, la plainte de Swissmetal (semble-t-il retirée), et divers documents issus des médias seront traités en 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, même si c’est contraire à la tradition, le bilan sera lui aussi écrit en 2007. Il y en aura d’ailleurs 2, un pour la Boillat et un pour le blog.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:arial;" &gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;D’ici là, Karl vous souhaite une belle et excellente année 2007!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il vous remercie sincèrement pour toute la richesse, même si elle a été tissée de tristesse, des rencontres, virtuelles ou réelles, vécues en 2006! Et il espère que cette année sera, pour la Boillat, au moins l’heure de vérité et au mieux celle d’une sauvegarde tellement méritée! Rendez-vous est donc pris pour continuer le combat.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-116698271683141922?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/116698271683141922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=116698271683141922' title='41 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/116698271683141922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/116698271683141922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/12/joyeux-nol-et-bonne-anne.html' title='Joyeux Noël et bonne année!'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>41</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-116568647008282325</id><published>2006-12-09T16:03:00.000+01:00</published><updated>2007-02-04T19:58:20.726+01:00</updated><title type='text'>La neige: souvenirs de grève</title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Version &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;5&lt;/span&gt;. Cet "édito" sera relu, corrigé et augmenté si nécessaire, avec indication ici des modifications. Merci!&lt;br /&gt;-La correctrice a fait son passage. Merci à elle!&lt;br /&gt;-Toutes les analyses des chiffres de Swissmetal ont été créditées. Mes excuses à leurs auteurs.&lt;br /&gt;-La fin des analyses de chiffres a été quelques peu prolongée.&lt;br /&gt;-Les modification présentées ici sont placées en italique.&lt;br /&gt;-L'annonce du noël de l'uZine 3 a été ajoutée en fin d'"édito".&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Martinou fait l'épais, mais au régime&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme Martinou au début de son &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?27b2a516f77fe50ddfe5d85cf36a0a52&amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;rapport d'activités du troisième trimestre 2006&lt;/a&gt;, Karl vous le dit: il va être franc avec vous (non, ne vous enfuyez pas, c'était pour rire!). Tout de même, ce Hellweg, quel sens de la formule!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En gros, Martin Hellweg est un homme presque heureux: Swissmetal se porte comme un charme, jugez-en vous-même:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La conjoncture nous est favorable". Ca... Elle l'est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous avons réussi à maîtriser les suites de la grève au-delà de nos attentes". Vu les &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?7e41af2f7977f0a0091b866d4cf9e0de&amp;amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;derniers événements&lt;/a&gt;, il s'est déjà contredit... Passons, Karl y reviendra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Divers produits innovants trouvent des débouchés commerciaux". Pour peu qu'il soit capable de les produire, mais c'est une autre histoire, voyons!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Et grâce à des améliorations de processus, nous utilisons toujours moins de métal et pouvons ainsi réduire progressivement les stocks que nous devons financer avec d'importants moyens". Voilà l'autre histoire, tiens. L'amélioration en question consiste certainement à produire des fils et barres, puis, comme la qualité n'est pas à la hauteur, à les refondre, à refaire tout le processus d'usinage, puis, comme la qualité n'est pas à la hauteur, à les refondre, à refaire tout le processus d'usinage, puis, comme la qualité n'est pas à la hauteur... Parfois, on montre aussi les belles bobines rutilantes à des clients, avant de les renvoyer en fonderie. Avec cette géniale innovation, proche du mouvement perpétuel, plus besoin d'acheter de la matière! Heureusement qu'il reste des processus qui n'ont pas été améliorés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà, malgré toutes ces merveilles, Martin Hellweg est insatisfait (Jacques Allaman, sur &lt;a href="http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&amp;sid=7323810"&gt;la RSR&lt;/a&gt;, avait l'air de compatir). C'est un perfectionniste, que voulez-vous. Approcher le mouvement perpétuel est une chose, mais l'atteindre en est une autre, et notre homme le sait, grâce à son inégalable instinct d'entrepreneur. Ainsi, certains "facteurs exceptionnels" l'obligent à présenter des résultats certes bons (on y croit!) mais qui pourraient être meilleurs:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Malgré une évolution positive de la situation à Reconvilier, nous avons dû conserver des capacités de personnel supplémentaires, afin d'accélérer après la grève le traitement de l'important volume des commandes [pour mémoire, Martinou affirmait, juste après les 120 licenciements, que les commandes avaient chutées, NDK] et de diminuer les délais de livraison qui étaient en partie innacceptables pour nos clients". Il faut comprendre de ceci que Martinou invoque des charges salariales trop élevées pour justifier ses chiffres, et que, comme ces charges sont "exceptionnelles", il faut s'attendre à des licenciements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Venons-en à la dure vérité, celle que Martinou garde pour le troisième quart, quand le lecteur est fatigué de lire sa prose issue d'un cours du soir pris à Disneyland, et qu'il se prépare à sauter directement à la conclusion:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mais il est vrai que ce qui a été particulièrement pénible au troisième trimestre, c'est que nous avons été obligés de refuser des commandes clients car nos possibilités de préfinancement étaient trop limitées". Mais qu'est-ce qu'il faut préfinancer pour une commande, en Suisse (en Allemagne, les choses fonctionnent différemment)? La matière. Il faut acheter des matières premières. Or, pour les personnes attentives, Swissmetal a vendu des métaux sur le marché des métaux "pour une contribution au résultat de 3 millions de francs au troisième trimestre" (page 4 du rapport). Pour obtenir le chiffre d'affaire de cette vente, il faut au moins doubler ces 3 millions. Et ensuite, il faut se demander si ces chiffres ne sont pas fusionnés dans la valeur ajoutée brute [VAB] et quelle est leur contribution réelle au chiffre d'affaire. Une forte odeur de manipulation plane, comme on verra. Ajoutez à cela les 6 millions de bénéfice dégagés par la vente de métaux au premier semestre, et vous saurez immédiatement comment Swissmetal est dans les chiffres noirs (résultat après impôt [EAT] de 3 millions), et pourquoi Swissmetal est à cours de stock.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bénéfices du groupe sont stables au troisième trimestre, par rapport au premier semestre. Et la vente de métaux, même si elle dégage de l'argent, se fait à perte, si l'on ne tient pas compte de l'effet de la flambée des cours. En effet, les métaux vendus de cette manière sont de plus en plus des alliages, les métaux bruts se faisant rares chez Swissmetal. Or, pour faire un alliage, il faut payer de la main d'oeuvre et de l'énergie. Et l'acheteur des métaux en question doit aussi investir de la main d'oeuvre et de l'énergie pour en séparer les composants, ou pour leur trouver un usage tel quel. Donc, le travail que Swissmetal effectue sur les métaux vendus n'est pas une valeur ajoutée, mais une valeur enlevée, ou, au mieux, incomplètement ajoutée. Mais voilà, pour Martinou, mieux vaut ça plutôt que d'avouer qu'au troisième trimestre, il a perdu 3 millions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'excuse suprême, pour tout ce déploiement de fumigènes, est la suivante:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Désormais, toute la branche souffre de la flambée des prix des métaux et a bien du mal à préfinancer ses commandes". Karl se demande: combien d'entreprises de la branche vendent-elles la matière nécessaire à la poursuite de la production pour embellir leurs chiffres? Tant qu'on parle de branche: combien de cerveaux de la finance, comme l'est Martinou, élaguent-ils leurs pommiers en sciant celle sur laquelle ils sont assis, et avec une tronçonneuse? Non, il n'y a pas à dire, Martinou est un homme à part. C'est une sacré vieille branche, même (non, Karl ne se lancera pas dans des histoires de "vermoulue" ou de "il faut la couper". Finalement, si).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, Martin Hellweg ajoute que, le groupe regorgeant d'argent, les choses ne devraient pas se passer ainsi. En effet, grâce à son remarquable refinancement ("Depuis l'augmentation du capital en 2004", dit-il), il a dû procéder à la création d'une roue de secours (la possibilité d'émettre de nouvelles actions, ce qui peut tenir lieu de refinancement) et à un nouveau refinancement, encore un, que voici: "Nos chiffres financiers clés sont perfectibles [certes..., NDK] mais suffisamment acceptables pour un financement bancaire". D'habitude, on écrirait "suffisants" ou "acceptables", mais pas les 2. Quand on en est à "suffisamment acceptables", ça veut dire que les banques ne sont pas contentes, et que Martinou a dû ramper aux pieds des banquiers pour qu'ils ouvrent le robinet. Au point que le tenant de la précédente ligne de crédit (sauf erreur le Crédit Suisse) n'a pas voulu accorder de rallonge, et n'a pas voulu maintenir sa ligne si une autre banque en ouvrait une.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, malgré le fait que tout va bien, les investisseurs dooorment de moins en moins, et ils ne sont pas "limités aux seuls critères économiques" pour juger. Ils sont probablement venus voir sur place. L'opération a donc consisté en un "transfert complet des obligations [dettes, NDK] existantes" auprès d'une autre banque, à l'étranger (!), dont Swissmetal se refuse à donner le nom. Mais il s'agit, semble-t-il, de la banque Fortis, en Belgique. Bien sûr, selon Martinou, tous ces doutes exprimés par les banquiers sont dus... à la grève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En page 2, Martin Hellweg revient brièvement avec quelques bonnes nouvelles, déjà abordées au début, mais qu'il vaut mieux répéter plusieurs fois, histoire de faire oublier le reste. Les nouveaux produits (cette fois, il mentionne le CN8, qui n'est actuellement pas productible), la nouvelle presse (dont personne ne sait aujourd'hui ce qu'il sera possible d'en tirer et dont la mise en service a été ajournée), l'"optimisation" du stock (qui fait qu'il n'y a plus de matière première, mais c'était tout de même le meilleur moment pour le vendre, paraît-il).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré toute sa mauvaise volonté, Martinou a bel et bien été obligé d'admettre que certaines choses vont mal. C'est dire si elles vont mal. Mais pourquoi maintenant? La comptabilité devient-elle à ce point impossible à lisser? Le fait d'avoir la SWX qui lorgne du côté de Dornach obligerait-il à plus de clarté? Les nouveaux règlements de la même SWX, qui entrent en vigueur en 2007 et qui exigent des rapports d'activités plus fidèles à la réalité, y seraient-ils pour quelque chose?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Médiatiquement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quelques exceptions près (oui, &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=106,278,0,0,1,0&amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;Philippe Oudot&lt;/a&gt;), les journalistes ont gobé le boa, et avec le sourire. Pourtant, comme on le voit, il n'est pas compliqué de relever qu'une entreprise qui vend son stock de matière alors qu'elle ne peut plus en acheter contient quelque chose, ou plutôt quelqu'un, qui cloche. Mais ça, allez l'expliquer à Daniel Eskenazi, du &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=106,282,0,0,1,0&amp;amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Temps&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, trop pressé pour lire le rapport d'activités. Il était plus facile de reproduire la prose de Martinou: c'est tellement fatiguant, de lire, qu'on a envie de s'endooormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quelques chiffres, mais pas trop (si en fait, beaucoup trop!)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les remarques ci-dessous sont fondées sur les calculs d'une personne mieux à même que Karl (qui est plus "lettres" que "chiffres") de les faire. Les justifier intégralement serait long, mais, le cas échéant, les commentaires sont là pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, Karl relève que Swissmetal a mis 2 mois à publier son rapport trimestriel. A titre de comparaison, l'UBS met environ 2 semaines... Mais passons, le plaisir de faire des calculs pleins de millions est tel que Karl pouvait bien patienter un peu! Ô joie, compter des millions, c'est un peu les posséder, comme aurait dit Werner K. Rey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est possible d'analyser les chiffres du &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?27b2a516f77fe50ddfe5d85cf36a0a52&amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;rapport d'activités&lt;/a&gt; de plusieurs manières. En premier lieu, il est évident que la vente de stock sur le marché des métaux sert à lisser les chiffres et est, c'est vraiment le cas de le dire, contreproductive. Jamais, s'il fallait publier des chiffres exempts de ces bénéfices extraordinaires, Swissmetal ne pourrait prétendre à une amélioration. Et surtout, ces ventes mettent en danger la poursuite de l'activité du groupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;D'après une analyse proposée par SanA&lt;/span&gt;, si l'on calcule la VAB par personne travaillant dans le groupe, on remarque qu'elle est en baisse de 3,4% par rapport à l'année passée. Et si le résultat opérationnel avant amortissements [EBITDA] est en hausse de 46% selon le rapport, on peut aussi le rapporter à un niveau individuel. A ce moment, l'EBITDA par personne est en hausse de 21,9%. De quoi moins saliver. Mais, pour être moins poétique que Swissmetal, il s'agit surtout de recalculer ce chiffre en en retirant le gain sur métal et d'autres effets, pour voir quelle est la productivité réelle du groupe dans son métier (qui n'est pas, malgré les apparences, le courtage de métaux).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Note de la correctrice: accrochez-vous]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce faire, on soustrait la VAB (de 89,3 millions) de la marge brute (98,5 millions). La différence obtenue correspond au gain sur métal, qui est en l'occurence de 9,2 millions, qu'il faut maintenant soustraire de l'EBITDA (oui, c'est compliqué). Ca nous donne 17,529 millions - 9,2 millions = &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;8,329 millions&lt;/span&gt; (EBITDA hors gain sur métal, au troisième trimestre 2006). Si l'on fait le même calcul pour 2005, on a 78,267 million (VAB) - 80,955 millions (marge brute) = 2,688 millions de gain sur matière. Ensuite, on soustrait ce chiffre de l'EBITDA de 2005, et on obtient &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;9,325 millions&lt;/span&gt; (EBITDA hors gain sur métal). Exprimé sous forme de pourcents, l'EBITDA hors gain sur métal est donc en baisse de 10,6% par rapport à 2005. En le rapportant aux personnes, la baisse est de 24,2%, ce qui signifie, en gros, qu'il faut 4 employés de Swissmetal en 2006 pour ajouter la même valeur que 3 en 2005. Tout ceci probablement grâce aux "améliorations de processus" et à l'acquisition de Busch-Jaeger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne nous endooormons pas, et continuons les calculs (aïe!). Passons à l'EBIT (résultat d'exploitation). Pour le troisième trimestre 2006, il est de 7,209 millions. En lui soustrayant le gain sur métal (9,2 millions), il est de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;moins 1,991 millions&lt;/span&gt;. Pour le troisième trimestre 2005, il est de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;moins 18'000 francs&lt;/span&gt;. Autrement dit, la baisse de performance sur ce chiffre est d'environ 11'000%. Oui, 110 fois moins bien... Pour l'EAT (résultat après impôt), la déduction du gain sur métal donne &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;moins 6,104 millions&lt;/span&gt; au troisième trimestre 2006, et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;moins 47'000 francs&lt;/span&gt;. En pourcents, la baisse est de 12'900%, soit 129 fois pire. Chez Swissmetal, on aime exprimer ses exploits en pourcents, raison pour laquelle il n'y a pas lieu de se priver de faire de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de ces calculs, on peut aussi se demander de quoi est consituée la VAB. En effet, Swissmetal reconnaît avoir compté, dans son stock, 12,032 millions de valeur ajoutée incluse dans la production propre, au 31 décembre 2005 (&lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?b74512aad748d7a78325e7e107408a55&amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;rapport annuel 2005&lt;/a&gt;, page 41). Cette valeur ajoutée réside donc dans le stock, et n'a pas été produite en 2006. Une estimation, faite de savantes hypothèse, résulte sur le fait qu'environ 9 millions des 12,032 ci-dessus restent comptabilisés dans la VAB des rapports de 2006. Ils ne sont donc pas issus de l'activité industrielle de 2006. Pour connaître l'état de santé de l'entreprise, il s'agit donc de voir si elle vit sur ce que le passé lui a permis d'accumuler, ou sur ce que le présent lui rapporte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'analyse qui suit est issue de celle de Paul Sonderegger, ancien directeur de la Boillat, et président de l'Association Nouvelle Boillat&lt;/span&gt;. Elle est aussi présentée dans le &lt;a style="font-style: italic;" href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=106,278,0,0,1,0&amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;Journal du Jura&lt;/a&gt;). La VAB du groupe, nous l'avons vu, est de 89,324 millions au 30 septembre 2006. Si on en soustrait les 9 millions mentionnés ci-dessus, il reste environ 80 millions. Ces 9 millions peuvent aussi être soustraits de l'EBITDA (ils en composent une partie). De l'EBITDA, si l'on veut obtenir les résultats de l'activité industrielle, il faut aussi soustraire les 9,2 millions obtenus via les gains sur métal. Nous devons donc soustraire 18,2 millions. On a donc: 17,529 millions (EBITDA) - 18,2 millions = &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;moins 0,67 million&lt;/span&gt;. Donc, l'activité industrielle de Swissmetal en 2006 engendre une perte d'argent. D'autres méthodes de calcul donneront, au mieux, un EBITDA de moins d'un demi million, ou un EBITDA négatif de plus de 2 millions (c'est le résultat atteint par P. Sonderegger). Il est toutefois difficile de quantifier les ventes de stock effectuées par Swissmetal, et la part qu'elles occupent dans la VAB, raison pour laquelle Karl a essayé de reprendre des calculs médians.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en finir (j'en vois qui crient "enfin!") avec les remarques chiffrées, je signale encore que les fonds étrangers ont plus que doublé, passant de 39,380 millions à fin 2005 à 84,378 millions au troisième trimestre 2006 (en légère baisse depuis le rapport semestriel). Le total des fonds propres, quant à lui, est stable, à environ 120 millions. Enfin, le free cash flow est toujours dans le rouge d'environ 4 millions. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais, sur une remarque de SanA, Karl a été amené à constater que cette stabilité n'est qu'apparente. En effet, l'addition de l'évolution des dettes à court terme et de celle des actifs circulants (sur la période allant du 31 juin au 31 septembre) montre que la situation du groupe s'est dégradé de près de 6 millions de francs, discrètement poussés sous le tapis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A qui la faute?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Swissmetal, tous les problèmes imaginables sont dus à la grève, bien sûr. Le groupe met aussi une partie de la faute sur le dos de l'absentéisme, qui a forcé l'embauche de plus de monde. En effet, il faut bien reconnaître que, chez Swissmetal, il y a 21 cadres qu'on ne voit jamais au boulot, et 112 employés qui se la coulent douce on ne sait où! C'est un scandaaale!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi un absentéisme réel, qui a sévi pendant la grève (les absents du piquet, mais ça n'a pas dérangé Martinou) et juste après. Le licenciement de l'infirmière de la Boillat n'a pas arrangé les choses car, malgré tout, elle assurait un certain contrôle de l'état de santé réel des gens. D'ailleurs, le principe est tellement simple que même Martinou l'a compris: une infirmière a à nouveau été engagée. Enfin, Karl imagine que l'ambiance de travail de la Boillat, et la sécurité qui y règne, poussent certains à se porter pâle. Tout cela a une conséquence que la direction de Swissmetal, qui n'a pas coutume d'assumer la moindre part de responsabilité, répercutera directement sur les Boillat. En effet, une baisse de salaire de plusieurs dizaines de francs par mois est planifiée, puisque l'assurance maladie a augmenté ses tarifs auprès de Swissmetal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc voilà, c'est la faute à la grève, c'est la faute aux malades, c'est la faute à la terre qui tourne rond, aux arbres qui poussent, à la neige qui tombe, à la lune et aux étoiles, mais pas à la direction de Swissmetal. Qu'on se le dise, une bonne fois pour toutes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui ne se résoudraient pas à comprendre, il y a le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;. De quoi faire avouer à n'importe qui qu'il est l'assassin de Kennedy. Le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?7b43c0ab415e44169a7d6efe56cf7c28&amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;dernier numéro&lt;/a&gt; (le PDF vous épargne 2 pages de photos de toute cette clique buvant des verres dans un music hall) dépasse toutes les bornes en la matière. Il y avait la bière sans gêne, et maintenant il y a le journal sans gêne. Mais alors vraiment sans gêne. Dedans, on peut admirer ces mesdames et messieurs de Swissmetal, qui sont allés faire la bamboula à Cologne, histoire de dépenser un peu d'argent obtenu à crédit. Tout cela pour réaffirmer la stratéchie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Au commencement était le verbe", telle est la brillante ouverture choisie par Christine Schmid pour son éditorial. Elle tire de cette phrase biblique le fait que la communication est primoridale. Personnellement, je crois que ce n'est pas exactement ce que voulaient dire les auteurs de la Genèse. Mais enfin, l'exégèse de Cricri se veut résolument avant-gardiste. Du verbe, Fridou a fait un grand usage. Il aurait dit que, quand le maîîître exige, il ne faut pas dire "Oui, mais..." mais plutôt "Oui, je peux!". Et C. Schmid d'ajouter que "la psychologie humaine qui a tendance à mettre en question tout bon début de réflexion", c'est le mal. Ca oui, penser, c'est mal, chez Swissmetal. Surtout, ne pas réfléchir. Le fameux verbe dont C. Schmid parlait est donc "Oui maîîître". Il a l'avantage indéniable de ne pas se conjuguer et de ne pas se décliner, ce qui permet de moins penser. Tout s'éclaire, et c'est bien grâce à "ce qu'est l'étoile pour le marin". Zblef---Plrv---Frotch---Chlblg---Grtl--- A la fin, il y eu la stratéchie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mais alors, à qui la faute?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justement, quand on sent la fin venir, l'étau se resserrer, et le créancier affuter son étude d'avocats, il faut absolument faire porter le chapeau à d'autres. Sinon, c'est "Directement en prison sans passer par le start", comme le sait tout bon joueur de Monopoly. Donc, la direction de Swissmetal a pris une décision amusante, qu'elle nous signale par &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?7e41af2f7977f0a0091b866d4cf9e0de&amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;communiqué de presse&lt;/a&gt;. Elle prévoit d'intenter un procès à Unia, pour faire porter au syndicat la responsabilité de la grève, et la lui faire payer "entre 5 et 10 millions de francs". Pourtant, dès après la grève, selon Martinou, cette dernière n'avait presque rien coûté. Au début de l'été, il chiffrait le coût à environ 4 millions de francs. Et maintenant, c'est devenu plus cher, et ça pourrait encore augmenter. L'inflation?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Petit concours: essayez de ne pas rire en lisant les phrases suivantes]. Bien sûr, Swissmetal "n'agit pas seulement dans son propre intérêt". Non, là, c'est autre chose: il faut "clarifier" juridiquement les responsabilités liées à cette grève dans "l'intérêt public". Si, si, c'est écrit noir sur blanc. En fait, la tactique est, je crois, assez simple. Le but est de rallier de force le patronat suisse aux positions de Swissmetal, et de prendre la posture du preux chevalier qui accoure à la défense de la paix du travail. De force, parce que le patronnat suisse se contenterait assez bien du statu quo. En effet, la grève des Boillat a largement montré à quel point, dans ce pays, il est difficile de faire entendre des revendications -même profondément légitimes- lorsqu'on est ouvrier, et à quel point un patron, fut-il dérangé, a les pleins pouvoirs sur son entreprise. Dès lors, il y a de quoi décourager toute volonté de se lancer dans un conflit ouvert, hors d'une absolue nécessité comme ce fut la cas à la Boillat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà, si Swissmetal veut ouvrir un procès, le patronat suisse a, par contre, quelque chose à perdre. Les chances de Swissmetal sont, a priori, plus que minces. La Constitution suisse reconnaît le droit de grève, mais les différents procès ayant eu lieu à ce propos ont toujours donné raison aux patrons plaignants. Ici, ce ne serait probablement pas le cas, parce que les Boillat ont clairement agi sans impulsion du syndicat. Ainsi, pour les patrons, il y a lieu ou bien de soutenir au maximum Swissmetal pour éviter une défaite juridique, ce qui est risqué, ou de s'en désolidariser complètement, et de souligner le caractère exceptionnel de cette affaire. Rolf Bloch, dans son &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=110,289,0,0,1,0&amp;amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;interview au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quotidien jurassien&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (où il montre qu'il n'a rien compris à ce conflit: il dit même que "l'entreprise fonctionne"...) prend la seconde option. Et c'est bien la seule chose qu'on ne pourra pas lui reprocher dans ses propos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, Swissmetal cherche peut-être à embarquer le patronnat suisse dans sa croisade, mais on peut commencer à douter que les patrons suivent Martinou. Par exemple, &lt;a href="http://www.rjb.ch/?cat=infos&amp;news=43595"&gt;à l'imprimerie Weber&lt;/a&gt;, à Bienne, si les employés et le syndicat Comedia redoutent d'en arriver à une situation semblable à celle de Swissmetal, le patron, Ulli Seibel, repousse aussi sec la comparaison (à tort, il fait bel et bien penser à Martinou, en termes d'arrogance au moins). Martinou est donc devenu une sorte d'épouvantail, même pour un patron.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, le livre que &lt;a href="http://www.contractmedia.ch/cm/d/"&gt;Contract Media&lt;/a&gt; était censé publier, sur une "idée" de Martin Hellweg (mais pas de financement, nous assure-t-on) tombe à l'eau: la direction de Swissmetal a décidé que la voie juridique serait plus "objective" qu'un livre conçu par une entreprise qui compte Laxey dans sa clientèle. Ainsi, malgré toute la complaisance du monde, il se trouve qu'il y a des limites. Chez Contract Media, on explique que la publication est rendue impossible par le refus de Swissmetal d'accepter la publication des propos tenus par la direction et le conseil d'administration du groupe... Pourtant, Karl peut vous dire que, aussi loin qu'il l'aie vu, le travail fourni par Contract Media sur ce livre était professionnel: les citations n'étaient pas déformées, et pas utilisées dans un contexte induisant en erreur. J'ose à peine imaginer le nombre de contradictions alignées par Fridou dans son interview, ou le nombre de non-sens étalés par Henri Bols, Sam Furrer ou d'autres dans les leurs. Ou, peut-être les rédacteurs ont-ils compris que, oui, cette grève avait une base légitime et qu'il était impossible de la masquer tout en prétendant rester objectif. Sur ce sujet, Maxime Zuber s'est exprimé dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=110,298,0,0,1,0&amp;amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; du 8 décembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son communiqué du 6 décembre, Swissmetal a donc lié l'abandon du livre et l'action juridique. Le livre comme l'action juridique partagent tous 2 certains objectifs. En premier lieu, faire porter la responsabilité des problèmes (et probablement de la faillite) de Swissmetal à d'autres, et second lieu, restaurer l'image des membres de la direction. Il est clair qu'en cas de faillite, il serait bon de disposer d'un levier suffisamment puissant (comme une décision de justice, ou au moins une procédure en cours) permettant de différer, voire d'annuler, les plaintes des personnes lésées par la faillite. De plus, les effets négatifs sur l'image de Martin Hellweg (qui est très attaché à ces questions) et de ses proches collaborateurs, en particulier Friedrich Sauerländer, doivent commencer à se faire sentir. Christine Schmid est même allée, dernièrement, corriger l'article de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Hellweg"&gt;Wikipedia&lt;/a&gt; concernant Martinou. Et chez Ally Management, comment les choses se passent-elles? Les clients, s'il y en a encore, posent-ils des questions désobligeantes? Les amis de Fridou, s'il en a, lui demandent-ils pourquoi il est si obstiné? Les membres de la direction de Swissmetal commencent-ils à avoir peur pour leur CV? Quoi qu'il en soit, chez Swissmetal, ils ont pris conscience de l'ampleur des dégâts en termes d'image. Au point qu'ils sont prêts à intenter un procès très aventureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre hypothèse serait que, 3 autres procédures judiciaires étant en cours (Nicolas Wuillemin, les cadres licenciés, et les employés licenciés, pour licenciement abusif ou pour un plan social), Swissmetal cherche à marchander. Ce serait l'abandon des poursuites de l'un contre l'abandon des poursuites de l'autre. Comme l'a relevé Yves Genier dans &lt;a style="font-style: italic;" href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=110,293,0,0,1,0&amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;Le Temps&lt;/a&gt;, lors de plaintes croisées, dans le canton de Berne, l'affaire passe automatiquement auprès d'une commission de conciliation. &lt;a href="http://www.unia.ch/news_aktion_fr.9.0.html?&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;no_cache=1&amp;L=1&amp;amp;tx_ttnews%5Btt_news%5D=2205&amp;tx_ttnews%5BbackPid%5D=1&amp;amp;cHash=6fdafe400a"&gt;Unia&lt;/a&gt;, qui accueille la plainte de Swissmetal sereinement, devra donc éviter, si la situation se présente, de céder. Le syndicat s'est tellement assuré contre la pluie et contre le beau temps qu'on voit mal, de toute façon, comment il pourrait avoir une responsabilité dans une grève qu'il n'a pas commencé, et qu'il a tout fait pour stopper. Il serait donc temps qu'il tire finalement quelque chose de positif de son immense tiédeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200002&amp;sid=7334186&amp;amp;cKey=1165675289000"&gt;Aux dernières nouvelles&lt;/a&gt;, Swissmetal semble toutefois être victime de quelques hésitations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Petite valse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un passage du registre du commerce, au 27 octobre 2006, concerne Busch-Jaeger Metallwerk GmbH (et pas Swissmetal Lüdenscheid c'est écrit dans les communiqués). Patrick Huber-Flotho est radié de l'entreprise, où il ne fut finalement directeur quelques mois, ainsi que Dietrich Twietmeyer. Ce dernier, propriétaire de Busch-Jaeger avec Volker Suchordt et quelques autres larrons avant le rachat par Swissmetal, fut, l'espace d'un instant, candidat au conseil d'administration du groupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nouveaux arrivants sont... Roulement de tambour...  L'homme à tout faire (auteur d'une étude culturelle, directeur du développement et communicateur). Oui, c'est lui, c'est Sam Furrer. Avec lui, pas besoin de s'inquiéter, il ne prendra pas d'initiative. Il sera secondé par Manfred Gröning, qui traîne depuis longtemps dans l'organigramme de Swissmetal bien que son utilité réelle reste mystérieuse. Ce dernier a aussi été élu au sein de l'association patronale allemande du domaine des cuivreux, où il remplace Volker Suchordt. Un bel avantage stratégique dans les conflits du travail, que d'avoir un fauteuil dans cette association. Dommage pour eux, c'est en Allemagne et pas en Suisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mais encore&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aurait encore bien des choses à dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvenez-vous, &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=106,266,0,0,1,0&amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;la soupe populaire&lt;/a&gt;, organisée par les Femmes en colère, qui fut un grand succès. Encore bravo à elles, et rendez-vous, espérons, en janvier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis ce crève-coeur, &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=106,283,0,0,1,0&amp;amp;hashID=981e4012a54802b0616b8231e492e69f"&gt;la fermeture de la Lingotière&lt;/a&gt;, exclusivement motivée par la haine tenace de Martinou (qu'on m'explique s'il y a d'autres raisons sérieuses). Fermeture qui, d'après les projets de Swissmetal (Karl ne pariera par sur le fait qu'ils seront appliqués), devrait être suivie de près par celle des presses de la Boillat, et enfin par celle de la fonderie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi cette histoire absurde, selon laquelle Swissmetal désire désormais engager uniquement, pour ce qui est de la Boillat, des gens sachant lire et écrire le français. Est-ce nécessaire pour savoir faire fonctionner sa machine? Non, des dizaines de Boillat pourraient vous le prouver &lt;span style="font-style: italic;"&gt;de visu&lt;/span&gt;. Et, bien sûr, il faudrait demander à Martinou de passer le test. Ce serait sans doute comique. Mais enfin, il est clair que, pour écouter la bonne parole qu'un kapo encravaté vous fait parvenir par circulaire parce qu'il ne veut pas quitter son bureau... Et pour lui répondre par courrier parce qu'il ne fréquente pas les ouvriers...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi d'autre, quoi d'autre? Ah oui, j'oubliais... Quelqu'un m'a soufflé qu'un arracheur de cravates patenté (il les prendrait pour sa collection) fête son anniversaire prochainement. Ce dernier avait même amicalement resserré celle de Déclin (pas assez, diraient les mauvaises langues). Joyeux anniversaire à cet amoureux des cravates!&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); background-color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;span style="background-color: rgb(255, 255, 255);"&gt;L'uZine 3 organise un Noël dans ses locaux. Il aura lieu le vendredi 22 décembre dès 17h et le repas, gratuit grâce à de généreux donateurs, sera ouvert à toutes et à tous. Au menu lapin à la polenta. Venez nombreux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inscriptions sur place, via &lt;a href="http://www.uzine3.ch/contact"&gt;ce formulaire&lt;/a&gt;, ou au 078 / 892 73 74.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes remerciements à toutes ces personnes qui m'informent, me livrent des analyses et archivent des données!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-116568647008282325?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/116568647008282325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=116568647008282325' title='71 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/116568647008282325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/116568647008282325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/12/la-neige-souvenirs-de-grve.html' title='La neige: souvenirs de grève'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>71</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-116457804906218919</id><published>2006-11-26T20:46:00.000+01:00</published><updated>2007-02-04T19:58:13.590+01:00</updated><title type='text'>Chaud, ce mois de novembre</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un vrai succès&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Quelques mots, pour commencer par remercier les Femmes en colère (même si c'est en retard), et les personnes ayant participé, en l'organisant ou en y venant, à la soupe marquant le deuxième anniversaire de la première grève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se demandait tous s'il y aurait du monde, si à force, le dégoût ne l'emportait pas sur tout le reste, si, si, si... Finalement, non. Il y avait du monde, et de loin pas assez de soupe. Des Boillat licenciés, des Boillat de l'intérieur, d'anciens Boillat, des personnes solidaires: une fois de plus, cette ambiance si particulière semble avoir été au rendez-vous, infaillible. Le 25 janvier nous attend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matière d'infaillibilité, il faut aussi noter que Martin Hellweg n'avait pas manqué de placer son mouchard, en l'occurence Hanspeter Weidlich. Ce dernier, présentant un mélange de naïveté et de mauvaise foi assez paradoxal, expliquait qu'il était là pour sympathiser, et que lui voulait simplement faire fonctionner la Boillat. Si ce n'est que ça, qu'Hanspeter Weidlich se rassure: il peut s'en aller de la Boillat demain, ça ne changera rien au niveau de la production (mais ça changera quelque chose au niveau du flicage).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Fondation stratéchique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Swissmetal, comme Philippe Oudot l'a déjà largement décrit dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=106,261,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt; du 15 novembre&lt;/a&gt;, a créé son "fonds social en faveur de collaborateurs/trices licenciés à la suite de la grève de janvier 2006". On a donc renommé, dans un effort quasi humain (ce n'est pas une petite affaire, chez Swissmetal, ce genre d'effort), les "cas sociaux difficiles" autrement. Mais comme on sait, les mots, ça ne coûte rien, et il faut donc s'intéresser à la question financière. Déjà, ce fonds est créé par la Fondation en faveur du personnel de l'Usine Boillat. Et cette fondation, comme on sait, est la fondation patronale de la Boillat, conçue pour pourvoir à ce type de situation. Donc, Swissmetal ne débourse pas un centime, et se contente de se servir dans une caisse que d'autres ont patiemment remplie. Le tout, évidemment, pour payer la facture de sa bêtise personnelle. Comme dit un vieux proverbe communiqué par le très crédible Sam Furrer: "Qui casse paie, avec l'argent des autres".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/Plan_social.pdf"&gt;Le papier&lt;/a&gt; reçu par les Boillat pouvant faire une demande au fonds ne s'arrête pas en si bon chemin, sur la voie du cynisme, pensez-vous. Pour ce qui est des critères, comme l'a relevé P. Oudot, ils sont "très restrictifs". Ce dernier, en journaliste professionnel (nous verrons plus bas un bel amateur à l'oeuvre), a eu la bonne idée de contacter la personne de chez Hewitt en charge de ce fonds, Dominique Callandret. Surprise, ce dernier ne sait pas ce que Swissmetal entend par "un revenu net disponible de 1'000 francs par mois" (ce qui veut dire?), pour qu'un Boillat puisse avoir droit à ce fonds. Surprise, il redirige P. Oudot sur Sam Furrer, qui explique que les critères sont très clairs, très bien -merveilleux même, sans doute!- mais pas publics.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, un Boillat entrant dans les critères, déjà peu clairs et restrictifs, doit contacter D. Callandret. A partir de là, c'est l'Euromillion (vous ne savez pas si vous serez des gagnants ou pas), mais avec un maximum de 1'000 francs par mois pendant un an. Il y a de quoi plaindre ceux qui vont devoir aller quémander cet argent, sans savoir s'ils recevront quelque chose, et combien. Imaginez-vous que l'administration mélange les feuilles d'impôts de tous les contribuables, et que vous tiriez la vôtre dans un grand chapeau. Imaginez qu'au chômage, un jury choisisse, pour des raisons inconnues, à combien vous avez droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La non transparence des critères, c'est exactement la même chose qu'une absence de critères, car lesdits critères ont été fixés par une instance en laquelle personne n'a confiance: Swissmetal. Demander à des gens de se porter candidats à l'octroi d'argent sur cette base, c'est exiger d'eux qu'ils mendient. Oh, n'allons pas croire qu'ils le font exprès, Martinou, Sam, Fridou, et toute cette clique. Non, pour eux, traiter les petites gens comme ça, c'est un réflexe. Comme cirer les bottes des plus forts qu'eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le buffle en visite&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Martinou est venu à Reconvilier, mais sans tambour ni trompette. Tout au plus avait-il intégré, à sa suite de laquais, quelques gardes du corps discrètement éparpillés (et payés par Swissmetal?). Amaigri, semble-t-il, l'incompétent en chef de Swissmetal n'était pas là pour prononcer un discours fédérateur aux Boillat. Après 2 grèves, il commence à comprendre que, parfois, il vaut mieux se taire (en fait, avec Martinou, toujours serait plus exact). Tout est que son but du moment était de faire tomber des clients de la région sous le chaaarme. Quand on se souvient de la reprise du travail à la Boillat, où lesdits clients étaient placés sur des listes selon le degré de représailles que Martinou voulait leur faire subir, l'ampleur de la tâche laisse songeur. Mais c'est la méthode habituelle: un discours lénifiant, un Martinou qui prête l'oreille aux problèmes exprimés puis... Rien. Avec un peu de chance, un ou 2 interlocuteurs tombent dans le panneau, c'est toujours ça de gagné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine passée, c'est donc aux clients que Martinou s'adressait. Faut-il que Swissmetal soit dans une situation dramatique pour que Martinou tente de séduire des décolleteurs de la région. Petit discours de Martinou -poliment applaudi-, puis visite guidée de l'usine. Pardon, visite &lt;span style="font-style: italic;"&gt;très &lt;/span&gt;guidée. Sous certains régimes, il y a des prisons modèles, qu'on fait visiter à des délégués d'ONG. Les prisonniers qu'ils rencontrent sont traités correctement, punis, disent-ils, comme il l'ont mérité en commettant d'odieux crimes, mais dans l'ensemble, c'est bien. Si, si, c'est bien. Dooorment-ils bien, ces prisonniers? A vrai dire non, mais les délégués, au bout de la visite, il se peut que oui. Surtout quand la visite se déroule avec le maîîître en personne. Bref, le parcours était soigneusement fléché, les interlocuteurs triés, les bobines et barres d'apparat... Heureusement qu'un célèbre journaliste a pu, par &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/images/TintinSovietLettres.jpg"&gt;courrier anonyme&lt;/a&gt;, nous livrer un témoignage accablant, au péril de sa vie:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6371/2179/1600/689987/TintinSovietFinalA.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6371/2179/400/823203/TintinSovietFinalA.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6371/2179/1600/39674/TintinSovietFinalB.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6371/2179/400/784099/TintinSovietFinalB.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6371/2179/1600/448485/TintinSovietFinalC.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6371/2179/400/599359/TintinSovietFinalC.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6371/2179/1600/740351/TintinSovietFinalD.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6371/2179/400/377131/TintinSovietFinalD.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6371/2179/1600/778008/TintinSovietFinalE.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 399px; height: 209px;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/6371/2179/400/620735/TintinSovietFinalE.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Tout bientôt, Karl poursuivra par l'analyse des résultats trimestriels de Swissmetal. Mais là, il va au lit...&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-116457804906218919?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/116457804906218919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=116457804906218919' title='86 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/116457804906218919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/116457804906218919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/11/chaud-ce-mois-de-novembre.html' title='Chaud, ce mois de novembre'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>86</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-116302826506780846</id><published>2006-11-09T00:13:00.000+01:00</published><updated>2007-02-04T19:58:08.366+01:00</updated><title type='text'>Une annonce</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;Vendredi 17 novembre, une soupe populaire sera organisée à Reconvilier, Place Bellevue, dès 17H30. C'est en l'honneur du deuxième anniversaire de la première grève.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;font-family:arial;" &gt;Et bientôt, déjà, le premier anniversaire de la deuxième grève.&lt;br /&gt;Le temps passe vite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Karl, d'ailleurs, se fait discret, le vilain. Il s'excuse, vous salue bien amicalement, et ne désespère pas de trouver le temps d'écrire un "édito". Merci!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-116302826506780846?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/116302826506780846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=116302826506780846' title='128 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/116302826506780846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/116302826506780846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/11/une-annonce.html' title='Une annonce'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>128</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-116011319634419334</id><published>2006-10-06T04:10:00.000+02:00</published><updated>2007-02-04T19:58:04.320+01:00</updated><title type='text'>Non, pas ça!</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pas le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt; (nouvelle version)!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il fallait se rassurer sur l'état de la presse helvétique, et même -allons-y carrément-, s'il fallait se convaincre que &lt;a href="http://www.20min.ch/ro/"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;20 minutes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Matin bleu&lt;/span&gt; sont des journaux spécialisé dans les analyses approfondies, il y aurait le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?5c8ece2a2a69286fc6e35e5061b10330&amp;hashID=c225f402ea44b49becfe342ec61de1ef"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Swissmetal news&lt;/span&gt; dit-on). A une époque, pas si lointaine, on parlait de la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pravda"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pravda&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; pour fixer le zéro absolu du journalisme. Si c'était dans la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pravda&lt;/span&gt;, il fallait bien admettre que ce n'était pas vrai. Si bien qu'au final, d'ailleurs, il était tout de même possible d'imaginer ce qui était vrai. Mais, maintenant, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou &lt;/span&gt;peut sans difficulté se targuer de remplacer ce monument de la Guerre froide. Et, tour de force, non seulement dans le contenu, mais aussi dans la forme, qui reflète parfaitement le degré d'incompétence atteint par les rédacteurs. Même en le faisant exprès, peu de personnes sur terre arriveraient à être aussi incapables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons la première image (légèrement annotée):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6371/2179/1600/WeidlichMeyer.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6371/2179/400/WeidlichMeyer.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quelle photo! Elle mériterait de figurer dans un musée dédié à la bouffonerie. Quelle merveille que ces contrastes de couleur si comiques! Quelle réussite que ces expressions faciales tellement pleines de vérité! Même la couleur des chemises, trait d'union symbolique entre nos 2 larrons, est un détail parfaitement abouti. Et les mains, et l'inclinaison complice des têtes, et le coude de Karl Meyer, qui brûle la priorité à Hanspeter Weidlich, lequel, devant un bel arbre bien vert, semble entouré d'une aura mystique. Enfin, le détail qui tue quand on sait que tous 2 travaillent à la Boillat: la photo a été prise à Dornach (merci à Petit Ours pour son sens de l'observation!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si un photographe avait voulu réaliser une prise de vue satyrique pour symboliser le mot "grotesque", il lui aurait fallu de longues heures de réflexion, ou l'intuition d'un grand artiste, pour en arriver à un résultat respirant autant la bêtise. Ma retouche est certe bien dure pour les 2 intéressés (bon, il faut les voir à l'oeuvre, aussi: c'est assez édifiant), mais je réclame les circonstance atténuantes! Les auteurs du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou &lt;/span&gt;m'ont tendu la perche, et même plus. Le pire, dans cette photo, est que tout a probablement été fait en toute simplicité, avec l'idée de donner une image sympathique à H. Weidrich et K. Meyer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre aberration figure en haut de la page 2. Il s'agit d'un simple mot, le mot "boulot". L'ensemble du journal est rédigé dans un vocabulaire prétendument sérieux et réfléchi, à ce mot près, "boulot", qui est issu du langage familier. "Boulot" est donc là, soigneusement choisi, pour parler la même langue que l'ouvrier, auquel le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou &lt;/span&gt;s'adresse. Cependant, l'expression est tellement déplacée dans ce contexte qu'elle montre à quel point les auteurs du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou &lt;/span&gt;se prennent pour des génies. "Nous avons un travail et vous avez un boulot" disent-ils implicitement, certains que la valeur du travail des Boillat est infiniment inférieure à ce qu'ils font, eux. Faire semblant de se rapprocher de l'autre pour mieux le rabaisser, tout un programme. L'argument vous paraît excessif? Voici ce qu'on trouve quelques lignes plus bas: "éviter une séparation entre cadres et employés" et "établir une nouvelle estime pour le collaborateur". Tous les Boillat ont fait la grève, cadres compris. Et l'estime entre collaborateurs au sein de la Boillat, avant Martinou, était autre chose qu'une expression vide de sens. Mais là est toute la vertu d'une direction qui se croit revenue à l'époque coloniale: apprendre aux gens à faire ce qu'ils avaient toujours su faire par eux-mêmes, et en l'occurrence bien mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier article est donc un entretien avec Hanspeter Weidlich et Karl Meyer. Exercice: soulignez en rouge les phrases où les intéressés expriment leur point de vue. Il n'y en a aucune. Pas de citations, pas de "selon K. Meyer", rien n'est crédité à personne. Le contraire du journalisme. Pourtant, on découvre dans le second article que la citation, ouverte et fermée par des guillemets, n'est pas inconnue des plumitifs de Swissmetal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que donc "Meyer et Weidrich" (sic!) nous apprennent-ils? Pas grand chose, sinon l'étendue de leur ignorance. Ils démontrent juste à quel point ils sont les lampistes consentants et écervelés d'une direction qui ne leur demande que ça. Bien sûr, ils ont le titre ronflant "ETH", mais en quoi sont-ils ingénieurs au fait? En physique nucléaire? En chimie? En mécanique? Mystère... Ils ont des "connaissances en économie" (Moi aussi d'ailleurs, et vous? Ah, vous aussi). En tout cas, aucun des 2, malgré leur grande expériences en "production/logistique" ne sait se servir de SAP. D'ailleurs, Swissmetal, après avoir forcé l'implémentation de SAP, n'engage que des personnes qui ne savent pas le faire fonctionner, dans une sorte de mouvement de défiance, et un amour soudain pour les post-its.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 2 aveugles de service (ou l'auteur de l'article, allez savoir) estiment que "l'ambiance s'améliore constamment" et que "la confiance en la continuité de la Boillat prend peu à peu la place sur [on dit "prendre le pas sur", NdK] la peur de perdre son boulot et la crainte d'un déménagement de machines". Assurément, il a fallu aller la chercher loin, une telle paire d'andouilles. Ont-ils les yeux en face des trous? Et les tympans en face des conduits auditifs? Certainement, mais l'usage qu'il font de ce matériel complexe (trop pour eux?) laisse perplexe. Je doute qu'on trouve quelqu'un à la Boillat, même Wilmar, qui n'ait pas peur de perdre son travail dans une faillite frauduleuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre perle: "La précision, la top-qualité et l'orientation vers les demandes des clients sont la première priorité". Tiens donc, Swissmetal est donc une entreprise qui cherche à vendre à ses client ce dont ils ont besoin. Très impressionnant, ce que 2 cadres intérimaires peuvent concevoir de génial! Moi qui pensais que l'imprécision, la low-qualité, comme ils disent, et l'orientation vers les demandes des poissons rouges de mon tamagotchi ferait aussi bien l'affaire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrêtons-nous là pour cet article. Comme la photo qui le décore, tout le texte mériterait d'être conservé pour une anthologie. Sur Internet, on trouve bien des bons mots, comme celui de cette personne, qui écrit à son assureur: "J'ai été victime d'un accident du travail alors que je faisais la sieste sous un pommier". Oui, c'est ça, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'édito (le mot est d'eux) est aussi un beau ramassis de délires. L'expérience du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou &lt;/span&gt;ancienne version s'est avérée "positive". Swissmetal, à l'époque, avait lancé un sondage. Quels en sont les résultats chiffrés? Il vaut mieux ne pas savoir, semble-t-il. Mais, comme avec la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pravda&lt;/span&gt;, rien n'empêche de les imaginer. De plus, le but du nouveau Torchinou, diffusé sur les 3 sites du groupes (les pauvres, personne ne mérite ça), est de contribuer à rendre la "fusion plus efficace sur un plan multinational et multiculturel". Les grands mots ne coûtent rien, mais heureusement que le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou &lt;/span&gt;ne fait que 4 pages. Même si l'ego surdimensionné des auteurs n'y rentrera pas, la santé mentale des lecteurs a au moins une chance d'être préservée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl s'arrête encore sur un dernier article, celui qui concerne Busch-Jaeger (article qui, à tous niveaux, est mieux conçu que le reste). Il est intéressant de voir qu'il est rédigé de manière plus sérieuse, et plus conforme à la réalité. Kai Jungermann y est en effet crédité de ce qu'il dit de manière claire, par des guillemets. Il y parle du nombre respectable d'apprentis engagés chez Busch-Jaeger, et de l'apport positif que ces derniers représentent au sein de l'entreprise. Ce qui n'est pas dit, par contre (mais K. Jungermann n'y peut rien, contrairement aux torchineurs -autant les appeler ainsi), c'est que la Boillat a perdu presque tous ses apprentis suite à la grève et au licenciement des maîtres d'apprentissage. Plus encore, parce que "ça coûte trop cher", la direction de Swissmetal prévoyait, dès 2005, de ne plus embaucher d'apprentis. 2 poids, 2 mesures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet article est destiné avant tout aux travailleurs de Busch-Jaeger, qui tireront une certaine fierté de ce que fait leur entreprise pour les apprentis, et pourront constater par eux-mêmes la véracité des propos tenus (et bien sûr, ils ne connaîtront pas le destin des apprentis de la Boillat). Ainsi, au moment de lire les autres articles, concernant la Boillat, ils auront pour base de comparaison ce qu'ils ont pu vérifier, et seront poussés à considérer le reste comme vrai. Autrement dit, le but est de faire passer pour véridique, auprès des employés de Busch-Jaeger, le quintal d'idioties déversé dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou &lt;/span&gt;sur la situation à la Boillat. Comment, en procédant à une telle segmentation du lectorat, peut-on chercher à créer une culture d'entreprise commune aux 3 sites? La réponse est simple: le but est d'y faire croire, mais pas de le faire vraiment. Seules 2 personnes sont convaincues du contraire (les preuves sont là, du moins), et elles sont en photo en première page du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;. Ce sont les mascottes, les parfaits employés, ceux qui croient en la Stratéchie sans se poser la moindre question. Des mascottes qui font "meuh!" quand on les retourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bien des choses&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il manque encore bien des informations, pour que cet "édito" soit complet. Un petit survol s'impose donc, et il se cantonne logiquement au &lt;a href="http://www.journaldujura.ch"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (et à l'archive de JB bien sûr).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,243,0,0,1,0"&gt;Un article&lt;/a&gt; de P. Oudot revient sur les chiffres semestriels publiés par Swissmetal. A lire et à relire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,248,0,0,1,0"&gt;Un autre article&lt;/a&gt; parle du licenciement scandaleux de Nicolas Wuillemin. Et ce licenciement se double maintenant de celui de sa femme, Maria Wuillemin, qui a reçu un préavis. Prétexte: la charge de travail aux pointes de stylo a baissé, et ne justifie plus son poste. Bien sûr, elle est la seule à avoir reçu un tel préavis dans le département. Maria Wuillemin a pourtant même accepté de tenter d'occuper un autre poste à l'attachage, mais rien n'y a fait. La direction lui avait certainement proposé ce poste pour qu'elle parte d'elle-même... Mais non, Maria Wuillemin est une courageuse et voulait tenter le coup malgré "un problème musculaire aux mains". Problème dans lequel Swissmetal pourrait assumer une part de responsabilité. Euh, "responsabilité"? Oubliez ce mot, il n'est pas inscrit dans la Stratéchie. En même temps, Swissmetal engage des intérimaires. Nous parlerons donc d'un licenciement punitif qui, s'il fallait le comparer à une odeur, exigerait la longue explorations des égoûts d'une grande ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, dans &lt;a href="http://www.journaldujura.ch"&gt;l'édition du jour&lt;/a&gt;, le problème des élections communales de Reconvilier est abordé.  Selon  Bernard Füeg, président local du PRJB,  un "effet Boillat" cause une grande pénurie de candidats: les gens ont d'autres préoccupations. Roland Aeberhard, du PSJB considère qu'un tel effet n'est pas avéré, et que cette pénurie existe depuis un certain temps, et va en s'amplifiant. Enfin, Daniel Schaer se place entre les 2, en estimant que cet effet existe, mais qu'il est marginal, et place au premier plan des problèmes la charge d'une fonction d'élu, et la difficulté à la concilier avec un emploi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une dernière chose&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Honteux oubli que le mien, dans le dernier "édito":&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center; font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Merci à toutes les personnes solidaires qui ont soutenu les fonds de grève! Merci, mille fois merci!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-116011319634419334?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/116011319634419334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=116011319634419334' title='230 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/116011319634419334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/116011319634419334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/10/non-pas.html' title='Non, pas ça!'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>230</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115941640288883460</id><published>2006-09-28T03:03:00.000+02:00</published><updated>2007-02-04T19:57:56.980+01:00</updated><title type='text'>Revoilà Karl l'ermite</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Petite causerie imaginaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl, dans sa retraite d'ermite, a parfois tendance à voir sa plomberie fondre et il s'invente alors des dialogues totalement hallucinants. Ce petit monde illusoire est le résultat d'une trop longue réclusion, d'une asocialité devenue mode de vie. Il est même, comme une vaste série de brutes jurabernoissiennes, rempli d'affection pour une... usine. C'est dire la gravité de la situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, Karl vous livre &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Tranche dornachienne de vie&lt;/span&gt;, une pièce de théâtre en un acte:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bâtiment administratif de l'usine de Dornach.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Martin Hellweg: "Ach, Yfonne, tout va bien dans ce bilan?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yvonne Simonis: "Euh... Oui, oui Martin, mais il y a quelques petites erreurs à corriger."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. H. : "Ach Yfonne, ces chiffres ne sont pas conformes à la Stratéchie! Dans la Stratéchie, les chiffres sont bien meilleurs! Comment peux-tu commettre autant d'erreurs de calcul?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quelques ratures plus tard...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Martin Hellweg: "Foilà! Là, c'est wunderschön! Les chiffres sont très bons maintenant, comme la Stratéchie le démontre."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y. S., timidement : "Oui mais, Martin... Tu veux que je signe ça? Parce que là, l'oeuvre est digne de t'être créditée! Comment pourrais-je apposer ma griffe au bas de cette éternelle merveille? Je ne peux pas. Prends donc ce stylo, mon maîîître. Pour que la postérité se souvienne de toi."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. H., un peu médusé par cette insistance: "Ach c'est kompliziert les femmes. Si je te dis de signer, c'est que c'est écrit que c'est toi qui signes dans la Stratéchie! Oserais-tu remettre en cause la Stratéchie?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y. S., se lève, presque au garde à vous: "Non, maîîître. Une Stratéchie  pour les gouverner, une Stratéchie pour les trouver, une Stratéchie pour les amener tous et dans les ténèbres les lier, au pays de Swissmetal, où s'étendent les ombres. Ainsi parle la Stratéchie".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Martin Hellweg sort de son bureau, passe dans un couloir bardé de caméras, et entre dans le bureau de Jean-Pierre Tardent, dit Jepeto:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. H.: "Alors Tchepeto, tu tailles du bois, ou du cuifre?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jepeto, larbinesque: "Maîîître, voyons, maîîître, je travaille sur le NP6 qui, comme vous savez, servira à construire les cargos intergalactiques commandés par un grand client américain."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. H. : "Ach, avec toi, ce que chaime, c'est qu'on voit les choses en grand. En grand! Comme la Stratéchie! J'adore! Sam va nous faire un beau communiqué là-dessus."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J., plus larbinesque, si c'est possible: "Et ce n'est encore rien, maîîître. Grâce à l'application de la Stratéchie, notre nouvelle presse polyvalente nous permettra de produire des soucoupes volantes, pour les clients extraterrestres que l'humanité démarchera bientôt!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. H. : "Tiens, d'ailleurs, il me vient à l'esprit que je dois régler ces histoires de Reconvilier avec Henri. Il y a un truc avec une presse aussi. La Koewi? Ou la Loose? Ach, la Loose, c'est bien un nom de presse pour des Franzosen qui parlent pas l'anglais ça!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J., une goutte de sueur perle à son front : "Hahaha! C'est bien vrai ça! Quels cons ces francophones!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Martin Hellweg se rend alors à son bureau. Entre Henri Bols.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. H. : "Alors Henri, tes barbares ne te posent pas trop de problèmes? La Stratéchie déploie-t-elle ses effets?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henri Bols, renforgné, le regard fuyant: "Ca, pour les déployer, elle les déploie!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. H. : "Ach zuper! Tout fonctionne parfaitement alors, comme le dit le bilan! Je suis le plus fooort!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;H. B. : "Ca oui, dans votre domaine, vous êtes le plus fort, sans aucun doute. Et à la Boillat, nos kapos veillent à faire régner votre loi, maîîître. Par contre, l'idée de leur distribuer des fouets semble se heurter à un problème culturel."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. H. : "Christine leur fera un bel article, ne t'inquiète pas. Elle expliquera l'importance de créer une seul culture d'entreprise sous l'égide de la Stratéchie."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;H. B. : "Extraordinaire maîîître. Reste à faire marcher la presse Loewy tout de même."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. H. : "Ach, elle sort d'où cette presse? Et puis, dans la Stratéchie, il n'y a pas de presse à Reconvilier. C'est juste la faute à la grève illégale. En vérité, je te le dis, cette presse n'existe pas."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;H. B. : "La Stratéchie l'affirme, cette presse n'existe pas."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Entre Volker Suchordt.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. H. : "Ah Volker on t'attendait. Alors, l'apport conséquent de Busch-Jaeger au bénéfice de Swissmetal se poursuit... C'est une très bonne noufelle.  La comptabilité le montre, c'est klar. Nous allons donc renforcer encore Busch-Jaeger."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Volker Suchordt: "Ach Martin, tout à fait. Dans ma somptueuse Fabrik, je peux produire bien plus qu'à Reconvilier. Il faut juste me laisser les moyens de ma créativité. Les Linematics, par exemple, me sont d'un très bon usage. C'est très décoratif, et ça donne un petit air industriel que j'apprécie beaucoup. Mes experts sont d'ailleurs en route pour mettre en place de nouvelles routines chez les Suisses. Rien ne marche correctement en Suisse, c'est fou. Sinon, mon usine ne serait jamais tombée en faillite!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;H. B., diplomate : "Mais Volker, et Dornach, et moi?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;V. S., l'air toxique (Henri Bols a un mouvement d'autodéfense face à la bouche de V. qui s'ouvre): "Mon petit Henri, toi, tu vas faire le kapo à Reconvilier, et tu vas fermer ton clapet. Comme c'est écrit dans la Stratéchie, n'est-ce pas Martin?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. H. : "Ach... Voyons... Ach? Was?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;V. S. : "Martin, tu sais bien que la Stratéchie te vient dans des transes... 'Etends-toi sur le monde, et donne les pointes de stylo à Volker', ainsi parle la Stratéchie. Tu te souviens?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. H., rassénéré : "Ja... Ja... Ja! Tout est donc maintenant sous kontroll. La conjonction suprême de la trilibutazion cuivropergineuse s'approche! La Stratéchie! La Stratéchie! La Stratéchie!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tous en Choeur:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Rien ne nous résiste. Seule notre volonté existe."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Silence de quelques secondes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La STRATECHIE! La STRATECHIE! La STRATECHIE!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rideau, sur la répétition des mêmes paroles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Post scriptum:&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;La réalité dépasse parfois la fiction, dit le proverbe. Et de très loin, ajoute Karl. Pauvre Boillat. Entre les mains de tels rebuts...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est triste, me disait mon amie imaginaire. Oui, je lui ai dit. Puis mon amie imaginaire et moi sommes restés silencieux, longtemps, longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bourse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cours de l'action Swissmetal s'est maintenant stabilisé, autour des 22 francs, et devient un peu plus volatile. Sa dernière remontée pourrait être due à diverses causes, puisque les volumes échangés sont redevenus nettement plus faible. L'euphorie boursière du moment, peut-être. Mais la hausse du cours, elle, semble avoir une cause très simple: le actionnaires ont probablement voulu spéculer sur un coup de Laxey... qui n'est pas arrivé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, la direction de Swissmetal a une porte de sortie: la vente du groupe. Mais les acheteurs semblent ne pas se pousser au portillon. Peut-être n'ont-ils pas connaissance de la Stratéchie. De plus, la bêtise surdimensionnée de Martinou et sa clique pourrait outrepsser même ces limites. Pourquoi pas, au fond, une fuite en avant dans laquelle Swissmetal achèterait encore une entreprise, par exemple par une augmentation de capital suivie d'un échange d'actions? Là aussi, il faut trouver le pigeon. N'est pas Swissair qui veut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours au niveau de la bourse, SWX, selon un article du &lt;a href="http://www.letemps.ch/template/finance.asp?page=23&amp;article=190218"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Temps&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, remet les pendules à l'heure. Le nouveau règlement concernant les rapports de gestion, qui entrera en vigueur pour les rapports 2006, devient bien plus précis, et obligera les entreprises à plus de transparence. Au regard de ces nouvelles règles, nous tenons, au travers des rapports d'activité de Swissmetal, de beaux exemples de ce qu'il ne faut pas faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des nouvelles de chez Ordralfabétix&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JB a trouvé une belle &lt;a href="http://boitam.eu/"&gt;boîte à meuh&lt;/a&gt;, qui tombe tout à fait à propos, puisqu'il s'agit de parler de Rolf Bloch. Très sincèrement, sa dernière prestation faisait vraiment meuh. Prenez un Rolf Bloch, retournez-le:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Meuh! Dialogue. Médiation. Communication. Culture. Meuh!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui dira qu'il n'y a pas de meuh?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rolf Bloch, à l'Université de Neuchâtel, parlait lors d'une journée thématique adressée aux juristes (voir le résumé complet dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,238,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;). Selon l'article de P. Oudot, la question de savoir si Swissmetal a outrepassé le protocole d'accord de 2004, entre autres choses "reste ouverte". Très fort. Les Boillat auraient eu, à partir de la création de Swissmetal "un sentiment de supériorité" (sous-entendu: non justifié, c'est juste un sentiment). D'où le fait que le sBoillat se soient "sentis humiliés" par le démantèlement projeté de leur fonderie. On se croirait dans un roman de la collection Arlequin: du sentiment, du sentiment, et encore du sentiment. La rationalité appartient à Rooolf uniquement. Et à la direction de Swissmetal, qui parle "synergies et efficacité".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Compte tenu de la tension perceptible, ce concept industriel aurait dû être présenté avec doigté pour avoir une chance de passer": il s'agit donc d'un problème de communication. La "stratégie" est bonne, mais pas la manière de la présenter. D'autant plus que Martinou est un "spécialiste de la finance" (l'illusion que Martinou a des compétences autres que celles d'un marchand de tapis aura duré).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est communication et dérive émotionnelle, donc. Qui plus est, comme les entreprises suisses sont généralement de petites PME où les problèmes de communications sont moins vifs, les patrons étant beaucoup plus proches de leurs collaborateurs, le cas de la Boillat reste particulier. Karl a rarement vu un argument aussi court. Si le nez de Rolf Bloch avait cette longueur, il ne pourrait plus y mettre ses lunettes. La Boillat est un cas particulier parce qu'il s'agit d'une grand entreprise par rapport à la moyenne suisse. Nous voilà bien renseignés!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rolf bloch conserve-t-il un profil diplomatique pour nous sortir, tout à coup, un lapin de son chapeau? Il devrait s'agir, alors, d'un troupeau de girafes, vu sa lamentable prestation. De plus, on se souviendra de &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,174,0,0,1,0"&gt;l'interview de Jürg Müller&lt;/a&gt;, l'expert, qui était autrement plus lucide. Rolf Bloch serait-il finalement un vieux monsieur, baignant dans un passé révolu, et inapte à comprendre les enjeux du présent? Il semble bien que oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;Toujours dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,239,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, on pouvait lire, le 23 septembre, que Nicolas Wuillemin ira au tribunal pour obtenir justice à propos de son licenciement. Ce licenciement était en effet prévu de manière particulière: seul Nicolas Wuillemin a été éjecté de manière aussi odieuse. Courage, Nicolas!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Du plus frais&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi 26 septembre, les commissions du personnel de la Boillat ont affiché &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?f7575694250f99bd13afb7b999100106"&gt;cette lettre&lt;/a&gt; dans la Boillat (compte-rendu dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,240,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;). La lettre en question est un intéressant résumé de l'action des commission et est, quand on connaît la situation, remarquable de modération. Selon le texte, Swissmetal a refusé toute entrée en matière sur les contre-propositions présentées par les commissions. Ces dernières ont rencontré leur direction le 5 septembre et "peu de réponses concrètes ont été obtenues", notamment sur le cahier des charges du futur directeur de site. Il est indiqué que des réengagements ont lieu, ce qui démontre l'absurdité des licenciements. De plus, les commissions clarifient, pour ceux qui en douteraient, que Swissmetal réaffirme en boucle que la "stratégie" est maintenue, et que Reconvilier deviendra un centre de finishing. Le "fonds de soutien" cofinancé par Unia et Swissmetal, comme le "fonds pour les cas sociaux difficile" (appellation dénoncée) voient bien sûr les commissions ne pas y adhérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, on apprend que les fonds de grève seront liquidé de manière égalitaire entre tous les ex-grévistes, à la fin septembre. Une solution tenant compte de la situation de chacun avait été vaguement envisagée, mais sa complexité semble avoir eu raison des pourtant très tenaces gestionnaires des fonds de grève. Ce bouclement a même fait l'objet &lt;a href="http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&amp;sid=7108084"&gt;d'une dépêche&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit pour Karl de saluer le courageux et énorme travail des gestionnaires des fonds de grève. Merci à eux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les commissions du personnel ont par ailleurs rencontré la direction de Swissmetal mercredi 27 septembre. Ces rencontres plus fréquentes répondaient à une demande des commissions. Cependant, l'échange s'est à peu près borné au powerpoint habituel, version 12.56.8763 RC659. Les questions recevable devaient se conformer au thème dudit powerpoint. Tout un programme. Les représentants des Boillat ont aussi appris, car la direction ne pouvait que l'avouer, les représentants du personnel de Dornach étant présents, que ces derniers ont ouvert des discussions en vue d'augmentations de salaire. Swissmetal a donc failli inaugurer la négociation salariale par site. Bien sûr, on attend déjà les résultats: augmentation fixe quasi nulle. Le reste de l'augmentation au mérite. Les kapos choisiront qui est le plus méritant. Voulez-vous parier?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daniel Künzi, un homme à caméra connu dans les montagnes jurassiennes et particulièrement aimé par Fabienne Blanc-Kuhn (n'est-ce pas Bkassine?), est en train de réaliser son film sur la Boillat. En voici &lt;a href="http://www.petitefleur.net/DanielKunzi/"&gt;la bande-annonce&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, si vous désirez aller féliciter BKassine pour son sens de la purge, c'est à Genève que ça se passera, au &lt;a href="http://www.cgas.ch/SPIP/spip.php?article263"&gt;4e rassemblement pour les droits humains&lt;/a&gt;. Elle y parlera de la Boillat, aïe!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'uZine 3, quant à elle, accueillera les Dicodeurs le 9 octobre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Swissmetal news&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Il se fait tard, et Karl est un peu fatigué là... Il reviendra donc prochainement à cet endroit pour reparler de &lt;a href="http://jb.zonez.ch/download.php?5c8ece2a2a69286fc6e35e5061b10330"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Swissmetal news&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Vous ne lui en voudrez pas, j'espère, pour son consrvatisme, qui le pousse à garder l'appellation &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;. En effet, cette nouvelle mouture n'a absolument rien à envier à son peu illustre prédécesseur. Quelle horreur!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit avant-goût, tout de même: on apprend que Busch-Jaeger créé des places d'apprentissage. C'est annoncé comme une bonne nouvelle, évidemment et, pour une fois, on peut la considérer comme telle. Très léger bémol (0,5 point Weightwatcher), on connaît l'obstination qu'a eu Martinou à supprimer les places d'apprentissage à la Boillat, parce que "ça coûte trop cher", allant même jusqu'à résilier les contrats d'apprentissage. Voilà qui a le mérite de clarifier les choses.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115941640288883460?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115941640288883460/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115941640288883460' title='109 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115941640288883460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115941640288883460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/09/revoil-karl-lermite.html' title='Revoilà Karl l&apos;ermite'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>109</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115820582285801065</id><published>2006-09-14T03:36:00.000+02:00</published><updated>2007-02-04T19:55:44.286+01:00</updated><title type='text'>Au pays, de Candy...</title><content type='html'>Comme dans tous les pays&lt;br /&gt;On s'amuse, on pleure, on rit&lt;br /&gt;Il y a des méchants &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(les grévistes, les syndicats)&lt;/span&gt; et des gentils &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(le maîîître, Fridou)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Et pour sortir des moments difficiles&lt;br /&gt;Avoir des amis&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;, c'est très utile &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(enfin, du cash ça va aussi)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et surtout, venons-en aux faits, dans les moments difficiles, il faut toujours dire que tout va bien par voie de communiqué de presse! &lt;a href="http://www.candyneige.com/index2.htm"&gt;Candy&lt;/a&gt; elle-même ne renierait pas un tel procédé, Karl en est convaincu! (Dans le prochain "édito", il sera peut-être temps d'aborder la doctrine de Ken le survivant: "Swissmetal, j'ai frappé tes points vitaux: il te reste 10 secondes à vivre").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Communiqués&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques temps, la personne qui suit assidûment la lente chute de Swissmetal se voit assaillie de communiqués de presse tous plus inutiles les uns que les autres. Qu'importe que les nouvelles concernent la vente d'un alliage qu'on ne sait plus produire, ou la remise en route d'une presse dont les performances risquent d'être assez discutables. Pourvu que les nouvelles soient bonnes! Par exemple, l'avantage d'une inondation, c'est que tout le monde a l'eau courante à la maison (avouez, vous n'y aviez jamais pensé). Du positif, qu'on vous dit! Il faut voir le bon côté des choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, après nous avoir annoncé des ventes fantastiques de NP6 (qui n'est pas produit, et peut-être plus productible) et le redémarrage de la presse Loewy (incroyable, Swissmetal a une presse qui marche! Mais qui ne produit rien...), le flux de bonnes nouvelles a connu &lt;a href="http://swissmetal.ch/index.php?id=88&amp;L=2&amp;amp;tx_ttnews%5Btt_news%5D=293&amp;tx_ttnews%5BbackPid%5D=1&amp;amp;cHash=835504f8e3"&gt;une nouvelle étape le 12 septembre&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe, à la Boillat, une fondation patronale. La direction de Swissmetal a la charge de la gérer. Grâce à "Un Voisin" dans les commentaires de cet "édito", voici une liste partielle du comité de fondation: Jean-Pierre Tardent (dit Jepeto. Le Boillat qu'il fallait, un bon endroit), président,  Sam Furrer, membre, Werner Riegert, membre. Hem. Malgré cela, on ne peut en modifier les statuts facilement (sinon, l'argent serait dans la poche de Martinou depuis longtemps). Cette fondation patronale a pour fonction, en principe, de fournir de l'aide aux Boillat se trouvant dans des situations critiques, d'où le nom que le communiqué cite: Fondation en faveur du personnel de l'usine Boillat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tour de passe-passe du communiqué vient du fait que Swissmetal y fait semblant de n'avoir pas prise sur la décision de la fondation patronale. Cette dernière est "une fondation de prévoyance juridiquement et économiquement indépendante n'ayant aucun rapport avec les affaires opérationnelles". De plus, "la fondation susmentionnée s'est maintenant déclarée prête à agir seule". "Seule", ah bon? Donc, ce n'est pas la direction de Swissmetal qui orchestre cette volte-face soi-disant altruiste de la fondation &lt;span style="font-style: italic;"&gt;patronale&lt;/span&gt;. Très crédible...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, ladite fondation devrait allouer 200'000 francs aux -décidément, Karl ne s'y fait pas- "cas sociaux difficiles". Les "cas sociaux difficiles", s'il fallait choisir entre les Boillat et leur direction, il n'y aurait pas photo. Il suffit de regarder Martinou, de repenser à sa tragique histoire de petites graines, de se remémorer sa tendance à vouloir passer au travers de portes fermées... Décidément, Martinou a besoin d'aide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus sérieusement, comment une entreprise peut-elle qualifier les gens qu'elle a abusivement licencié de "cas sociaux difficiles"? En tout cas, me voici rassuré sur un point: le nom de "kapo" n'est nullement usurpé par les sbires de Martinou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,229,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt; du 13 septembre&lt;/a&gt; (que ferait Karl sans JB?), Unia et les commissions du personnel réclament un plan social assez raisonnable (3 mois de salaire, ainsi qu'une prime proportionnelle à l'âge et aux années de service de la personne concernée). Si l'on compte qu'il s'agit de 15 à 20'000 francs par personne, pour 60 personnes, le total exigé oscille autour du million de francs. Pour qu'un tel plan voit le jour, Unia et les commissions du personnel portent l'affaire devant le tribunal arbitral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cours de l'action&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.swissquote.ch/cgi-bin/redirector/go?cb&amp;ums&amp;amp;self&amp;f"&gt;L'action de Swissmetal&lt;/a&gt; s'apprécie fortement, ces derniers jours, et a franchi le cap des 20 francs. Assurément, ce ne sont pas les chiffres présentés par le groupe qui intéressent les actionnaires, sinon l'action aurait entamé sa flambée au moment de leur publication. Ce ne sont pas non plus les communiqués de presse, tellement sans intérêt qu'aucun média ne juge digne de les reprendre (à part cet obstiné de Karl).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Association nouvelle Boillat a émis un &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/ANBCommunique060908_F.doc"&gt;communiqué de presse&lt;/a&gt; à ce propos, repris et discuté par&lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,226,0,0,1,0"&gt; Philippe Oudot&lt;/a&gt;. L'analyse des performances de Swissmetal proposée par l'Association nouvelle Boillat mérite le détour. L'hypothèse mise en avant, à propos du cours des actions Swissmetal, est que des manoeuvres menées en coulisses, au niveau boursier, font monter les prix. Karl souscrit d'ailleurs à cette hypothèse. Mais une telle flambée ne peut s'expliquer sans souligner encore un aspect: il semble que les actionnaires de Swissmetal pensent la même chose. En effet, s'ils achètent des actions Swissmetal en ce moment, c'est certainement en misant sur un coup de Laxey, comme précédemment chez Saurer. Un investisseur, en ce moment, n'a aucune autre raison de placer de l'argent chez Swissmetal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, un coup de Laxey et/ou une vente de Swissmetal sont-ils des rumeurs infondées, auxquelles les actionnaires, Karl, et d'autres, se font prendre? Ou pas? Le suspens pointe là le bout de son nez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bienvenue où ça nous la coupe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Karl repasse la parole à "Petit ours". Comme tout le monde ne lit pas les commentaires (eh oui, ils ne savent pas ce qu'ils ratent), et comme 3 fois valent mieux qu'une, voici le 2e service. Il faut avouer que le texte le mérite largement!&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Avec ma bonté proverbiale, je prépare déjà les prochains communiqués de Swissmetal. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes swissmétalliques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Swissmetal vient d’obtenir une importante commande du fabricant de rasoirs Gil(b)e(r)tte. L’entreprise va sortir un rasoir à... 32 lames, toutes en CN8 ! Un marché qui fait déjà mousser certains concurrents. Sam l’a testé sur son crâne et en est enchanté. Déclin par contre est tellement rasoir qu’il n’en a pas besoin. Martinou lui est déjà sur le fil du rasoir avec toutes ses magouilles. Alors, avec 32 lames, cela lui donne de la marge. Quant à Henri, certains criaient: Ras(ez)-Le! Alors il est parti en courant. Pas de bol(s)!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la Boillat, il paraît qu’ils vont mettre une pancarte sur laquelle il sera écrit: Demain on rase gratis... et après-demain vous serez tondu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Swissmetal vient d’annoncer l’achat d’une nouvelle entreprise. Le fabricant de poudre "Quipète" entre dans le capital action du groupe. Avec le stock qu’il aura, Martinou pourra en jeter aux yeux des clients, des investisseurs, des politiciens, etc. De ce côté là, on ne se fait pas de souci pour lui, c’est un expert en la matière. Pour les prochains entretiens il y aura intérêt à mettre des lunettes, ou à prendre la poudre... d’escampette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Swissmetal envisage d’introduire la semaine de 30 jours sur le site de Reconvilier. Après le succès de la semaine de 8 jours à Lüdenscheid, celle de 30 jours devrait encore augmenter considérablement la productivité. Côté salaire, il tombera toujours après 4 semaines et sera inchangé. Il paraît que certains bénis-oui-oui ont dit: ça pourrait être pire, ils auraient pu aussi baisser le salaire en même temps... Décidément il y a d’éternels optimistes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est pas belle la vie à la Boillat?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du moment que nous en sommes au moment dédié à la rigolade, "Un Voisin" nous rappelle d'aller signer le livre d'or du &lt;a href="http://www.christine-schmid.tv/"&gt;site web de Christine Schmid&lt;/a&gt;. Un petit mot gentil (et surtout pas un troll, n'est-ce pas?) lui fera plaisir! Pour l'adresse email (obligé d'en laisser une), info@swissmetal.ch est une solution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pétition&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 13 septembre, la partie vaudoise de la &lt;a href="http://berne.laboillat.ch/comites/"&gt;pétition Boillat&lt;/a&gt;, munie de plus de 1500 signatures, a été déposée auprès des autorités de ce canton. Accueillis par le président du Grand conseil vaudois, et accompagnés de 3 député vaudois, les pétionnaires ont pu expliquer le contenu de la pétition de manière détaillée, et ont reçu une écoute attentive. Il seront prochainement reçus par la commission des pétitions. Le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,228,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; en a aussi parlé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pages de gauche&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl a reçu une commande pour un article, qu'il s'est empressé de rédiger. C'était pour le journal&lt;a href="http://www.pagesdegauche.ch/"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Pages de gauche&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, un mensuel d'opinions socialistes. Comme son nom l'indique, ce journal n'a que des pages de gauche. Et pas de pages de droite. Les lois de la géométrie s'opposant à celles de l'orthodoxie des camarades, il y a quand même de pages de droite, en fait, mais elles sont toutes blanches. C'est une subtile manière de démontrer que la droite n'a pas d'idées ou qu'elle n'a qu'à la fermer. Le problème, dans tout ça, c'est l'écologie. Toutes ces pages blanches... Il va encore falloir revoir le programme politique!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trève de plaisanteries, mais je n'ai pas pu m'empêcher... Le titre est comme une perche tendue au vilain railleur qu'est Karl. Voici, tout de même, &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/PdGKarl.doc"&gt;l'article&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115820582285801065?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115820582285801065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115820582285801065' title='248 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115820582285801065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115820582285801065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/09/au-pays-de-candy.html' title='Au pays, de Candy...'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>248</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115768914840915698</id><published>2006-09-08T03:14:00.000+02:00</published><updated>2007-02-04T19:56:36.216+01:00</updated><title type='text'>Economie pouet pouet</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Piraterie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Adam Smith, la richesse se définit comme "toutes choses nécessaires, commodes et agréables à la vie". On crée de la richesse en extrayant du cuivre d'une mine, en faisant pousser du maïs, etc. On peut aussi créer de la richesse sous forme de valeur ajoutée, par exemple en transformant des métaux bruts en alliages. On peut encore créer de la richesse sous forme de services, en investissant des capitaux, en rédigeant des courriers, ou en conseillant un client. Les secteurs primaire, secondaire et tertiaire ont donc une capacité à créer des richesses. Ainsi, on peut quantifier l'utilité d'une entité économique relativement aux richesses qu'elle crée. Qu'on soit capitaliste, communiste ou autre, la création de richesse est usuellement considérée comme la finalité des entités économiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des cas, cependant, existent, où une entité économique ne crée pas de richesse, et parfois, même, en détruit. On les nomme des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;raiders &lt;/span&gt;(pillards). Question pour un champignon: trouvez un exemple d'une telle entité. Voilà, tout le monde a trouvé, il s'agit de Laxey. Bravo, vous avez gagné le Larousse des vins et un CD interactif avec Julien Lepers! Ce fonds de placements, en effet, ne crée pas de richesse car ses investissements n'ont pas pour objectif d'augmenter les performances de l'entreprise qui en bénéficie, mais de jouer des coups spéculatifs. En règle générale, Laxey transfère des richesses (sous forme de capitaux) d'un lieu où elles sont utiles (une entreprise productrice de richesses) vers un lieu où elles sont moins utiles (des investisseurs ayant des moyens élevés, qui épargneront leur gain -ce qui amoindrira fortement son utilité- ou le réinvestiront dans un autre coup spéculatif). Dans le pire des cas, le transfert de richesse tue l'entreprise ciblée (ce qui aurait pu arriver à Saurer, si les dividendes énormes demandé par Laxey avaient été acceptés par les actionnaires). Bref, Laxey est un destructeur net de richesses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend donc mieux pourquoi quelqu'un qu'on ne soupçonnera en aucun cas d'être un adepte des plan quinquennaux, Jean-Claude Péclet (et avec lui la presse alémanique, jusqu'à la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;NZZ&lt;/span&gt;), dénonce avec virulence les manoeuvres de Laxey dans les pages du &lt;a href="http://www.letemps.ch/template/recherche.asp?page=rechercher&amp;contenuPage=identification&amp;amp;types=search&amp;type=0&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;artID=188693&amp;rubrique=1%2C2%2C3%2C4%2C5%2C6%2C7%2C8%2C9%2C10%2C11%2C12%2C13%2C15%2C16%2C17%2C18%2C19%2C20%2C21%2C22%2C23%2C24&amp;amp;liste=precedent"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Temps&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (lien payant). L'éditorial est titré "La face détestable du capitalisme", tout un programme (mais pas quinquennal!). JCP voit toutefois un argument positif en faveur de ces &lt;span style="font-style: italic;"&gt;raiders&lt;/span&gt;: ils obligent les entreprises à se remettre en question et à améliorer leur efficacité économique. En gros, l'intérêt des raiders consiste en ce qu'ils apprennent aux entreprises à s'en protéger, et que ces mesures de protection sont génératrices de richesses (l'entreprise augmente ses performances). C'est un peu comme si quelqu'un prétend que le cancer a un intérêt, celui de forcer l'humanité à y trouver des parades, ce qui fera progresser les connaissances... Nous sommes tous d'accord pour préférer un monde dans lequel le cancer n'existerait pas. Euh non, chez Laxey, ils ne sont pas d'accord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se souvient que Laxey avait organisé, voilà une semaine, une conférence de presse dans laquelle était demandée la convocation d'une assemblée générale extraordinaire de Saurer, dont ce fonds est l'actionnaire principal. Le but était de renouveller le conseil d'administration en y proposant de nouveaux administrateurs. Bref, une sorte de putsch. L'opération a parfaitement réussi, puisqu'elle est parvenue à pousser le groupe Oerlikon (ex-Unaxis) à lancer une OPA sur Saurer. Avant l'OPA a eu lieu, toutefois, un rachat des actions possédées par Laxey, à un prix très élevé, ce qui semble avoir permis à Laxey de retirer une plus-value de 40%. Le montant proposé par Oerlikon (qui vise l'obtention de 50,1% du capital action) pour l'OPA elle-même est, quant à lui, fixé au minimum autorisé par la loi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;a href="http://www.letemps.ch/template/recherche.asp?page=rechercher&amp;contenuPage=identification&amp;amp;types=search&amp;type=0&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;artID=188692&amp;rubrique=1%2C2%2C3%2C4%2C5%2C6%2C7%2C8%2C9%2C10%2C11%2C12%2C13%2C15%2C16%2C17%2C18%2C19%2C20%2C21%2C22%2C23%2C24&amp;amp;liste=precedent"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Temps&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (lien payant) du 7 septembre, Myret Zaki estime même, experts à l'appui, que le cours de l'action de Saurer aurait subit toutes sortes de manipulations préalables, dont des achats d'actions effectués par un ou des membres du conseil d'administration, dont l'effet a été de faire monter le cours, juste avant que Laxey ne vende sa participation. Or, Preston Rabl, patron de Laxey, est membre dudit conseil d'administration... Et l'acquéreur mandaté est, indirectement... Laxey. Le tout pour une somme d'environ 17 millions de francs, répartis en 3 tranches. Oui, ça sent le sapin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, Laxey, après une présence on ne peut plus contreproductive dans le capital de Saurer, s'en va avec de juteux bénéfices. Tout cela dans un méli mélo ridicule de déclaration sur la vocation industrielle des investissments du fonds. Avant l'assemblée générale de Saurer, Roger Bühler, patron de Laxey en Suisse, prétendait que son entreprise n'était pas là dans une optique à court terme. Ensuite, reconnaissant les bienfaits de la stratégie de Saurer, Laxey voulait néanmoins la rendre impossible. Finalement, chez Laxey, on a poussé le burlesque jusqu'à prétendre, en gros, que l'arrivée d'Oerlikon était une bonne chose pour Saurer, et que donc, Laxey avait fait du bon travail. Il faut oser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Du côté de chez nous&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, que fait Laxey chez Swissmetal? Qu'y préparent-ils? Le suivi du cours de l'action Swissmetal indique, depuis longtemps, que des choses douteuses s'y passent, notamment pour faire monter l'action. De plus, depuis l'annonce des chiffres semestriels, d'assez important volume -dans les 100'000 actions par paquet- sont échangés hors bourse. En tout, nous ne sommes pas très loin d'un total de 10% du capital action échangé de cette manière. Qui est l'acheteur? Si c'est Laxey, il s'approche des 30% qui l'obligeront à lancer une OPA sur Swissmetal. Si c'est un autre, il existe peut-être un investisseur qui, à la manière d'Oerlikon chez Saurer, se prépare à prendre le contrôle du groupe. Pour Laxey, la seconde option est certainement la meilleure. Pour Martinou, revendre Swissmetal a toujours été une fin en soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques événements permettent dès lors de prendre la température. Le premier est le &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/Swissmetal_rapport_semestre_1_2006_F.pdf"&gt;rapport semestriel de Swissmetal&lt;/a&gt;, qui était emballé dans un papier brillant de 100 feux: la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;success story&lt;/span&gt; du CN8. 2 détails semblent échapper à Swissmetal: la production de cet alliage n'est pas, en ce moment, évidente (l'Osprey est à la Boillat, avec bien du personnel manquant pour le faire fonctionner de manière optimale, sinon correcte). Et, plus cocasse, il y a une photo d'avion en fin de document, censée illustrer la toute puissante technologie swissmetalienne du CN8. Or, l'avion en question, au vu de l'apparence des réacteur, ne doit pas dater d'hier... Mais de uel avion s'agit-il, alors? Avis aux spécialistes! Il faut aussi se rappeler que, dans le rapport lui-même, la valeur du stock, évaluée au cours actuel, est plus que mise en avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas tout, puisque récemment, &lt;a href="http://swissmetal.ch/index.php?id=88&amp;L=2&amp;amp;tx_ttnews%5Btt_news%5D=287&amp;tx_ttnews%5BbackPid%5D=1&amp;amp;cHash=a36a94efb9"&gt;un communiqué de Swissmetal&lt;/a&gt; a paru, pour nous apprendre une autre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;success story&lt;/span&gt;. Que c'est beau, tout ce succès. En substance, il est raconté que Swissmetal a un client, et pas n'importe lequel, puisqu'il est stratégique. Normal, c'est un client américain, pas un de ces barbares de décolleteur jurassien! Le clint en question s'occupe de quelque chose de très vendeur, pusqu'il s'agit de fibre optique. Ca fait mieux que les pointes de stylo, non? Cepdendant, la fibre optique étant en verre, il n'est pas évident d'établir le lien avec un alliage cuivreux (il s'agirait de connecteurs, et donc, lesdits connecteurs se situent soit en amont, soit en aval de la fibre optique). Passons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le client en question s'intéresse donc au NP6, un tout nouvel alliage. Tellement nouveau qu'à la Boillat, on n'est pas sûr de pouvoir le prooduire. Qu'importe, la peau est vendue par Martinou, aux Boillat d'aller tuer l'ours. Si le développement du NP6 était bien avancé avant la grève, l'industrialisation de cet alliage n'était pas totalement achevée. En théorie, les plans de fabrication existent, mais le procédé n'était pas maîtrisé de manière routinière. Maintenant que les spécialistes du NP6 ont été licenciés, les inconnues concernant sa production sont plus nombreuses que les certitudes. &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,221,0,0,1,0"&gt;Les personnes interrogées par Philippe Oudot&lt;/a&gt; à ce propos sont d'ailleurs encore plus cinglantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce communiqué, on retrouve, pour des raisons non élucidées, une remarque mettant le NM6 dans le même panier que le NP6. Or, usuellement, le NM6 est un maillechort servant à produire des pointes de stylo. Le manque de clarté du communiqué, à ce propos, laisse assez songeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette semaine, Martin Hellweg et ses sbires ont eu 2 rencontres "Boillat" au programme, l'une suivant l'autre. La première était celle des Femmes en colère. Martin Hellweg s'y est présenté accompagné uniquement de Christine Schmid, qui faisait la traduction. L'a-t-elle déclamée en vers sur fond de musique d'opéra? Le mystère demeure. Tout est que Martinou voulait privilégier le côté informel et humain de la rencontre, et a donné de lui une image exceptionnellement humble. Il n'avait même pas son ordinateur portable, c'est dire. Il s'en est fallu de peu pour qu'il vienne en short et sandales, avec un pack de Feldschlössen et des saucisses. Les Femmes en colère ont, semble-t-il, pu expliquer à l'intéressé tout ce qu'elles ont souhaité. Une demande qu'elles ont faite consistait en la nomination d'un nouveau directeur de site pour Reconvilier, externe à Swissmetal. L'oiseau rare serait en train d'être recherché. Martinou a laissé entendre, de son côté, que certains réengagements seraient bienvenus et a reconnu avoir fait des erreurs (mais n'a évidemment pas dit lesquelles, ô surprise). Alors, emberlificotage ou pas? Nécessairement, Martinou ne fait rien gratuitement. Mais dans quel but?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réunion suivante était une discussion informelle réunissant Martinou, Fridou, Ras le Bols, et Sam le domestique d'un côté, et R. Ambrosetti, A. Daguet et des représentants du personnel de la Boillat de l'autre. L'ambiance a, semble-t-il, été moins détendue, même si elle n'a pas été pour autant houleuse. La direction du groupe a en tout cas souhaité réaffirmer sa stratégie (atelier de finishing à Reconvilier) haut et fort, et Fridou aurait siffloté le refrain "vous avez cru tuer Swissmetal, mais on est touours là, nananèèère!" (un peu comme certains trolls sur le blog). D'habitude, même pour quelqu'un d'aussi bien doté en méchanceté et d'aussi mal doté en intelligence que Fridou, ce genre de ritournelle est fredonné lorsque la situation est limite. C'est un peu le ski extrême de l'économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres éléments, encore, venus d'ailleurs, mais impossibles à citer parce que peu vérifiés, laissent penser que les événements pourraient s'accélérer prochainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En fait, Karl pense, vous l'aurez compris, que Martinou cherche à vendre Swissmetal. Mais, hypothèse cavalière et à réfléchir, Karl se demande si l'acheteur n'est pas déjà en train de s'attaquer au morceau. Si c'est le cas, il pourrait avoir quelques conditions préalable comme "faire remarcher la Boillat", ce qui expliquerait les annonces fumeuses du genre NP6, destinée à répondre à cette exigence. Un scénario à la Saurer n'est donc pas exclu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;Informatique solitudinale&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JB, merci à lui, a posté un petit quelque chose qui pourrait en intéresser plus d'un:&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:100%;"  &gt;&lt;blockquote&gt;Technique du net : il arrive parfois que le browser (IE, firefox, etc...) charge une ancienne page en cache lorsqu'on se rend sur http://laboillat.blogspot.com. Et du coup, grosse déception de ne pas trouver le tant attendu nouvel édito de Karl.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour pallier ce défaut, il suffit de faire CTRL-SHIFT-F5, ou CTR-SHIFT et clic sur le  bouton recharger/actualiser.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Shreck, quant à lui, alimente &lt;a href="http://shrecklevert.blogspot.com/"&gt;son blog&lt;/a&gt; de souvenirs concernant la grève.&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;Un regard tout à fait intéressant sur cette histoire. Plutôt que vous tenir une théorie là-dessus, je vous recommande d'aller voir par vous même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pic-nic&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Aujourd'hui, les personnes qui travaillaient à la Boillat au 25 janvier 2006 ont été invitées à un pic-nic. Karl leur souhaite de passer un excellent moment!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115768914840915698?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115768914840915698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115768914840915698' title='169 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115768914840915698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115768914840915698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/09/economie-pouet-pouet.html' title='Economie pouet pouet'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>169</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115734903610106892</id><published>2006-09-04T03:52:00.000+02:00</published><updated>2006-09-08T14:00:14.540+02:00</updated><title type='text'>Solitude windowesque</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Boillat et alentours&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les carnets de commande de la Boillat son plutôt bien remplis en ce moment, même si quelques marchés juteux semblent avoir définitivement échappé à Swissmetal, faute de personnel à même de poursuivre le développement et de mettre en place la production de certains alliages. Avec ce qu'il reste comme personnel, il y a du travail par dessus la tête. Même la Loewy, qu'on croyait silencieuse à jamais, se prépare à reprendre du service, suite à de gros efforts fournis en ce sens (efforts auxquels le chef de gare n'a pas pris part, à l'exception de tentatives de récolte de lauriers: il aime trop cette herbe aromatique, que voulez-vous). Swissmetal, pour absorber la surcharge de travail, réembauche à tour de bras. Les emplois repourvus se comptent par dizaines, et sont pris, pour beaucoup, par des intérimaires. Certains licenciés, toutefois, reviennent, sous les demandes pressantes d'anciens collègues non licenciés, où pour répondre à des besoins particuliers. Bien sûr, on ne voit nulle part de communiqué de presse écrit par Martinou, qui mentionnerait quelque chose comme: "Pour faire face à une croissance fantastique de la demande, et des bénéfices que vous, chers actionnaires, aller en retirer, je dois même engager du personnel!" Non, la discrétion est de rigueur, allez savoir pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Oudot, dans &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,215,0,0,1,0"&gt;son tour d'horizon du 30 août&lt;/a&gt; (merci à JB pour cette précieuse archive!), explique que "la grève n'est plus qu'un lointain souvenir". Eh oui, elle paraît loin, la grève. Dans cet article, comme selon d'autres sources, il semble que bien des Boillat sont tiraillés entre 2 sentiments. En premier, il y a le plaisir de revoir cette usine fonctionner, alors qu'on a souvent pu se demander si, un jour, la Boillat sortirait à nouveau du silence. Il y a aussi le fait d'avoir encore un emploi, et un salaire, même si sur la durée, l'incertitude plane. En second, il y a la tristesse de constater que Martinou est toujours là, et que le bon fonctionnement de la Boillat contribue à sa sauvegarde. L'ambiance n'est donc pas au beau fixe, même si l'on fait contre mauvaise fortune bon coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Phlippe Oudot nous renseigne tout particulièrement sur les clients, dont le taux de satifaction va de "nul" à "supportable" (comme pour &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,216,0,0,1,0"&gt;Premec&lt;/a&gt;). Cependant, on sait que plusieurs clients ont reçu une lettre de la part de Swissmetal, où il leur était simplement proposé d'annuler leur commande sans frais. Les commandes en question devaient être suffisamment ancienne pour que le cuivre nécessaire à leur production, et réservé au moment de la commande, soit extrêmement rentable sur le marché des matières premières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le front des actionnaires, il faut noter que Swisscanto, selon &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,218,0,0,1,0"&gt;le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Juju&lt;/span&gt; du 31 août&lt;/a&gt;, a entièrement liquidé ses actions de Swissmetal. Les pressions exercées sur Swisscanto y sont-elles pour quelque chose? On aurait peine à croire que non. Mais il convient aussi de reconnaître que, du point de vue d'un investisseur sérieux, Swissmetal ne prend pas le chemin du succès. Laxey fait aussi parler de lui. Principal actionnaire de Saurer, le hedge fund a convoqué une conférence de presse qui a déclenché quelques mouvements spéculatifs. Les spéculateurs ont néanmoins été déçu puisque Laxey n'a pas lancé d'OPA. Roger Bühler est plus malin que ça: au lieu de débourser de l'argent pour prendre le contrôle de Saurer, il va convoquer une assemblée générale extraordinaire et y proposer de remplacer la plupart des membres du conseil d'administration par des personnes à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'activité offensive de Laxey -tout à l'opposé de Swisscanto-, montre que ce fonds n'est pas chez Swissmetal pour faire de la figuration, ce qui n'est d'ailleurs pas une surprise. Au niveau de la bourse, les mouvements, ces derniers jours, font partir le cours à la hausse (plusieurs pourcents depuis l'annonce des résultats semestriels). Cependant, les résultats en question ne justifient pas cette augmentation du cours, étant donné la piètre performance de Swissmetal. Beaucoup de transactions (l'écrasante majorité en termes de volume) ont d'ailleurs lieu hors bourse, et Karl voit mal comment elles ne refléteraient pas une nouvelle concentration de l'actionnariat de Swissmetal. Que se passe-t-il donc en coulisses?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une hypothèse est que, Martinou cherchant une porte de sortie honorable (c'est assez raté pour le moment), il cherche à vendre le groupe, ainsi qu'il l'avait certainement planifié dès le départ. Cependant, au vu de la situation, la vente ne doit pas s'avérer aisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Défaite?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le blog, on lit souvent, entremêlé de remarques impolies (qui peuplent néanmoins, c'est leur grand mérite, ma pesante solitude informatisée et ma frustration d'asocial), que la lutte se solde par une défaite pour les Boillat. S'il fallait vraiment trancher maintenant, ce qui n'est pas très pertinent, Karl aurait presque envie de dire "victoire", bizarrement. Il ne le crierait pas, parce que s'il y a victoire, elle est on ne peut plus amère, lourde de 133 licenciements scandaleux (le mot est très faible), et pleine d'incertitudes. Mais, sans cette lutte, la Boillat serait en plein démantèlement, non seulement au niveau humain, comme c'est déjà le cas, mais aussi au niveau matériel. L'osprey serait probablement en route pour Lüdenscheid, tandis que le 10 tonnes irait finir ses jours quelque part dans les pays de l'est. Au lieu de ça, la grève à montré à tout Swissmetal, jusqu'au plus demeuré des membres de son conseil d'administration (certains ont néanmoins la coutume tenace d'y dooormir), que la Boillat était la pièce centrale du groupe. Et maintenant, Swissmetal met énormément de forces (et même d'argent, chose incroyable) pour faire fonctionner la Boillat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela dans une ambiance de fin du monde qui laisse présager 2 possibilités: de gros changements au sein de Swissmetal, ou la mort du groupe (ce qui pourrait signer l'arrêt de mort de la Boillat). Les idée de Martinou et de Volklore restent identiques. Pour le premier, comme on l'a vu, vendre Swissmetal clé en main, et pour le second, transférer la production de la Boillat à Lüdenscheid. Mais ces projets prennent du retard, beaucoup de retard, et volent d'échec en échec. De plus, à la tête de Swissmetal, la suspicion doit commencer à régner, étant donné les doses de mensonges, maintenant éventés par la dure réalité, que les uns ont fait avaler aux autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusque là, la conjoncture, au travers de la hausse des cours du cuivre, est venue au secours de Swissmetal. Viendra-t-elle, un jour, au travers d'investisseurs, au secours de la Boillat? si la victoire doit être amère, il est en tout cas trop tôt pour annoncer la défaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ca croustille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un joyeux anonyme a récememnt soumis à Karl une nouvelle assez... je vous en laisse la surprise. Tout commence par une devinette: qui est le directeur de Busch-Jaeger? Ceux qui répondent "Volker Suchordt" se trompent. Et ils copieront 100 fois: "Je dois lire l'organigramme de Swissmetal, car c'est très stimulant". Non... Ce serait inhumain. Tout est que Volklore est devenu, le 19 février 2006, vice-président exécutif de Swissmetal. On aurait pu croire qu'il n'avais pas pour autant laissé son poste de directeur de Busch-Jaeger à un autre. Erreur! Alors, qui est le directeur de Busch-Jaeger? Depuis le 11 août 2006, une vieille connaissance occupe ce fauteuil, telle un petit parasite. Il s'agit de... Patrick Huber-Flotho. Oui, cet obscur personnage qui a laissé une belle ardoise au fisc schwytzois. Oui, celui-là même qui faisait des manipulations douteuses dans l'immobilier (souvenons-nous de l'achat d'un immeuble administratif à Olten pour Swissmetal, ou de sa tentative échouée d'imposer ses vues à propos du fonds de pension de la Boillat). Plus récemment, dans un droit de réponse publié dans&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;le&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Journal du Jura &lt;/span&gt;et daté du 13 décembre 2005, il écrivait:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Sous le titre «Swissmetal - Fermeture de la Cantine DSR», votre journal prétend (édition du 7 décembre 2005 ) qu'en tant que consultant de Swissmetal, j'avais l'intention de fermer la Cantine de Swissmetal à Reconvilier. Cette présentation est fausse. Mon mandat était d'étudier les possibilités de réduire les frais de cette Cantine en respectant les directives suivantes, soit de maintenir la Cantine et son niveau de service à des prix raisonnables et en gardant le personnel actuel. Ces directives sont toujours valables! Il est donc également faux de dire qu'une fermeture de la Cantine serait actuellement à l'étude, comme votre article voulait le faire dire à M. Sam Furrer. Je suis persuadé que des économies substantielles peuvent être réalisées au profit de Swissmetal et de ses employés."&lt;/blockquote&gt;L'avenir a montré que la prose de P. Huber-Flotho avait de fortes ressemblances, sur la forme comme sur le fond, avec celle du maîîître. Quand il dit "nooon" sur le ton d'un agneau qu'on égorge, il faut entendre "ouiii" sur un air de marche militaire. Bref, comme son grand ami Martinou, qu'il suit à la trace, de faillite en faillite, Patrick Huber-Flotho a une forte propension au mensonge. Chose hautement amusante, personne, du côté de Swissmetal, ne s'est vanté de sa nomination. A croire que la fierté de tuyauter ses petits copains à n'importe quel prix ne ferait pas plaisir à tout le monde. Comment Rolf Bloch disait-il? "Coterie".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le joyeux anonyme qui a renseigné Karl a même construit un document complet, retraçant les péripéties de P. Huber-Flotho. Cette petite merveille est &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/Huber-Flotho.pdf"&gt;téléchargeable ici&lt;/a&gt;. Merci à lui!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tiens, à propos, comment va monsieur Ragusa?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rolf Bloch ira raconter, le 21 septembre (mais les inscriptions sont malheureusement closes: mes excuses pour cet oubli!) son expérience médiationnesque à &lt;a href="http://www2.unine.ch/webdav/site/cemaj/shared/documents/Journee_cemaj_21_juin_06.pdf"&gt;l'Université de Neuchâtel&lt;/a&gt;. Karl tentera de fournir un compte-rendu des interventions. Juste avant Rolf Bloch, qui parlera de Swissmetal, Fabienne Blanc-Kuhn exposera le cas des négociations de CCT. De toute façon, Karl les voit mal aller raconter l'échec dont ils sont les auteurs à la Boillat. Donc, il y aura du positif (mais pas trop quand même, car il faut rester réaliste). "Oui, les choses ce sont mal passées, mais moins mal que si la médiation n'avait pas eu lieu", dira peut-être Rolf bloch, avec son sens aigü de la diplomatie. Il faut donner une bonne image du dialogue social. Et il faut sauver l'honneur. Tout de même.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115734903610106892?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115734903610106892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115734903610106892' title='82 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115734903610106892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115734903610106892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/09/solitude-windowesque.html' title='Solitude windowesque'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>82</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115648232769854976</id><published>2006-08-25T03:19:00.000+02:00</published><updated>2006-09-08T14:00:36.073+02:00</updated><title type='text'>Le maîîître et ses brouzouf$</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ach, ich verstehe nichts!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de plonger dans le magma du rapport semestriel de Swissmetal, une petite anecdote s'impose. Quelqu'un m'a raconté que Martin Hellweg, lorsqu'il organisait ses pompeux lavages de cerveau avec le management (la tradition existe certainement encore), avait un comportement assez espiègle avec la comptabilité. Au moment de passer la parole à Yvonne Simonis, la directrice finacière [CFO] du groupe, il lançait à l'assistance qu'il ne comprenait rien à ces histoires de comptabilité, avec un grand sourire irradiant de naïveté. Détail piquant, avant qu'Yvonne Simonis ne devienne CFO, le CFO n'était autre que Martinou lui-même. En effet, il avait estimé (avant de changer d'avis, on connaît la chanson) que Swissmetal était un trop petit groupe pour que la charge de CFO soit dévolue à une personne à plein temps. Ainsi, il cumulait le poste de CEO avec celui de CFO (et celui d'administrateur délégué).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Belle manière de se couvrir en cas de malversations avérées et de poursuites judiciaires concernant les comptes du groupe, que de placer Y. Simonis à ce poste sensible, et de dire qu'on n'y comprend rien. C'est donc elle qui, aujourd'hui, appose sa signature au bas des comptes du groupe. Martinou aurait-il quelque chose à cacher? Les comptes de Swissmetal auraient-ils la clarté (et l'odeur) du fond d'une cuve de décantation de station d'épuration? Mystère et boule de gomme!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre mystère reste cette presse "polyvalente", en cours de construction à Dornach. A la Boillat, les spécialistes de la chose se sont toujours accordés à dire que cette presse ne pourrait jamais produire du Boillat. Les mêmes intéressés semblent plus circonspects sur les capacités de la presse de Busch-Jaeger. Certains pensent que, au moins pour les instruments d'écriture, cette dernière est aussi performante, voire plus, que les presses de la Boillat. D'autres considèrent que ce n'est pas le cas. Tout est que, vérification faite, l'hypothèse selon laquelle Martinou aurait misé sur la presse de Busch-Jaeger, bien avant le rachat de cette dernière, pour produire du Boillat, est plausible. Certains se demandent même si, au moment de la faillite de Busch-Jaeger, le conseil d'administration de Swissmetal n'avait pas en vue le rachat postérieur de cette entreprise, et n'aurait pas engagé Martinou avec cette idé à l'esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Echo médiatique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rapport semestriel du groupe est donc bien difficile à déchiffrer, et une ingéniosité toute particulière à été employée à faire passer du lard pour du cochon. Ah ça... Exceptionnellement, Karl tire son chapeau à Martin Hellweg, pour ce rapport tant alambiqué, rempli de fausses pistes, de sous-entendus, et dosé avec un soin tout particulier. Vraiment c'est du travail d'orfèvre. Lard ou cochon, une chose est sûre, c'est une sacrée choucroute! L'opération est d'ailleurs couronnée de succès, puisque &lt;a href="http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=850&amp;sid=6994045&amp;amp;cKey=1156264614000"&gt;la dépêche ATS&lt;/a&gt; fut titrée, de manière très hasardeuse, "Swissmetal a fait bondir ses ventes" (ce n'est pas le cas). La palme du jemenfoutisme journalistique revient néanmoins &lt;a href="http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=850&amp;sid=6994045&amp;amp;cKey=1156264614000"&gt;au journaliste de la RSR&lt;/a&gt;, Claude Reusser, qui s'est contenté de relire quelques mots de Martinou en guise de commentaire, puis de les pondérer de la manière la plus stupide qui soit, en reprenant la thèse absurde du problème de communication (ils sont d'accord, mais ils ne se sont pas compris).&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;La présentatrice du journal: "Et ces conflits opposent toujours, et depuis longtemps, Dornach dans le canton de Soleure, et Reconvilier dans le Jura bernois?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claude Reusser: "C'est vrai [sur le ton pensif du spécialiste qui fournit un effort monumental de synthèse] que c'est un conflit ancien qui date même d'avant de l'arrivée de Martin Hellweg en tant que patron de Swissmetal [et le dérapage commence...] puisque la fusion entre la Boillat et le site de Dornach n'a jamais vraiment pris. Pendant presque 2 décennies, les responsables de ces sites se sont opposés avec succès à une vraie intégration opérationnelle. Le problème, c'est que, Martin Hellweg étant arrivé il y a 3 ans à la tête de l'entreprise, tout en ayant demandé un genre d'étude culturelle sur ces 2 sites, n'a pas tiré les bonnes conclusions qui s'imposaient [il faut y aller, pour ne pas tirer de bonne conclusions qui s'imposent!]. Il n'a pas non plus trouvé le moyen de dialoguer et de transmettre ses idées pour obtenir enfin une réelle collaboration de ces 2 sites".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Phrase de Martinou à &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/Swissmetal_rapport_semestre_1_2006_F.pdf"&gt;la première page du rapport semestriel&lt;/a&gt; (les différences sont subtiles!): "On pourrait également appeler cela une étude culturelle. Cette étude a montré un profond fossé  voire même dans des cas isolés une rancune de longue date entre les sites de Swissmetal. Les responsables de ces sites n’ont jamais voulu fusionner avec Swissmetal qui a vu le jour il y a vingt ans. Et, pendant presque deux décennies, ils se sont opposés avec succès à une vraie intégration opérationnelle".&lt;/blockquote&gt;"Intégration opérationnelle", ça fait bien, dites! C'est intéressant, "l'intégration opérationnelle" de 2 sites, qui ne produisent pas la même chose (et donc pas avec les mêmes techniques) pour des clients différents. A quelques exceptions près toutefois. C'est aussi intéressant, "l'intégration opérationnelle" d'un site très déficitaire à un autre très rentable. Quant à "fusionner avec Swissmetal", alors que Swissmetal, c'est justement, au moins, ces 2 sites... Dans le film &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Dîner de cons&lt;/span&gt;, on appelle ça un champion du monde. Comme la radinerie n'est pas le propre de la maison, il est possible, en l'occurence, de décerner 2 médailles d'or, l'original valant bien la copie, même si les participants doivent être dopés pour parvenir à de telles performances. Pour la médaille d'argent, on retiendra Sam Furrer, auteur de cette "étude culturelle", dont le parfait bilinguisme et l'absence totale d'a priori sur les Suisses romands ont garanti l'impartialité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,211,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; du 23 août (merci à JB pour sa persévérance!), David Joly (Philippe Oudot est en vacances) résume la conférence de presse de Swissmetal, tenue à Zürich. En gros, Fridou était content de voir moins de journalistes qu'à l'accoutumée, preuve, selon lui, que l'affaire se tasse. Martinou, quant à lui, est satisfait de son épuration (ou purge), et estime avoir gardé des gens avec qui il est plus facile de travailler. La terreur est, selon Montesquieu, l'instrument de pouvoir du gouvernement tyrannique. Ce gouvernement étant l'une des 3 formes de gouvernement qu'il décrit. Les autres sont la monarchie (dont l'instrument est l'honneur et ces trucs chevaleresques) et la démocratie (dont l'instrument est la vertu). Inutile de se demander ce qu'on a choisi, comme gouvernement, chez SM.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour exprimer la volonté du groupe de travailler sur le long-terme, Fridou a parlé ainsi: "Nous ne courons pas un sprint, mais un marathon". "Expatrié" a beaucoup apprécié. Et, apparemment, il faut croire que le plagiat est dans l'air du temps. Dans ce "marathon", la clique swissmetalienne estime qu'il faudra 1 à 2 ans pour parvenir à atteindre les objectifs "industriels" du groupe, notamment remettre la Boillat sur les rails. 2 ans, donc, pour pomper ce qui est intéressant à la Boillat, et le déverser chez Busch-Jaeger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl n'oublie pas un dernier article, paru le 22 août dans &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,210,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Quotidien jurassien&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;  sous la plume de Dominique Bernardin.  Il y donne la parole à Nicolas Wuillemin, qu'il présente, à juste titre, mais l'expression est néanmoins douloureuse, comme un "ex-leader". Le temps passe mais l'intégrité de Nicolas Wuillemin reste. Au sein d'une vision légitimement pessimiste de la situation, le propos reste nuancé, nullement revanchard et, dit l'"ex-leader" (Karl ne l'écrira pas sans les guillemets): "Et si c'était à refaire, je recommencerais immédiatement, sans aucune hésitation".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ledit rapport&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'analyse présentée ici est décevante, et quelques recherches la rendront peut-être, dans un prochain "édito", un peu plus intéressante. Elle est décevante, parce qu'elle couche sur le papier ce petit monde d'illusion dont on se berce chez Swissmetal. Les actionnaires, d'ailleurs, sont relativement méfiants, l'action du groupe s'appréciant, mais sur de petits volumes (les gros volumes, échangés hors bourse, marquent une faible progression). Ainsi, trouver la réalité en partant de l'illusion s'avère être une tâche compliquée. Monsieur Spock, au secours!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, si l'on en croit cet article du &lt;a href="http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&amp;article=187747"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Temps&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, et d'autres, il faut relever que la conjoncture économique est excellente, même exceptionnelle, notamment pour l'industrie.  Swissmetal, c'est le moins qu'on puisse dire, n'a pas suivi cette hausse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien que le titre &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/Swissmetal_rapport_semestre_1_2006_F.pdf"&gt;du rapport&lt;/a&gt;... Mais où vont-ils chercher ça? &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Taking part in a success story&lt;/span&gt;! Il faut oser, c'est sûr. Suit le petit billet de Martin Hellweg, qui se présente comme le messie qui, ô miracle, écrit: "Swissmetal me préoccupe depuis le jour où, il y a trois ans, j'ai franchis pour la première fois le seuil de l'entreprise". Solennellement, il a décidé que, comme il travaillait pour Swissmetal, ça allait le préoccuper. Quel sens professionnel! La page se termine par: "Il s'agit maintenant [...] de poursuivre notre quête vers de nouveaux marché par un effort offensif commun tous sites confondus pour lutter contre de réels concurrents et non contre un site faisant partie du même groupe". Pour tempérer ces propos de grand capitaine d'industrie, Karl signalera que Busch-Jaeger mène en ce moment des audit et des réunion à la Boillat, dont le but serait de "mettre en commun" différente méthodes de production. Rien à voir avec du pompage de savoir-faire. Certains produit sont fondus et ébauchés à la Boillat, puis finis et vendus par Busch-Jaeger. Rien à voir avec un déplacement de production, destiné à gonfler les bénéfices de Lüdenscheid au détriment de Reconvilier. Rien à voir non plus avec le fait que les commandes de la Boillat sont soumises à Busch-Jaeger, qui peut s'empresser de faire une offre maison au client. Non, non, rien à voir. Circulez, y'a rien à voir, qu'on vous dit!  Ah si, une petite chose quand même: certains clients allemands en sont maintenant à réclamer de la "Boillat Qualität" sur leurs bulletins de commande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou &lt;/span&gt;ne paraît plus, mais le rapport semestriel est décidément à la hauteur!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les "Remarques préliminaires", page 4, on apprend que "l'érosion des prix dans divers secteurs de produits standards" pose toujours problème. Dornach continue donc probablement à faire perdre de l'argent au groupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Passons aux chiffres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chiffre d'affaire est en augmentation de 53%. Si l'on tiens compte de la consolidation de Busch-Jaeger et de la vente de matières premières (pour 6 millions de francs de bénéfice, soit pour environ 12 millions de chiffre d'affaire, soit pour environ 6% de ce dernier), ce chiffre est assez normal. On peut dire que, dans l'ensemble, le chiffre d'affaire du groupe est en augmentation, Busch-Jaeger n'ayant pas un taille équivalent à un tiers du groupe, mais plutôt à un quart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps se gâte très vite, toutefois, puisque la valeur ajoutée brute [VAB] n'augmente que de 13% (on pourrait logiquement attendre qu'elle augmente de 50%, mais il est mentionné que la méthode de calcul de Busch-Jaeger n'est pas la même que celle du groupe, allez savoir pourquoi). Autrement dit, Swissmetal vend un peu plus, mais avec un profit beaucoup moins élevé qu'auparavant. Les amortissements sont aussi un chiffre laissant songeur: ils augmentent de seulement 11%, alors que Busch-Jaeger est inclu. Cependant, comme à Lüdenscheid il semble qu'aucun amortissement ne soit comptabilisé, la chose peut s'expliquer. Mais alors, n'est-ce pas là une manière artificielle de diminuer les charges?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le résultat d'exploitation [EBIT] est le chiffre mis en avant par Swissmetal. Il augmente de 129%, ce qui peut paraître grand, à plus de 6 millions de francs. Sans la grève, dont les pertes directes sont estimées à 4 à 5 millions de francs, il dépasserait les 10 millions. Néanmoins, le résultat financier négatif du groupe (1 million de pertes, à cause de Busch-Jaeger, entre autres, indique le rapport) plombe ce chiffre une première fois. Et les impôts, en augmentation de 234% (l'Etat allemand doit y être pour quelque chose!) achève de ramener ce résultat, dans sa version finale (l'EAT) à un peu plus de 3 millions de francs, soit une augmentation de 23% par rapport à 2005. Cependant, pour une entreprise ayant 874 postes de travail, 3 millions de bénéfices, c'est peu, et facile à manipuler, surtout en vendant pour 6 millions de francs de stock. On sait que, au premier trimestre 2006, Swissmetal annonçait avoir vendu pour un béféice d'environ 5 millions de francs de stock, pour financer le rachat de Busch-Jaeger. Le dernier million vient ensuite, et a donc été destiné à produire ces 23% d'augmentation, qui sont le chiffre retenu par les médias.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En gros, la stratégie comptable de Martinou consiste donc à rassurer l'investisseur, en affichant un bénéfice en progression. La composition de ce bénéfice, la potentialité qu'a le groupe à poursuivre cette progression, tout cela est ignoré. 23%, c'est tout ce qui compte. Il faut donc poursuivre la lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre chiffre amusant, page 6, est celui de l'augmentation des fonds étrangers. En 6 mois, les fonds étrangers à court terme ont augmenté de 177%, soit de plus de 40 millions. Les fonds étrangers à long terme augmentent aussi, de plus de 6 millions. On en arrive à plus de 86 millions de francs de fonds étrangers, dont la majorité à court terme... Usuellement, à part pour, par exemple, une start up, une entreprise devrait avoir un montant de fonds étrangers qui ne dépasse pas celui des fonds propres (125 millions chez Swissmetal). A ce rythme, le gyrophare rouge risque de s'allumer à la fin de l'année (l'endettement du groupe devrait néanmoins être moins rapide sur le second semestre, mais avec les pertes de clients et les retours de commandes, Karl ne pariera pas). Ou bien alors, Swissmetal deviendra une start up avec un pourcentage élevé de capital-risque, sait-on jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus gros que les 129% de l'augmentation de l'EBIT, nous avons donc les 234% d'augmentation des impôts, et les 177% d'augmentation des fonds étrangers à court terme. Martinou ne serait-il pas en train de vider l'entreprise de sa substance, dont il parle de manière tant élogieuse? Heureusement, il y a les 120 millions de francs de stock pour mettre du baume sur le coeur de l'investisseur qui douterait. En fait, il doit s'agir d'un stock de somnifères, pour faire dooormir les sceptiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est que la justification de Swissmetal, à propos de ce creusage de trou, consiste à dire que la ligne de crédit est utilisée plus... à fond, et que l'endettement auprès des fournisseurs augmente fortement (à cause de l'activité plus soutenue, disent ces petits comiques). Swissmetal achèteterait-il ses matières premières à crédit? Qui plus est, pour les revendre, une fois transformées en produits finis sous forme d'alliages ouvrés à des prix bien moindre (moitié prix environ), sur le marché des métaux?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le stock de métaux vendu actuellement par Swissmetal à un lointain acheteur (merci les frais de transport) est déplacé avec une telle urgence et une telle inflexibilité qu'on peut se demander s'il n'a pas été payé au groupe sous forme d'avances destinées à enjoliver ses comptes. Ou bien, s'agit-il seulement de payer les salaires le mois prochain? De rembourser une dette à court terme? Ou encore d'autre chose?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste que, l'endettement cheminant, il est noté que les liquidités du groupe, de plus 2,4 millions en début d'année, se situent à moins 29,3 millions à fin juin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore sur cette page 6, on peut relever le paiement d'un goodwill de 5 millions de francs. Un goodwill est ce qui est payé pour la valeur incorporelle d'une entreprise (par exemple, son image de marque, sa fidèle clientèle, etc.). Malheureusement, je ne vois pas à quoi ce goodwill a trait. Celui d'Avins, peut-être, puisqu'il date du 30 juin... A débattre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La page 7 nous montre, en résumé, que les investissements de Swissmetal ont nettement augmenté en 2006. Il s'agit ici, en particulier, du rachat de Busch-Jaeger, et des 4 millions déjà avancés pour la nouvelle presse de Dornach. D'où cette augmentation de l'operating cash flow, dont Swissmetal se sert, logiquement d'ailleurs, pour démontrer sa volonté d'investir à long terme. Le bât blesse tout de même au moment de contempler l'état du free cash flow (l'argent disponible au moment où les investissement, dettes, etc ont été payés: bref, ce qui reste dans la tirelire, par exemple pour payer des dividendes aux actionnaires). Le free cash flow était négatif de quelques francs au premier trimestre (le rachat de Busch-Jaeger avait donc, si l'on en croit Swissmetal, été payé). Maintenant, le revoilà négatif de 4,4 millions. Vide, la tirelire, le petit cochon en porcelaine est au régime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de rapport, on apprend que l'entreprise Swissmetal Italia a été mise en cessation d'activité et déconsolidée au 30 juin. D'après ce que Karl a pu entendre, il s'agirait là, une fois n'est pas coutume, d'un choix intelligent de Martinou, puisque cette entreprise coûtait cher au groupe et ne rapportait rien d'intéressant. Quelques pourcents de commission pris sur chaque commande, et pas de démarchage de nouveaux clients... A ce tarif, Swissmetal peut en effet se débrouiller en Italie sans cette succursale. L'opportunité semble être venue du fait que le patron de cette entreprise, ancien membre du conseil d'administration du groupe, a pris sa retraite (hem!). Néanmoins, la "stratégie" de Martinou affirmait que le groupe devait être présent dans ses marchés clé, dont l'Italie. Nous ne sommes plus à une contradiction près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un peu de rigolade pour clore&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un Boillat encore à la Boillat a fait parvenir à Karl un document intitulé "ma vision de l'avenir", vision qui concernait son usine. Face au document Word qui pèse ses 78Ko, Karl s'est dit : "Oulala, que de lecture! Il y en a pour quelques pages de théories sérieuses, détaillées, argumentées. Et des échanges d'emails en vue pour demander des explications supplémentaires, et ne tirer un maximum. Karl, tu n'es pas sorti de l'auberge, ça non. Courage, ça doit être intéressant". Puis Karl a ouvert le document, et a appris que parfois, une image remplace sans difficulté des montagnes de mots. Puissiez-vous me pardonner les montagnes en question, en regardant cette &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/images/Ours.jpg"&gt;vision de l'avenir&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115648232769854976?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115648232769854976/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115648232769854976' title='194 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115648232769854976'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115648232769854976'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/08/le-matre-et-ses-brouzouf.html' title='Le maîîître et ses brouzouf$'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>194</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115612950665831656</id><published>2006-08-21T02:33:00.000+02:00</published><updated>2006-09-08T14:01:46.356+02:00</updated><title type='text'>Quelques nouvelles</title><content type='html'>&lt;strong&gt;A la Boillat&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les travailleurs revenant, la Boillat recommence à produire, tant bien que mal, le tout s'accompagnant d'un petit air de paradoxe, entre la finance de Martinou, et la dure réalité industrielle. Martin Hellweg, en grand idéaliste, vend du rêve, à des banquiers et à des actionnaires, ce qui lui donne une fâcheuse tendance à oublier que la réalité existe, et qu'elle ne se passe décidément pas d'une production de choses bien palpables, que des clients paient. Voilà ce qui arrive, quand on est trop poète!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les faits, une envisageable succession d'ordres et de contre-ordres concernant l'usage des stocks donne un peu le mal de mer. Le navire swissmetalien serait-il en perdition dans le gros temps? D'abord, il faudrait vendre du stock. Beaucoup. Plusieurs centaines de tonnes de matières premières, d'ébauches, et de produits finis, le tout sur le marché des métaux (adieu donc, valeur ajoutée). Ordre de Martinou. Ensuite, il faudrait en vendre moins, beaucoup moins, parce que tout de même, cette matière se vend en bonne partie aux clients, et que tout ça, il faudra bien le refondre et le réusiner tôt ou tard. Contre-ordre de gens influençables par ce qui se passe sur le terrain. Puis voilà, il faudrait tout de même en vendre un maximum pour une raison obscure (un vague besoin d'argent liquide pour lisser le bilan ou payer les salaires?). Décision, probablement, de Martinou, qui a le nez enfoncé dans la caisse vide, et la tête pleine de jolis rêve à 9% de rendement. Ordre, contre-ordre, désordre, comme on dit chez les militaires. Nous en serions donc à la phase désordre, s'il y en eut jamais une autre, depuis que Martin Hellweg sévit sous nos latitudes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl ajoutera qu'une grande partie de cette matière, achetée pour beaucoup il y a longtemps, avant que les cours des métaux ne s'affolent, n'est plus de la matière première, mais des alliages. Et ils se vendent à des prix nettement moins intéressants que la matière première brute. Un petit million, pompé de cette manière à la Boillat, serait en vue pour dans quelques temps (extrapolation de Karl). Pour ce qui est de l'approvisonnement quand il faudra racheter tout ça, les prix risquent encore de monter, ou au moins de garder leur niveau stratosphérique. Entre autres choses, la plus grande mine de cuivre du monde, au Chili, rencontre &lt;a href="http://www.leblogfinance.com/2006/08/cuivrebhp_billi_1.html"&gt;quelques soucis de grève&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, de Martin Hellweg, comme de son fidèle domestique Friedrich Sauerländer, on n'entend plus rien. Se seraient-ils évaporés dans un infini virtuel où les poules ont des dents, et où les promesses se vendent au prix du BZ4? Seraient-ils activement à la recherche d'un repreneur pour Swissmetal? Ou encore en train de démarcher des banquiers n'ayant pas entendu parler d'eux? Monsieur Spock les a-t-il emmenés sur Vulcain pour un stage? Ah, si seulement... Un Vulcain ne ressentant pas d'émotions (dixit monsieur Spock), Martinou y serait bien à sa place (quoique Christine Schmid lui manquerait peut-être, allez savoir). Tout est que, vu le nom de la planète, il pourrait au moins y prendre des cours de fonderie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Volker Suchordt, par contre, semble avoir bien fait son nid de vautour chez Swissmetal. Certains parlent même, carrément, d'une prise de pouvoir. L'hypothèse existe que Volklore prendrait, une fois Martinou galopant vers une nouvelle proie à dépecer, les rennes du groupe (un vautour qui prend les rennes, il faut être chez Swissmetal, pour voir de telles choses arriver). Dans ce documentaire animalier, il est donc possible que ledit vautour, après avoir frayé avec un buffle, désosse la poule aux oeufs d'or pour en refiler les restes au vilain petit canard. Le tout, il faut bien le dire, en eaux troubles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un langage moins imagé, des ébauches de la Boillat semblent devoir s'en aller tout droit chez Busch-Jaeger où elles seront probablement finies et vendues. Signe donc qu'à Lüdenscheid, on ne sait pas fabriquer intégralement les produits en question, et qu'on travaille sans relâche à y parvenir. Néanmoins, Volklore -et Swissmetal- ont l'air, pour l'instant, assez motivés à remettre la Boillat sur les rails. Le vilain petit canard ne pond pas encore d'oeufs d'or, lui, et il ne deviendra pas un cygne demain. Une délicate question, à ce propos, est celle de l'audit ISO qui doit avoir lieu à la Boillat cet automne. Dans ce but, il semblerait que du personnel de Busch-Jaeger serait en train d'auditer la Boillat pour la remettre en mesure de passer ce futur écueil. Bon courage à eux. D'autre part, la fonderie Boillat paraît être destinée à produire pour encore un bout de temps ses alliages. Bref, chez Swissmetal, on s'est rendu compte que sans la Boillat, la fin était inéluctable. Mais cette prise de conscience, si elle est réelle, intervient (trop?) tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, pour que la Boillat reparte comme à la belle époque, il faudrait 112 licenciés pas licenciés, et 21 cadres licenciés pas licenciés. Et aussi un peu plus de cervelle du côté de la direction (les oiseaux, comme les buffles, en ont, mais pas énormément, il faut l'avouer). Ainsi, après toute l'arrogance déployée par Martinou et ses sbires pour démontrer que la Boillat était un repaire de barbares séniles, la tendance changerait. A croire qu'il suffirait d'un rien pour pousser le groupe dans la tombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bouquinons&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le conflit de la Boillat est historique, c'est évident. Alors, il faut des livres pour le consigner. On se souvient, suite à la première grève, du livre de Pierre Novéraz, journaliste de &lt;em&gt;L'Evénement syndical&lt;/em&gt; qui avait largement couvert ces événements. Ce fut le seul du genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois-ci, vu l'ampleur prise par la seconde grève, d'autre prennent la plume pour narrer l'histoire. Parmi les projets dont Karl a entendu parler, un se matérialise en ce moment, de manière assez surprenante. En effet, ses auteurs sont 3 personnes (Sacha Wigdorovits, ancien rédacteur en chef du &lt;em&gt;Blick&lt;/em&gt;, Christian Huggenberg, qui travailla notamment à la &lt;em&gt;Handelszeitung&lt;/em&gt;, et un troisième personnage, dont le nom m'a échappé, honte à moi) travaillant au sein de &lt;a href="http://www.contractmedia.ch"&gt;Contractmedia&lt;/a&gt;, agence de communication dont l'un des clients n'est autre que Laxey. La méfiance fut donc de rigueur, au moment de discuter avec l'un des auteurs. Néanmoins, leur projet est de donner la parole aux intervenants du conflit, et de laisser au lecteur le soin de se forger sa propre opinion. Le livre est financé par l'éditeur Orell Füssli, et pas par Swissmetal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous livre ici des imppressions tout à fait personnelles:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'entretien que j'ai eu avec l'un des auteurs me donne à penser que ces gens ont mené une réflexion solide et sont dotés d'esprit critique. Une chose m'a frappé, le point auquel mon interlocueur semblait avoir de la peine à admettre l'absolue indiscipline qu'il faut à des ouvriers pour dire ouvertement à leurs dirigants qu'ils sont des incapables. En Suisse, le conseil d'administration décide de la stratégie avec le management, qui l'applique. Point. Et si les employés ne sont pas contents, pourquoi ne vont-ils pas voir ailleurs, au lieu de se lancer dans cette grève à la durée incroyable (et pourtant écourtée de force...)? Difficile, il est vrai, de comprendre ce profond attachement à "sa" Boillat, et cette lutte aux accents existentiels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, il y aura au moins un livre, d'abord en allemand, puis en français, dont la diffusion sera large, vu l'importance de l'éditeur. Et ce livre sera, de prime abord, une intéressante lecture (bien qu'il faudra y subir les pages de larmoiements mielleux et le verbiage creux de Martinou).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et si nous nous souvenions?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le conflit existe toujours car la Boillat (au moins l'outil de travail) et Martin Hellweg sont encore là, comme la thèse et l'antithèse. Pourtant, le peu d'événements et l'absence de possibilités d'agir poussent à un certain défaitisme. Que reste-t-il à faire, pour que la Boillat vive?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a eu la grève, ses tables dans l'usine, les pic-nics, les concerts et ces interminables piquets, 24 heures sur 24. Le tout, dans cette ambiance de solidarité généralisée, magique, ponctuée de manifestations. Et les camions, qui venaient chercher un précieux stock, maintenant vendu. Le rachat de Busch-Jaeger. Les politiciens régionaux, qui donnaient de la voix jusqu'à ce que Joseph Deiss, dans son infinie impuissance, se décide à trouver une manière de mimer l'action. Unia, qui était impliqué depuis le début, et dont la pression scandaleuse a finalement poussé les Boillat à mettre fin à la grève. Puis la médiation, commencée sur la base de licenciments massifs, poursuivie par Rolf Bloch dans un effort pitoyable mais de bonne volonté, et achevée par Swissmetal dès qu'elle n'arrangea plus les affaires du groupe. A suivi le désinvestissment des autorités politiques fédérales, qui ont enfin pu souffler, la merde étant sous le tapis (pardonnez-moi l'expression). Et l'assemblée générale des actionnaires de Swissmetal, où le stalinisme régna en maître. Enfin, les vacances, avec quelques déplacements de machines destinées à décorer l'usine Busch-Jaeger. Oui, il y a eu tout ça, et bien plus encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce combat, où les forces mises en place pour s'opposer à Martin Hellweg furent du jamais vu en Suisse. Toute la haine féroce de cette caricature d'être humain qui se prend pour une machine dont le logiciel aurait été écrit déréglé par une consommation excessive de petites graines. Pour aller où?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre tout perdre en ne faisant rien, et tout perdre en se battant, la seconde solution vaudra toujours mieux. Surtout qu'aujourd'hui, au lieu d'être en plein démantèlement comme c'était planifié, la Boillat est toujours là, matériellement complète, mais humainement saccagée. Et Swissmetal en a besoin, de la Boillat. Malgré tout, plus de 200 personnes travaillent encore dans cette usine, et c'est mieux que 60. Mais bien sûr, ce n'est pas assez: arracher la Boillat des griffes du buffle (oui, le buffle à griffe, c'est un peu spécial, mais n'en faisons pas une espèce protégée!) reste un projet et un espoir. Comment le mener à bien? Il semble qu'il suffise de laisser la bêtise des dirigeants de Swissmetal déployer ses conséquences... Mais les chiffres semestriels, à venir cette semaine, nous en apprendront un peu plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combattre, c'est dur. Peu de gens se sentent à l'aise dans des situations de conflit, et donc, peu y entrent de gaité de coeur, chose normale. Tout le monde n'est pas un général Patton, ce spécimen bizarre de la Seconde guerre mondiale, s'étant illustré dans l'opération Cobra, destinée à percer les lignes allemandes, qui ne pouvait imaginer sa vie dans un monde en paix (voir &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/PattonDDay.doc"&gt;le discours de Patton&lt;/a&gt; à l'occasion du débarquement, à prendre avec humour. Ames sensibles s'abstenir). A la Boillat, tout a été tenté pour éviter d'en arriver à une grève. Mais voilà, il n'y avait pas d'alternative acceptable, et il a donc bien fallu combattre. La question intéressante se cache là: qu'est-ce qui est inacceptable au point de déclencher une véritable guerre dans un environnement nommé "paix du travail"? Et qu'est-ce qui est inacceptable au point de soutenir cette lutte avec force? A chacun sa réponse, selon ce qu'il considère comme essentiel. Mais, retrouver ce qui est essentiel, c'est précieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Petite pensée&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commentaire de JFBO (merci à lui!), &lt;a href="http://laboillat.blogspot.com/2006/08/pressons-pressons.html"&gt;sur le blog&lt;/a&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Il me semble que l'on passe un peu vite sur les conséquences humaines de la destruction systématique de la Boillat. Lorsqu'on évoque les licenciements, on ne parle que chiffres. On oublie les drames sociaux engendrés par ces salopards. 112 + 21 licenciements, c'est énorme. Combien s'en remettront? Tous retrouveront-ils un emploi? Peut-on évaluer les dégats dans les familles? les drames que cette situation qui est une réalité vont amener à coup sûr dans un grand nombre de cas? [...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'une solution au problème de l'entreprise puisse être entrevue, je n'en doute pas. Je fais évidemment confiance à tous ceux qui continuent le combat. Mais, de grâce, ne passons pas sous silence le fait que certains resteront au bord du chemin. C'est à eux que je pense. A 20 ou 30 ans, vu la conjoncture actuelle, on a toutes ses chances. Mais pensez aux 50-60 ans! Une vie peut être brisée, des années de travail balayées. Y a-t-il un moyen de venir en aide aux pauvres diables qui se retrouveront le bec dans l'eau?&lt;/blockquote&gt;On ne saurait mieux dire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115612950665831656?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115612950665831656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115612950665831656' title='88 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115612950665831656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115612950665831656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/08/quelques-nouvelles.html' title='Quelques nouvelles'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>88</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115553055891130720</id><published>2006-08-14T03:34:00.000+02:00</published><updated>2006-10-05T11:24:18.013+02:00</updated><title type='text'>Pressons, pressons</title><content type='html'>Pour suivre ce qui semble être le souhait des lecteurs, je vais faire des "éditos" plus fréquents, quitte à les faire très brefs. J'espère que ce choix, réversible, correspondra à vos attentes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Une presse angulaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les pierres angulaires de cet important projet d'investissement ont été posées": ainsi Swissmetal sous-titre-t-il &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/SMCommuniquepresse08082006.pdf"&gt;son communiqué de presse&lt;/a&gt; annonçant l'achèvement des fondations de la nouvelle presse de Dornach. On pourrait croire que, plutôt que du ciment, les maçons ont utilisé des pierres, comme au bon vieux temps, mais non. Il s'agit là, bien sûr, d'une fort subtile métaphore, comme le maire de Champignac en maîtrisait les finesses dans toute leur épaisseur. Ainsi, soyons rassurés, il n'y a pas de pierres aux angles du bloc de ciment qui constitue les fondations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces fondations, d'ailleurs, "s'étendent sur une surface d'env. 2500 mètres cubes" (les versions allemandes et anglaises ont la même signification). Eh bien, si la surface s'exprime en mètre cubes, Karl se réjouit de voir la presse de 480 tonnes sortir d'une faille dans le continuum espace-temps, et atterrir délicatement sur cette surface volumétrique. Et monsieur Spock se téléportera pour venir serrer les boulons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est que, cahin caha, la nouvelle presse devrait être opérationnelle en été 2007. le communiqué indique qu'elle "a été développé de manière à ce que tous les groupes de produits importants de Swissmetal puissent être fabriqués". Autrement dit, Swissmetal fait construire une presse "polyvalente" (sic) pour produire, entre autres, des spécialités. Et moi qui pensait que pour des spécialités, il fallait des outils spécialisés. Décidément, il est temps d'accepter que 1+1=3. Dès lors, si l'on est terre à terre, il faut admettre que ce choix de construire un presse prétendûment polyvalente est une erreur, une de plus. Une fois les presses de la Boillat démantelées (ce qui est le but ultime de l'opération), il sera impossible de presser les produit Boillat à Dornach, sur la nouvelle presse, et d'en attendre une qualité équivalente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, ce serait oublier un détail: Swissmetal a acquis, avec Busch-Jaeger, une autre presse, moins "polyvalente" celle-là. Ainsi, Martin Hellweg, en février 2005, n'avait-il pas décidé de construire sa nouvelle presse en sachant déjà qu'il reprendrait Busch-Jaeger? Un indice de plus qui tend à démontrer que le système Swissmetal est, pour reprendre un mot de Rolf Bloch dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Illustré&lt;/span&gt;, une "coterie". En termes moins diplomatiques, on nomme ça de la gestion déloyale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A la Boillat&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le travail a repris depuis maintenant une semaine, à la Boillat. Peu de monde était présent puisque la majorité semble avoir refusé de sacrifier une semaine de ses vacances, même pour les beaux yeux de Martinou. Le travail effectué sur la presse Loewy, dans le but de la redémarrer, a permis de démontrer que le chef de gare n'était pas ce qu'il prétend être, un sage pétri de science infuse. Eh non, les archives de la Loewy ne sont pas dans sa tête, et d'ailleurs, dans sa tête, il n'y a pas grand chose, si l'on excepte son égo, qui prend toute la place. Même du côté de Dornach, ils commencent à s'en rendre compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Dornach, il semble qu'on constate aussi que les arriérés du Jura bernois n'ont pas que des fadaises à raconter. Ainsi, les projets de vente de stock (des produits à différents stades de finitions à vendre sur la marché des matières premières), destinées à générer du cash dans les caisses de Swissmetal, ont été petit à petit abandonnés. Certaines choses, à propos de la presse Loewy, ont été écoutées, et ont eu (c'est une sorte de miracle) des conséquences! Ainsi, bizarrement, la hiérarchie swissmetalienne se rend parfois compte que les Boillat savent faire fonctionner leur usine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, le fond du problème reste le même: Swissmetal veut déplacer la production des produits Boillat vers Busch-Jaeger (du moins des produits que Volklore a en vue, comme les pointes de stylo). Ainsi, sur le blog, en entend à nouveau parler de la Schumag 6... De plus, Le "rachat" de Avins apporte une pierre (angulaire même) de plus à l'édifice. Cette dernière entreprise dispose logiquement d'un stock des produits qu'elle vend. La touche amusante vient du fait que les quantités disponibles dans ce stock sont maintenus secrètes. De plus, les commandes de certains alliages, effectuées à la Boillat par Avins, ont pris l'ascenceur de manière très surprenante dès le second semestre 2005. De là à penser qu'Avins a accumulé du stock pour gérer la transition de la production entre la Boillat et Busch-Jaeger, il n'y a qu'un pas. Un tout petit pas. Un pas d'amibe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Rions un peu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/dragosteadinteipolizy.wmv"&gt;cette vidéo&lt;/a&gt; (4,68Mo à télécharger), le personnage filmé présente une ressemblance troublante avec quelqu'un que nous connaissons. et en plus, contrairement à notre connaissance, il est drôle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115553055891130720?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115553055891130720/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115553055891130720' title='99 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115553055891130720'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115553055891130720'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/08/pressons-pressons.html' title='Pressons, pressons'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>99</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115463610029018349</id><published>2006-08-03T20:21:00.000+02:00</published><updated>2006-08-05T22:47:06.476+02:00</updated><title type='text'>Finalement</title><content type='html'>Voili voilou, un "édito" tout frais, comme le fond de l'air (mais, je l'espère, moins pluvieux). Alors que la rentrée des Boillat est maintenant à quelques jours d'ici, il était temps!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Premier août&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah le premier août, ces fusées qui pètent avec plein de couleurs de toutes sortes dans le ciel... comme c'est mignon. Karl aime les fusées, mais moins les vésuves. Et vous? Tout est qu'à Genève, comme à bien d'autres endroits, de feu d'artifice, il n'y a point eu. La faute à la sécheresse. Mais un truc qui pète, il y en avait un, et un gros, au parc des Bastions. Du genre canon antichar de la Seconde guerre mondiale, bien entouré par un quarteron de bonshommes en uniforme d'apparat, et surtout les oreilles bouchées. Pas comme nous, braves naïfs placés à quelques mètre en contrebas (donc pris par surprise), dont la tête vibrait encore le lendemain de ce &lt;span style="font-style: italic;"&gt;remake &lt;/span&gt;des chaudes soirées de Beyrouth. Ces g'nevois, c'est plus fort qu'eux, ils se la pètent, et plutôt 23 fois qu'une! Mais l'intermède folklorique n'a pas entamé la réussite de la soirée Boillat qui se tenait là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl, voilà longtemps, à l'instar de nombreux Boillat, craignait fortement que le conflit reste périphérique, endigué par des montagnes éloignées des préoccupations du reste de la suisse romande, si souvent prompte à snober le Jurabernoissien et le Jurassien. Dans mon &lt;a href="http://laboillat.blogspot.com/2006/02/not-ptite-vall-et-sa-boillat.html"&gt;"édito" du 2 février 2006&lt;/a&gt;, j'écrivais:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Quand on suit l'actualité, on se dit que certains croient que pour accéder à la Vallée de Tavannes, il faut acheter un traineau et des chiens. Du côté de la direction de Swissmetal, on a aussi l'air de croire ça, puisqu'ils donnent leurs conférences de presse à Zürich.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyez rassurés, amis de la Goldküsste, des côtes lémaniques ou d'ailleurs, l'industrieux indigène de la Vallée de Tavannes ne vous mangera point si vous traversez un jour ses terres!"&lt;/blockquote&gt;Mais voilà, le lémanocentrisme n'était pas d'actualité, Karl avait bien mal jugé, et le voyage de Genève (sans traineau à chiens) l'a, une fois de plus, largement démontré. Imaginez &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/images/PremierAoutGE.jpg"&gt;un drapeau de Reconvilier, libellé "La Boillat vivra"&lt;/a&gt;, suspendu sur un mur, à côté de la mairie de Genève. Imaginez un film sur la Boillat projeté en ces lieux, après avoir eu l'honneur d'une annonce sur les affiches de ce premier août genevois et lors de la partie officielle de la soirée. Imaginez le maire de Genève, André Hediger qui, dans son discours, relevait le caractère emblématique du cas de la Boillat, et le véritable carnage économique et social en cours. Voilà, on imagine tout ça, et ce n'est encore rien. Ha ha!  Suspens. Qu'y avait-il, alors, encore?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait une tarte aux fraises splendide! Et des fromages, et du vin, et, et... Et surtout, venons-en au faits, tous ces gens qui ont préparé la soirée. Ce fut un accueil vraiment exceptionnel et plein de chaleur. A eux, je dis un grand "merci", auquel, je crois, les Boillat présents sur les lieux s'associent. Nos amis genevois auraient pu ne pas se préoccuper le moins du monde de ce qui se passe là-bas, à Reconvilier mais, assurément, c'est tout le contraire qui s'est passé. Un certain sens de la solidarité, une certaine idée du combat syndical et de la justice peuvent décidément faire bien des choses, obstacles géographiques ou pas. De la pièce de théâtre à Carouge (François Rochaix était d'ailleurs présent aux Bastions) à cette soirée, en passant par la pétition qui, en ce moment, est déposée dans les différents cantons, ils en font, du travail, pour la Boillat, à Genève, et en Suisse romande (comme, par exemple, &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,207,0,0,1,0"&gt;à Neuchâtel&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film, réalisé avec des moyens restreints (mais efficaces) par Chantal Woodtli et Jean-Claude Pellaud, retraçait le voyage des Boillat à Carouge à l'occasion de la pièce de théâtre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les travaux et les jours&lt;/span&gt;, écrite par Michel Vinaver et mise en scène par François Rochaix. On s'y souvient du travail effectué par, en particulier, Claude Reymond, pour que le voyage soit solidairement offert aux Boillat. L'idée était que des producteurs de biens consommés au moment de leur production (électricité, manutention du train) s'associent au combat des Boillat, producteurs de biens consommés après leur production. Et l'idée fut un succès, tout comme la pièce de théâtre, et l'accueil des Boillat à Carouge. Voir, dans le film, ces gens venus ensemble de Reconvilier arborer un sourire sincère, avait quelque chose de touchant, et de tragique, quand on connaît la suite. Les remarques des Boillat présents étaient d'ailleurs, à cet effet, sans appel: l'assistance, composée d'une centaine de personnes (les bancs étaient bien remplis), semblait plutôt émue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les médias, de tout ça, il ne reste presque rien. La &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tribune de Genève&lt;/span&gt;, porte-voix d'une droite très motivée à accrocher des casseroles à ses ennemis de gauche (chacun son tour, selon une tradition fermement établie), a préféré critiquer&lt;span style="font-style: italic;"&gt; ad hominem&lt;/span&gt; le maire de Genève, plutôt que son discours au fond humaniste. Petite parenthèse: le groupe Edipresse a, ces temps, une forte tendance à reprendre sa presse régionale en main (particulièrement la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tribune de Genève&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;24 heures&lt;/span&gt;), pour lui laisser le monopole des ragots, et offrir celui du sérieux au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Temps&lt;/span&gt;. Question de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;marketing&lt;/span&gt;. On est donc très heureux de savoir que le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt; n'appartient pas à Edipresse, sinon Philippe Oudot se ferait gronder et même fouetter. Question de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;management&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste un autre quotidien suffisamment indépendant (c'est-à-dire totalement) pour ne pas opérer un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;black out&lt;/span&gt; sur la Boillat, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Courrier&lt;/span&gt;. Marc Trezzini, dans son &lt;a href="http://www.lecourrier.ch/modules.php?op=modload&amp;name=NewsPaper&amp;amp;file=article&amp;sid=41907&amp;amp;amp;amp;amp;mode=thread&amp;order=0&amp;amp;thold=0"&gt;article du 3 août&lt;/a&gt;, y relate la soirée du premier août. A lire, donc (même si Corinne Brischoux n'est pas une ex-Boillat, mais une femme de gréviste, comme elle dit)!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait aussi un autre premier août durant lequel on parlait de la Boillat, celui de Goumois, où l'orateur invité était Maxime Zuber. Dans &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/Goumois.pdf"&gt;son discours&lt;/a&gt;, il signale notamment que:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Chez nous, avec la douloureuse affaire de l’usine Boillat de Reconvilier, l’Arc jurassien a pris la mesure de l’impuissance politique face à l’arrogance des décideurs financiers. Elle a appris à ses dépens qu’une région privée de pouvoir politique et de  leviers de décisions économiques peut, en l’espace de quelques semaines, se voir confisquer ses outils de productions et piller son savoir-faire par des financiers sans foi ni loi, pirates des temps modernes qui dictent leurs propres règles."&lt;/blockquote&gt;150 ans de savoir-faire massacrés à cause d'un personnage psychosé par la consommation forcée de petites graines (qu'avez-vous fait, Madame Hellweg?), c'est en effet proprement incroyable. Mais Martinou n'a pas encore gagné. Il manipule le cours de l'action Swissmetal, comme en témoignent de petits achats effectués le vendredi 28 août pour le faire remonter juste avant 4 jours de fermeture de la bourse. Il va embellir les résultats semestriels en vendant du stock, pourtant nécessaire à la production (des alliages coulés, vendus au prix de la matière première, qu'il faudra ensuite couler à nouveau), et il bricolera peut-être son refinancement en vendant des actions (vu le cadre de cette émission, on peut parler de faire marcher la planche à billets...). Mais il ne s'en sortira pas, car Swissmetal perd des millions, dans la réalité. Et la réalité, ça compte quand même, Martinou, mine de rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fonds social&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Ce fonds, c'est le comble, de fond en comble, et rien qu'à en parler, on est tout sans dessus dessous. Ca n'a ni queue ni tête, cette chose, mais c'est normal: c'est une idée de Martinou. Philippe Oudot, dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;, a d'ailleurs fait &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,202,0,0,1,0"&gt;un éditorial&lt;/a&gt;, intitulé "Où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir", de cette absurdité malhonnête. Certainement buveur de Feldschlössen (la bière sans gêne, souvenez-vous), Martinou a certainement eu énormément de plaisir à faire sa proposition, vu la quantité qu'il a dû en consommer pour en arriver là. Quelle trahison faite à la bière allemande, tout de même!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Oudot a repris l'essentiel de ces propositions dans &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,203,0,0,1,0"&gt;un article du 26 juillet 2006&lt;/a&gt; (merci à JB pour ce répertoire!). En gros, il s'agirait d'un "fonds social" destiné à venir au secours, sur une base individuelle, des personnes les plus touchées par les licenciements. Ce fonds serait cofinancé par Swissmetal et par Unia! Bref, il s'agit là d'un proposition inacceptable, et Martinou le sait. Pour parachever l'oeuvre, il aurait pu l'appeler "fonds de solidarité", mais il n'est pas trop tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'heure où chaque centime est essentiel à la survie à court terme de Swissmetal, Martinou veut donc gagner du temps. 1 mois (la prochaine réunion des commissions du personnel de la Boillat ayant bientôt lieu pur statuer là-dessus), c'est toujours bon à prendre. Cependant, en cas de refus, c'est le tribunal arbitral qui statuera, et Unia, ainsi que les Boillat licenciés, ont une bonne chance d'y obtenir gain de cause. En effet, on imagine déjà l'effet comique de Martin Hellweg expliquant que les 133 licenciements étaient justifiés, alors qu'il réengage parmi les licenciés. Même si les passes juridiques peuvent être soporfiques, il sera difficile de s'endooormir face à de tels arguments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Post scriptum&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Merci, les Genevois! &lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'était canon!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;(oui, après 3 jours, Karl n'a plus pu se retenir de sortir l'artillerie lourde en matière de blagues. Comprenez-le: il traînait cette idée comme un... boulet.)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115463610029018349?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115463610029018349/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115463610029018349' title='166 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115463610029018349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115463610029018349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/08/finalement.html' title='Finalement'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>166</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115353317603636343</id><published>2006-07-22T03:52:00.000+02:00</published><updated>2006-07-27T19:39:19.783+02:00</updated><title type='text'>'Fait chaud!</title><content type='html'>Ah ça, il fait chaud. Karl connaît un ordinateur qui n'est pas satisfait de sa nouvelle CCT, et qui veut y ajouter un article concerant la ventilation. Il en a marre, des bricolages ou l'air ne circule pas bien, il veut de l'azote liquide sur son petit cerveau brûlant. Il veut effectuer ses calculs binaires au frais! Mais enfin, l'écriture d'un "édito" fait encore partie de ce qu'il peut supporter. L'excuse de Karl pour aller bronzer s'effondre donc... Au boulot Karl!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Déplacera, déplacera pas?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ces jours, bien des rumeurs circulent sur des déplacements de machines. Les faits déterminent qu'il s'agit de 3 Linématic, et de la Schumag 6. Certains ont parlé d'"une" Schumag 6, et ils se sont trompés. Il n'y a qu'une seule Schumag 6, et c'est donc "la" Schumag 6. Est-ce un détail? Pas tout à fait. Le numéro 6 ne se réfère pas au modèle de la machine, mais à son numéro dans le parc de machines de la Boillat. En gros, pour s'y retrouver parmi toutes les Schumags, on les a numérotées. La 6, donc, est celle qui reçoit toutes les attentions, parce qu'elle produit pour Bic.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Swissmetal parle de la déplacer à Dornach, ce qui est une idée particulièrement, n'ayons pas peur des mots, psychédélique (car il faut être sur un gros nuage bleu à contempler des éléphants roses pour penser à ça). En effet, le laiton fini dans la Schumag 6 est fondu à Reconvilier, et pas à Dornach. Qui plus est, à Dornach, où l'essentiel des ordres de fabrication comporte 2 ou 3 étapes, on n'est pas habitué à mener les produits à ce degré de finition (où les ordres de fabrication comportent souvent plus de 10 étapes). Ainsi, dDornach n'a, ni la matière, ni la structure, ni le savoir-faire, ni les opérateurs, pour faire fonctionner une telle machine. Mais quand, comme Martinou, on a des "visions", on ne s'arrête pas à ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines mauvaises langues, dont cette teigne de Karl, se sont alors imaginées que la destination finale de la Schumag 6 était Lüdenscheid, où le type de production s'approche plus de celui de la Boillat qu'à Dornach, et où la "stratégie" assigne la production des instruments d'écriture. Chez Busch-Jaeger, la Schumag 6? C'est une possibilité. Mais une rumeur se répand aussi sec, selon laquelle Swissmetal ne serait finalement pas trop pressé de déplacer cette machine. Il faut dire que les Schumag sont des machines dans la fleur de l'âge, ce qui leur confère sagesse et maturité, mais aussi une certaine inaptitude à se promener dans la campagne sur des remorques de camions. Une machine aussi finement réglée que la Schumag 6, si elle était déplacée, devrait être patiemment remontée, précisément recalibrée, tout ça par des Boillat qui, s'ils ne sont pas licenciés, ressentiront sans doute une immense joie à l'idée d'aller donner un coup de main en Suchordtie, la terre de Volklore. Vous savez maintenant pourquoi il ne faut pas pousser la vieille (Schumag) dans les Suchordties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui est des Linématic, on ne sait toujours pas avec certitude si les machines déplacées vendredi 21 juillet étaient en fonction (ce qu'affirme P. Oudot dans le &lt;a href="http://www.journaldujura.ch"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;), ou stockées en réserve. Néanmoins, "SanA" a souligné &lt;a href="http://laboillat.blogspot.com/2006/07/bonnes-vacances.html"&gt;sur le blog&lt;/a&gt; leurs faibles performances par rapport à d'autres machines plus récentes, les Blank. Rappelons que ce type de machines sert à produire des lopins, petits tronçons de fil coupés à la cadence de plusieurs centaines de pièces par minute. Ces lopins sont des ébauches de pointes de stylo. Quelle est la destination des Linématic enlevées? On ne le sait pas. Tout porte à croire qu'elles s'en vont pour Lüdenscheid, mais il ne faut pas oublier que Martinou parlait d'ouvrir une usine de production de pointes de stylo en Inde, pour se rapprocher de certains clients (comme Cello).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est géographiquement logique, puisque Premec, qui est au Tessin, ne sera bientôt plus un client de la Boillat, et était un des principaux clients pour les lopins (et l'acheteur unique de ce qui sortait des Linématic). Enfin, logique... Faire fuir des clients suisses pour installer une usine en Inde, c'est de la logique hellwegienne. Pour le moment, Premec, qui commandait des lopins à la Boillat, n'y commande plus que du fil, faisant perdre une importante valeur ajoutée à Swissmetal. L'explosion du prix du cuivre, et surtout l'incapacité notoire de Swissmetal à satisfaire ses clients ont eu raison de l'étroite collaboration de Premec avec la Boillat, selon le &lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,194,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (19 juillet 2006). Quand on sait la qualité de cette collaboration, il y a de quoi lâcher un gros soupir. Maintenant, Premec se prépare donc à produire 2 tiers de ses pointes de stylo en acier, même s'il y a là un énorme travail à faire pour y parvenir. Pour les maillechorts, un fournisseur alternatif à Swissmetal a été trouvé en Allemagne, et supplantera probablement Swissmetal. Karl relève, en passant, la différence qu'il y a entre la stratégie de Premec, avec laquelle on comprend clairement que Giorgio Pagani oeuvre pour la pérennité entreprise (même si ça a les tristes conséquences qu'on connaît), et la "stratégie" de Swissmetal, qui donne simplement des "visions".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on, ces remarques posées noir sur blanc, parler de démantèlement de la Boillat? Je pense que non. Si l'on devait parler de démantèlement, le terme s'adapterait bien mieux aux licenciements, cause d'une perte de savoir-faire inquantifiable. Par contre, la perte de ces 3 Linématic est quantifiable, et tout de même faible. Surtout en remarquant que la personne qui s'occupait de faire fonctionner ces machines fait partie des licenciés, et que pour le moment, elle n'est pas, loin s'en faut, remplacée. Ainsi, déplacer des machines, c'est une chose. Faire concurrence à la Boillat en faisant produire ces machines, de manière optimale, ailleurs, c'en est une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl en conclut que ce déplacement de machines correspond à l'obstination swissmetalienne de ne jamais reculer, parce qu'un pas en arrière, c'est soi-disant l'aveu de sa propre bêtise. On dit pourtant, selon un bon mot attibué à Saint-Augustin: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Errare humanum est, perseverare autem diabolicum &lt;/span&gt;(Se tromper est humain, mais persévérer dans l'erreur est diabolique). Martinou goûtera certainement l'ampleur de son étroitesse d'esprit en ne comprenant pas cette phrase. Et surtout, il va &lt;span style="font-style: italic;"&gt;perseverare &lt;/span&gt;jusqu'au bout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, la dure réalité économique ne se pliant pas toujours aux impératifs d'un égo hors de contrôle, la direction de Swissmetal semble être bien plus timide que prévu dans les déplacements de machines, et jouer du théâtre plus qu'agir. La fonderie est toujours là, la capacité de produire des instruments d'écriture aussi, et les commandes passée auprès de la Boillat et ventilées sur Dornach et Busch-Jaeger ont une forte tendance à revenir à la Boillat. Un monsieur, qui aimait bien regarder les pommes mûrir, aurait parlé d'attraction universelle. Karl, en vertu de ces principes, parle de petits présomptueux qui justement font comme les pommes bien mûres: ils reviennent sur terre, après avoir brièvement plané.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quelques nouvelles en vrac&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les caisses de pension de la Boillat et de Dornach on achevé leur fusion, comme le mentionnait le&lt;a href="http://jb.zonez.ch/index.php?id=75,197,0,0,1,0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (20 juillet 2006). Cette fusion a été reconnue, dans les rangs des représentants de la Boillat, comme positive à plusieurs égards. Néanmoins, la Boillat n'ayant plus de représentants à la direction de Swissmetal, cette dernière, avec sa piétaille de Dornach, aura la haute main sur la nouvelle entité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon l'infatiguable Philippe Oudot, dans le &lt;a href="http://www.journaldujura.ch"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; du jour, le restaurant d'entreprise de la Boillat, la Lingotière, reçoit un sursis. Alors que Swissmetal prévoyait de mettre fin à son exploitation en août, le restaurant voit sa vie prolongée au moins jusqu'à la fin de l'année. Le fait que des entreprises se soient mobilisées pour soutenir la Lingotière en l'utilisant et en formalisant cet usage a joué, selon P. Oudot, un rôle central. Swissmetal, qui ne voulait plus dépenser annuellement 100'000 francs dans ce restaurant semble maintenant y retrouver ses billes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, une version moins cordiale, peu vérifiée, mais tout à fait convaincante, indique que le système d'horaire en place à la Boillat fait que les travailleurs peuvent aller se restaurer à la Lingotière à des heures indues (très tôt le matin en fait). Si Swissmetal avait dû assurer autrement la possibilité pour ses équipes de nuit d'aller manger ailleurs, l'opération aurait probablement été assez coûteuse. Peut-être une découverte de dernière minute à ce propos, comme par exemple un ouvrage du type "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le droit du travail pour les nuls&lt;/span&gt;" aura-t-elle motivé Swissmetal à revoir ses cacluls. A vérifier, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a dernièrement eu une séance de conciliation entre Unia et les commissions du personnel de la Boillat d'une part, et Swissmetal et Swissmem d'autre part, à propos des 112 licenciements sans plan social. Forcément, ça n'a débouché sur rien (selon le petit doigt de Karl) et, à la rentrée, si aucun changement n'a lieu, l'affaire sera placée entre les mains du tribunal arbitral. Il semblerait qu'Unia, qui est là dans son cadre habituel, a fait son travail de manière très correcte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la Loewy, qui n'est pas prête de redémarrer, on connaît maintenant la cause du problème: toutes les archives de la Loewy sont dans la tête du chef de gare, et comme la Loewy ne marche pas, il est impossible de les en extruder. Pas d'archives, pas de Loewy, pas de Loewy, pas d'archives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila qui rappelle fortement l'histoire d'un célèbre serpent légendaire, nommé Ouroboros:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.illuminatirex.com/comics/albums/userpics/10001/thumb_illuminati-ouroboros.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.illuminatirex.com/comics/albums/userpics/10001/thumb_illuminati-ouroboros.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Boursicotons&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme c'est amusant: par une coincidence absolument involontaire, Karl parle de gravitation au moment où le cours de l'action Swissmetal suit la seconde partie d'une trajectoire ballistique. Alors que, début juillet, l'action UMS allait encore gratter les 16 francs 50, on la retrouve aujourd'hui à 15 francs 20. Les volumes échangés sont faibles depuis le 4 juillet (ou plus de 100'000 actions ont été vendues à 15 francs 75), ce qui laisse penser que la concentration du capital action de Swissmetal se poursuit. Ce n'est donc pas forcément une bonne nouvelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, dans ces conditions, ce n'est vraiment pas le moment pour Swissmetal de faire marcher la planche à billet, et d'aller vendre des actions fraîchement imprimées pour se renflouer. Comme disait Martinou, la nouvelle émission d'action servira au programme de participation &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nordstern. &lt;/span&gt;Là, vu comment se porte l'action du groupe, j'ai presque envie de le croire, maintenant. La valeur des actions de  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nordstern &lt;/span&gt;se préparerait-elle à prendre un coup de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Morgenstern&lt;/span&gt;?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115353317603636343?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115353317603636343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115353317603636343' title='124 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115353317603636343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115353317603636343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/07/fait-chaud.html' title='&apos;Fait chaud!'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>124</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115294175516267003</id><published>2006-07-15T04:24:00.000+02:00</published><updated>2006-08-05T22:41:52.710+02:00</updated><title type='text'>Bonnes vacances!</title><content type='html'>Pour la Boillat, voici venue l'heure des vacances. Au menu de ces dernières, plein de choses car, quand l'employé est absent, la direction travaille. Courtage de métaux et déménagements en tout genre (enfin, en tout genre... Juste la Schumag 6) sont à l'ordre du jour de ces forçats, pour qui le travail, c'est la santé (à part quand il y a le carnaval de Cologne, évidemment).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Boum!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/JdJ14Juillet2006.pdf"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt; de vendredi&lt;/a&gt;, il y avait un article qui fait boum. A croire que Sam Furrer a tenté d'allumer Philippe Oudot (le pauvre). Ce dernier, se basant sur des sources de qualité, fait le point sur la situation actuelle (mieux vaudrait dire "le vaudeville actuel") de la Boillat. L'article est particulièrement cinglant, parce qu'il est précis. Les quantités, les noms des alliages et des installations, les capacités techniques de ces dernières: c'est sans appel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence donc par l'idée d'installer une nouvelle presse à Dornach, puis d'y déplacer la fonderie. Idée, on l'a dit maintes fois, est stupide. Mais l'interlocuteur de P. Oudot détaille ici pourquoi il s'agit d'une bourde monumentale. Le plus amusant reste néanmoins la quantité de déchêts produite depuis la reprise du travail. De 20 à 30% (voire un peu plus pour certains alliages spéciaux), on passe à 40 à 50% pour les alliages standards, et à 70 à 80% pour les alliages spéciaux, quand ce n'est pas l'intégralité de la production qu'il faut recycler. Martinou a donc inventé, en grand génie qu'il est, le mouvement perpétuel.  Comme disait Lavoisier, "Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme". Chez Swissmetal, on en revient toujours à des déchêts, après transformation, c'est là la grande innovation du groupe: tranformer des déchêts en déchêts, à l'infini. Il s'agit là d'un véritable projet métaphysique, qui en dit long sur le sens industriel de ses auteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux diverses délocalisations opérées par Swissmetal, c'est aussi le mouvement perpétuel. Les ventes, déplacées à Dornach, reviennent dans un sale état à la Boillat, puisque les vendeurs du site ont été abondamment licenciés. Et pour le déplacement de certains produits, même combat: si Volklore prétendait à l'assemblée du personnel que les produits déplacés chez Busch-Jaeger reviendraient sous peu à la Boillat, on peut l'interpréter sans le moindre doute comme l'aveu de l'incapacité de cette dernière usine à concevoir lesdits produits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec tout ces flux et reflux, profondément "stratégiques", Swissmetal va pouvoir prochainement nous annoncer l'ouverture d'une station marémotrice destinée à produire de l'électricité pour tout le groupe. En un mot comme en 100, Swissmetal joue au boomerang. Mais, adroit comme ils sont, le jeu consiste actuellement à ne pas le rattraper avec les dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, Philippe Oudot, dans le &lt;a href="http://www.journaldujura.ch"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de ce samedi, a demandé à Sam Furrer si le bruit qui court selon lequel Swissmetal s'apprêterait à vendre à nouveau du stock est fondé. Et l'intéressé de répondre: "Nous examinons la situation en détail afin d'assurer une optimisation des  stocks. Il faut apprendre à produire avec des stocks à un niveau minimal. Mais  il y a assez de matière pour les différentes étapes de la production". En langage décodé, Swissmetal vend bien du stock. Mais Sam ne veut pas dire combien, arguant que le groupe ne communique pas (lire: ment par omission) là-dessus. Le bruit qui court, reporté dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;, et qui persiste, tend pourtant à donner le chiffre de 1000 tonnes, réparties sur les 3 usines du groupe. Et il ne s'agit pas forcément de matière première, Karl le souligne. Il faut dire que, depuis le début du mois, le cours des métaux (en particulier le cuivre) s'est apprécié d'environ 20%, atteignant les sommets d'il y a quelques mois. Pour indication, le cuivre se négocie à plus de 8000 dollars la tonne!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, valeur ajoutée ou pas (le stock vendu pouvant être consitué de produits en cours de fabrication), il est intéressant de vendre au prix métal. Bien sûr, les clients impatients (bien trop impolis avec Martinou pour mériter sa compassion), pourront profiter des vacances pour prendre leur mal en patience. Que voulez-vous, quand on se fournit auprès d'un groupe qui coule (tout court, car du laiton, il n'en coule pas beaucoup), il faut s'attendre à le voir effectuer des manoeuvres d'urgence pour remplir sa caisse. En effet, le refinancement déguisé voté à l'AG consistant en actions, il faut parvenir à les vendre, ce qui prend du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jürg Müller, l'expert, avait pourtant signalé dans ses propositions que Swissmetal devrait assurer un flux de matière permettant à la Boillat de fonctionner. Mais, pour Martinou, tout cet argent qui dort, c'est trop tentant, bien plus tentant que les analyses crédibles d'un expert industriel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, dans l'usine, les 2 nouveaux intérimaires de luxe engagés par Swissmetal (le chef du finishing et le chef du planning) ont l'air d'être une belle paire de rigolos. Le temps qu'ils apprennent à connaître l'usine, et le décollage pour Sirius aura eu lieu. Même Wilmar, contemplant ce spectacle, doit pouvoir commencer à se poser des question, comme "Si on place ce genre de surdoué au poste qui m'était promis, qu'en est-il de mes capacités réelles? On m'aurait menti? Le maîîître serait-il faillible? Serais-je un pigeon planté sur une brochette?" Eh oui, même Wilmar, qui a au moins l'avantage de connaître l'usine, ferait certainement mieux. Tout arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regarder Swissmetal se décomposer à vue d'oeil est tragique, mais à quelque chose de plaisant: on leur avait dit. Comme l'affirme l'interlocuteur de Philippe Oudot dans son "article bombe": "Malgré tous nos messages d’avertissement, Swissmetal a foncé tête baissée, pensant que nous disions n’importe quoi. Ils sont en train de se rendre compte que toutes leurs décisions leur reviennent en pleine figure. Mais c’est un peu tard..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Uniania (comme on dit)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Uniaaa, qui est doté d'un service de communication digne de ce nom, c'est-à-dire à même d'enrober des âneries sous un vernis de bon sens, a pondu sa petite page rectoo-verso, dans la tradition maintenant bien établie du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;. A &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/TorchUNIA1.jpg"&gt;la page 1&lt;/a&gt;, relevant les tensions actuelles dans un langage plus que sobre, le syndicat abat directement ses cartes, en sortant une contrevérité maison: "Il est actuellement très difficile d'avoir une perspective commune sur la manière de sauvegarder des places de travail à la Boillat". En effet, seul Unia met la charrue avant les boeufs et se refuse à prendre le taureau (ou le buffle) par les cornes. Il n'a jamais été question de sauver &lt;span style="font-style: italic;"&gt;des &lt;/span&gt;emplois, mais la Boillat elle-même, et donc &lt;span style="font-style: italic;"&gt;les &lt;/span&gt;emplois. ne pas accepter cette perspective-là, c'est ne pas comprendre que la sauvegarde d'emplois ne garanti nullement la survie de la Boillat, même à court terme. Ainsi, Uniaaa n'a toujours rien compris, et reste englué dans un conception des choses qui, si elle a sa valeur dans de nombreux cas, n'a aucun sens ici. Ce n'est  pas des oeillères qu'ils ont, mais des planches de coffrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la partie qui suit, Uniaaa propage une vérité qui n'existe que dans son comité de direction (un peu comme la "stratégie"). Les propositions de l'expert permettent d'éviter la "fermeture pure et simple de l'usine". Tiens donc, c'est nouveau ça. Swissmetal fermerait donc la Boillat, après avoir menacé de le faire un nombre incalculable de fois (enfin, un dizaine), et après avoir chaque fois ajourné l'exécution du propos. Uniaaa parle aussi d'un "responsable de site agréé par le personnel". Si l'on en croit Jürg Muller, c'était en effet l'idée. Mais l'interprétation swismetalienne de la chose est, comme on sait, et comme Unia ne le dit pas, bien différente (un kapo agréé par Martinou).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/TorchUNIA2.jpg"&gt;Page 2&lt;/a&gt;, dans la dernière partie, on peut voir le syndicat étaler son argumentaire contre la démission de certains membres. Un argument, de l'avis -très critiqué, et c'est tant mieux- de Karl, tient la route: la démission ne renforcerait pas la défense des travailleurs. Cependant, lorsqu'on lit "Unia compte justement sur des membres engagés et critiques", euh... Il y a comme un flottement. Car, s'il est des engagés (mais, pour certains, licenciés aussi) et critiques, c'est à la Boillat qu'on les trouve. Et c'est pour les discréditer qu'Uniaaa a émis son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou &lt;/span&gt;du cru. Alors, des personnes critiques, oui, mais seulement si elles sont "constructives" (décodage: très très très gentilles). 'Faut pas pousser BKassine et Renzonou dans les orties, quand même!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A nouveau dans le &lt;a href="http://www.journaldujura.ch"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de ce samedi, un petit article revient sur l'éjection par Unia de certains membres des commissions du personnel de la Boillat, sous prétexte de non représentativité. Il s'agit, bien évidemment, d'agitateurs dont les critiques n'étaient pas "constructives".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sur les blogs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La propagation des blogs se poursuit, et prend une tournure très orientée sur le monde du travail. Le petit "Une voix pour la Boillat" a au moins fait une émule, directement ou pas, le blog d'un monsieur qui n'aime pas voir les excellents chocolats Cailler emballés dans le vison de Nelly Wenger. Non, lui, il n'est pas emballé, on peut le dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Une voix pour la Boillat" et "&lt;a href="http://nestlesuisserealnews.blogspot.com/"&gt;Nestlé Suisse real news&lt;/a&gt;" on fait l'objet, à titre d'exemples, d'un article du &lt;a href="http://letemps.ch/emploi/affichearticle.asp?artid=185502"&gt;Temps&lt;/a&gt; (qui parle mentionne aussi de "célèbres" blogs américains, faisant une référence implicite au blog d'un employé de Microsoft). Ainsi, selon le droit du travail (dans le CO), "Le travailleur exécute avec soin le travail qui lui est confié et sauvegarde fidèlement les intérêts légitimes de l'employeur", ce qui signifie que, lorsqu'il s'agit de dire du mal de son entreprise chérie, il se la coince.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça va même bien plus loin: "Un employé ne peut pas créer un blog pour dénoncer publiquement une politique de restructuration, une politique salariale jugée insatisfaisante ou encore une prétendue incompétence de la direction. Le Tribunal fédéral (TF) a même précisé qu'afin de préserver la réputation de l'employeur, le travailleur ne peut en principe pas rendre publiques les infractions administratives ou pénales commises par l'employeur", dit la spécialiste interviewée. C'est dire! Par conséquent, il valait mieux que Karl soit un étudiant anonyme, qui utilise une plateforme gratuite hébergée à l'étranger. De toute façon, comme Swissmetal ne retient publiquement du blog que l'humour, il est clair qu'aucun contenu sérieux n'y est proposé. La satyre, comme on sait, raconte n'importe quoi, dans le vide intersidéral de l'irréalité (et Karl va bientôt inventer le mouvement perpétuel, pour devancer Martinou, maintenant que la quadrature du cercle a été résolue par ce dernier).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Martinou à l'interviou&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Handelszeitung&lt;/span&gt; (journal économique suisse-allemand), est parue, le 11 juillet, une interview de Martin Hellweg, titrée &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les carnets de commande sont bien remplis&lt;/span&gt; (ceux de métaux, pas de produits finis, on se comprend). Martinou, l'air pensif et le regard fuyant, y est en photo, la main droite posée sur la tête (du genre lendemain de carnaval qui déchante), et l'index de la gauche pointant, sur une feuille, le cours de l'action Swissmetal. Tout un programme. L'interview elle-même, dans laquelle même la journaliste, Gabriela Weiss, pourtant très complaisante, semble avoir des doutes sur la "stratégie", s'oriente essentiellement vers des questions boursières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques perles. Par exemple, lorsque G. Wiess demande si un des slogans de Swissmetal, "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Operational excellence&lt;/span&gt;",  ne sonne pas un peu comme celui de Swiss, maintenant rachetée par Lufthansa, "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Destination excellence&lt;/span&gt;", Martinou répond: "Swissmetal a une stratégie claire, à 3 piliers globaux en vue de la réalisation de notre vision pour 2010" (les 3 piliers sont l'investissment sur les sites du groupe, la consolidation de la branche et la production en Asie).  Qu'elle est claire, la "stratégie".  Heureusement toutefois qu'elle est globale, car, dans le détail, l'actionnaire aurait quelques soucis à se faire. Mais pour une grande "vision", il faut surtout de grands mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On découvre aussi que, selon le maîîître, Laxey est un inestisseur à moyen ou long terme, qui veut "récolter avec nous [Swissmetal, NdK] les fruits de la reconstruction". Cependant, G. Weiss met un bémol, en mentionnant d'éventuels conflits d'intérêts liés à l'élection de Roger Bühler au conseil d'administration. Ce bémol est balayé par Martin Hellweg, qui considère qu'il y a "des règles pour ça" (mais on n'est vraiment pas sûr qu'il les respecte), et que d'autres entreprises sont dans des cas similaires. Autre bémol, "L'entreprise est le travail d'une vie pour un patron. Et des firmes comme Laxey ont par contre une perspective à court terme". Là, le moins qu'on puisse dire, c'est que Martinou répond à côté, allez savoir pourquoi. Il parle de droit de la bourse, et d'actionnaire qui restent même dans les moments difficiles (les braves altruistes!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est aussi amusant de constater que Martin Hellweg considère Swissmetal comme une perle, parce que cette entreprise est leader dans plusieurs domaines, et a un haut potentiel d'innovation. Exactement ce qu'était la Boillat. Et exactement ce que ne sont ni Dornach, ni Busch-Jaeger. Bizarre, pensez-vous? Karl aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la journaliste questionne Martinou sur les résultat du premier semestre, il répond qu'il ne fait pas de pronostics (pourtant, le premier semestre est terminé!). La raison? "Notre marché est trop cyclique"! Il signale juste que la grève a eu des effets négatifs (qu'il chiffre de manière inutilisable) et que ces effets ont été surcompensés par les prix du métal (donc, il reconnaît ouvertement que Swissmetal fait des bénéfices uniquement en tant qu'entreprise de courtage et de stockage...). Pour le second semestre, il se refuse aussi à faire des "pronostics", mais relève que le carnet de commandes est bien plein (de bien mauvaises langues ajouteraient qu'il va se vider).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre remarque piquante de Gabriela Weiss: "Votre objectif de rendement sur le capital était fixé à 9%. Aujourd'hui, vous êtes autour de 1,8%. Il y a un monde entre les 2". Martinou répond que, selon la conjoncture, il attend un rendement, qu'il juge insuffisant, entre 0 et 5%. Il y a de la marge, mais Karl, du haut de son inculture économique, parie sans souci sur environ 0% (si pas moins). Pour atteindre, en 2010, les 300 millions de francs de chiffre d'affaire, Martinou mise, entre autres, sur des achats "opportunistes" (il refuse de donner des noms). Il ajoute "nous voulons acheter intelligemment" (comique involontaire? Effet subtil d'ironie? Nous ne saurons jamais).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'article se termine sur "La majorité des collaborateurs de Swissmetal soutient notre stratégie. Et depuis que nous travaillons sans ceux qui, à Reconvilier, ont suscité des difficultés, nous parvenons à trouver de plus en plus de consentement". Bravo pour cet exemple de sens logique, Martin. "Je vire ceux qui sont pas d'accord et pouf! Miracle! La proportion de ceux qui sont d'accord augmente! C'est fou non?" Non Martin, ce n'est pas fou du tout, ou alors on parle de toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, Karl espère avoir résumé l'article de manière suffisamment complète pour montrer que la journaliste n'est pas complètement dupe de la pièce de théâtre jouée par Martinou. Qu'une telle chose arrive dans la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Handelszeitung&lt;/span&gt;, là est le miracle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Le Courrier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;a href="http://www.lecourrier.ch/modules.php?op=modload&amp;name=NewsPaper&amp;amp;file=article&amp;sid=41821&amp;amp;amp;amp;mode=thread&amp;order=0&amp;amp;thold=0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Courrier&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Luc-Olivier Erard est l'auteur d'un petit article, concernant les remous liés à la Boillat sous la coupole fédérale (une demi sphère donc. De la à craindre une histoire de coup de boule...). La rentrée des parlementaires verra donc des discussions sur le sujet. En effet, des conseillers nationaux du POP et de SolidaritéS ont déposé une motion parlementaire, demandant "un droit de préemption sur les actions de Swissmetal". Ca vous rappelle quelque chose? Une pétition? C'est exactement ça. Sauf que, dans un élan d'opportunisme un peu douteux, les élus en question n'ont pas pris la peine de consulter le comité pétitionnaire. La gêne ne les étouffe pas. Cependant, L.-O. Erard note à juste titre que, ce genre d'action n'étant pas prévu en droit suisse, l'affaire risque de vite être expédiée. Karl ajoute que cela contribuera donc à miner tout le crédit de la pétition au niveau cantonal. Merci, chers récupérateurs, on aurait risqué de s'ennuyer sans vous. Jean-Claude Rennwald vise, quant à lui, au comblement de cette faille du droit, en demandant à l'Etat de prendre le smesures nécessaire pour empêcher "l'exercice abusif de la propriété", à l'instar de sa collègue socialiste, Géraldine Savary, avant lui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115294175516267003?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115294175516267003/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115294175516267003' title='209 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115294175516267003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115294175516267003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/07/bonnes-vacances.html' title='Bonnes vacances!'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>209</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115267800054225624</id><published>2006-07-12T03:21:00.000+02:00</published><updated>2006-08-05T22:41:31.880+02:00</updated><title type='text'>Et pourtant elle tourne</title><content type='html'>Oui! elle tourne. Ces jours-ci, d'ailleurs, c'est une petite sphère qui la fait tourner, celle du fameux ballon rond. C'est une autre sphère aussi, celle de la tête d'un célèbre footballeur tondu qui, après avoir tenté de placer sans succès la première sphère au fond d'un but au moyen de la seconde sphère, a placé cette dernière au milieu d'un adversaire à la langue trop pendue (et qui n'a pas su arrondir les angles). Incroyable, ce qui se passe, sur notre bonne vieille terre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là-bas, quelque part en Suisse, du côté de Reconvilier même, plutôt qu'à des sphères, on s'intéresse plutôt à des cercles. A la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Quadrature_du_cercle"&gt;quadrature du cercle&lt;/a&gt; (attention aux neurones si vous cliquez sur ce lien!), pour être exact. Dans la Boillat, cet insoluble problème  se pose dans les termes suivant: comment faire fonctionner l'usine alors qu'on fait tout ce qu'il faut pour qu'elle ne fonctionne pas? Comment retrouver le savoir-faire alors qu'on a détruit une énorme partie de ce dernier en licenciant à tour de bras? Comment garder les clients alors qu'on ne les fourni plus? Inutile donc de sortir les règles et les compas, c'est plutôt d'un très courageux psychologue épaulé par la police, dont Swissmetal aurait besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Séance du personnel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi 11 juillet a eu lieu, à la Boillat, une séance du personnel convoqué par Henri Bols. Ce dernier y a très brièvement présenté les 2 nouveaux cadres de la Boillat, messieurs Peter Weidlich et Karl (eh oui, à ne pas confondre) Meier. Tous 2 sont engagés comme des sortes d'intérimaires, le premier comme chef du finishing (à la place prévue pour Wilmar), et le second comme chef du planning (à la place de Philippe Fuchs, de Dornach).  Les premières impressions ne décadrent pas d'avec les usages de la direction de Swissmetal: on remplit l'organigramme avec des personnes pour qui l'aptitude à dire "oui maîîître" tient lieu de CV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henri Bols a aussi annoncé que Swissmetal avait entrepris des démarches pour approcher des étudiants (qu'on supposera diplômants ou doctorants) des hautes écoles, en particulier de l'EPFL. Au-delà de l'effet d'annonce, on retiendra surtout l'effet comique de ces grands mots. Chez Swissmetal, on a bien compris que les personnes porteuses d'un bagage théorique de haut niveau n'existaient plus à la Boillat, à force de licenciements. Ainsi, Martinou va démarcher du sang neuf, qui se retrouvera sur place sans personne pour procéder à une formation. Car, que vaut le bagage théorique, aussi solide soit-il, sans une formation sur place? Usuellement, on pouvait compter une bonne année de préparation, avant qu'un employé de ce niveau ne soit réellement efficace. Mais là, sans formateur, inutile de sortir règles et compas, il faut directement aller étudier le calcul différentiel, avec les limites quand X tend vers l'infini. Bref, la formation risque de durer, et les padawans ne sont pas prêts de faire les malins avec un sabre laser en se faisant donner du "Jedi"! Si en plus ils sont du côté obscur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Volker Suchordt était aussi là. Il devait être très heureux de venir plastronner à la Boillat dans les habits du patron, lui qui a tant souhaité la "détruire", ayant été incpable de régater avec elle dans son usine de Busch-Jaeger, qu'il a mené tout droit à la faillite. Volklore a gratifié l'assistance d'un sens de l'humour qui sonne très Oktoberfest. Il aurait dit: "J'ai 59 ans, je suis marié, j'ai un enfant... et un chien". Au douzième litre de bière, promis, c'est très drôle. Il a aussi parlé de la nouvelle méthode d'esclavage en vigueur à Lüdenscheid (la semaine de 6 jours), l'affirmant temporaire, et destinée à absorber les commandes de la Boillat déplacées chez Busch-Jaeger. Mais il a souligné vouloir remettre les commandes en question à la Boillat dès que possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, Henri Bols semble avoir compris que les licenciments, qui selon lui devaient être échelonnés dans le temps, étaient une erreur, due à une mauvaise analyse prospective des commandes prévues pour la Boillat en 2006. Logique, l'analyse en question a été réalisée à Dornach, et il ne dit pas que le licenciement des 21 cadres n'a pu se faire que s'il a assuré pouvoir prendre le relais avec son équipe. De plus, maintenant qu'il étudie le déplacement de la fonderie, il se rend peut-être même compte qu'une baguette magique ne suffira pas. Peut-être le prochain cadre intérimaire engagé sera-t-il David Copperfield, allez savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La séance du personnel fut, en résumé, une grande messe de remotivation, destinée à montrer la bonne foi de Swissmetal, sa volonté d'appliquer les propositions de l'expert, et tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Surtout, tout le monde il va dooormir.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl note encore que lundi, il y avait aussi une séance. Elle réunissait les commissions du personnel de la Boillat et des représentants d'Unia. Cette séance consistait à tenter de recoller les pots cassés. Même si Karl a peu d'informations dessus, au dernière nouvelles, on recherche toujours un tube de colle, et les morceaux sont toujours plus éparpillés. Lorsqu'Unia aura réussi à disperser tout le mouvement de soutien à la Boillat en propageant des accusation nauséabondes, il sera possible de présenter ce conflit comme une victoire syndicale. Quant à la marmotte, elle continuera à mettre le chocolat dans le papier d'alu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Oh, le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/BoillatHebdo8-1.jpg"&gt;Page 1&lt;/a&gt;, il y a une bonne nouvelle dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;. Un excellente nouvelle même: le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou &lt;/span&gt;ne paraîtra pas pendant les vacances! Passons maintenant à la somme d'atrocités habituelle dans la double page de la semaine. Ce sera plus long.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence avec un petit récapitulatif signé Henri Bols. Dans les "points positifs", la remise en route de la presse Loewy continue. Merveilleux, puisqu'elle devrait marcher depuis le mois de juin, si l'on en croit les prévisions originelles. Dè sla rentrée, la remise en route se remettra en route, mais pour la remise en route elle-même se termine, vous pouvez vous reportez ci-dessus à la question des limites. Ici, X (la remise en route de la remise en route) tend vers le 15 août, mais la limite elle-même (la remise en route) tend vers l'infini. Mais ne soyons pas mauvaise langue, et patientons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans "Les problèmes", Henri Bols affirme sa volonté d'atteindre l'objectif de 35 tonnes par jour de production. On en est loin. De plus, quand on sait que Boillat pouvait produire 60 tonnes par jour, quand elle marchait, on voit que des licenciements et une brochette d'incapables sont passés par là, entre 2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'éditorial, qui commence par une bonne nouvelle, se poursuit avec les mauvaises: le torchinou recevra son complément informtaique avec netpresenter. Car, le Torchinou devrait poursuivre son travail de propagande  "afin de continuer à inclure vos familles dans la vie de l'entreprise". Eh oui,  Swissmetal n'épargne ni aux femmes, ni aux enfants un sooomeil réparateur. Car, pour la rentrée, Swissmetal souhaite revoir ses employés "avec un maximum d'énergie et une santé de fer". Ca... Ils en auront bien besoin. Et s'ils ne l'ont pas, ils pourront faire confiance aux différents assureurs pour leur envoyer un expert qui les poussera à mettre fin à leur coûteux (et donc nécessairement injustifié) congé maladie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l'éditorial mentionne &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/BoillatHebdo8-3.jpg"&gt;un questionnaire&lt;/a&gt;, que les lecteurs peuvent remplir, pour que naisse en eux le sentiment d'être écoutés par leur direction. C'est magique!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/BoillatHebdo8-2.jpg"&gt;page 2&lt;/a&gt;, le système d'achat des matières première est présenté. Tel qu'il est décrit, il correspond au système en vigueur à la Boillat depuis longtemps, et se destine à éviter aux clients de subir des effets de cours sur leur achats. En effet, le client réserve la matière première à un cours qu'il connaît et son dû ne varie plus à partir de ce moment, quelle que soit la variation des cours. Ainsi, Swissmetal réalise ses bénéfices grâce à la valeur ajoutée, et pas grâce à la spéculation, ce qui est un bon système, pour le producteur comme pour le client, dans la mesure où le producteur ajoute suffisamment de valeur pour enregistrer des bénéfices. Voilà pour la théorie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En pratique, à l'usine de Dornach, la spéculation sur les matières premières est depuis longtemps intensive et permet de maintenir l'usine hors des chiffres rouges. L'idée est simplement d'acheter des matière premières qui ne sont pas destinées aux clients, mais à être revendues telles quelles, à un prix supérieur. De plus, Swissmetal s'est amusé à vendre du stock destiné au clients pour financer l'achat de l'usine Busch-Jaeger, d'où, étant donné que le cours des métaux a continué à flamber dans les mois qui ont suivi (jusqu'en mai), une rupture de stock. Le cours a ensuite baissé en juin, et est maintenant à nouveau en phase ascendante. D'autres opération spéculatives semblent aussi exister chez Swissmetal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sur le blog&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le filtrage est assez efficace, comme on le constate. Le troll n'ose plus trop se montrer, mais l'effet dissuasif s'exerce peut-être aussi sur d'autre personnes. Cependant, le peu de commentaires vient essentiellement du fait que les 2 ou 3 trolls qui sévissaient sur le blog en postant par packs de 12 ont disparu. Il y a aussi une baisse de fréquentation due à la baisse du nombre d'"éditos", à l'arrivée de vacances, et à l'abandon -compréhensible- de la cause par certains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl profite encore de répondre à une question adressée par "Grand-mère" qui se demande ce que devient la pétition. Le comité pétitionnaire recherche encore des personnes dans différents cantons, pour qu'ils aillent déposer leur part de la pétition auprès des autorités concernées. Différentes questions de coordination sont aussi en train d'être discutées. Pour le moment, donc, il ne se passe pas grand chose et on peut surtout dire que nos autorités politiques, à qui sont destinées la pétition, débattent énormément de l'éternelle question: "Cette année, on va à la mer ou à la montagne?"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115267800054225624?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115267800054225624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115267800054225624' title='126 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115267800054225624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115267800054225624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/07/et-pourtant-elle-tourne.html' title='Et pourtant elle tourne'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>126</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115241975800027527</id><published>2006-07-09T03:48:00.000+02:00</published><updated>2006-08-05T22:41:09.426+02:00</updated><title type='text'>Résumons la moindre</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Opération blog propre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'étouffe-troll fonctionne bien, on dirait... Pour résumer ces quelques jours de filtrage, voici quelques information:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Aucun message troll n'a été filtré (ils se reconnaissent donc sans difficulté, malgré leurs dénégations faussement innocentes).&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le blog a été ouvert ou filtré de manière discontinue, en fonction des horaires de Karl, ce qui vous a permis de fonctionner fréquemment en temps réel.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La surcharge de travail de Karl est faible, voire nulle.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Mais voilà, il y a des heures, notamment le matin (allez savoir pourquoi), où vos message ne peuvent être publiés en temps réel.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Quant au contenu des commentaires, vous êtes les seuls juges, mais il me paraît plus intéressant. Bravo à tous, et merci!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Femmes en colère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'invitation des Femmes en colère,   du 3 au 7 juillet, des manifestations ont eu lieu chaque jour, entre l'usine 2 et l'usine 1 de la Boillat. Les participants étaient vêtus de noir, en signe de tristesse et de désarroi, face à la situation. Les Femmes en colère se sont dites prêtes, par ailleurs, à prendre Martin Hellweg et ses propositions de dialogue au mot, et à aller le rencontrer pour lui expliquer la tragédie que vivent de nombreuses personnes. Autant parler à un tournevis (où à un boulon si vous préférez, ou même à... euh... une jante alu!), mais bon, on peut toujours essayer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bravo aux courageux manifestants!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6371/2179/1600/FemmeEnColereJuillet2006.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6371/2179/320/FemmeEnColereJuillet2006.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl n'a pas reçu le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;... Merci à quelqu'un de le lui envoyer! Enfin... Merci... Un week-end sans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;, c'est plutôt bienvenu. Franchement, ça repose!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;AG&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'assemblée générale de Swissmetal, Karl a encore reçu &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/AGSMTract.pdf"&gt;ce tract&lt;/a&gt;, distribué aux actionnaires. En quelques mots, bien des choses sont clarifiées... Sauf le fait qu'il existe encore des actionnaires pour soutenir Martinou. Toutefois, quand on regarde Roger Bühler, le mystère s'éclaircit. Récemment, on pouvai tlire, à son propos, &lt;a href="http://ww3.rfj.ch/?cat=infos&amp;news=38957"&gt;cette dépêche&lt;/a&gt;, reprise d'un article du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tages Anzeiger&lt;/span&gt;. Roge rSoutient Martinou. Roger trouve très bien que la médiation se soit temrinée comme ça. Roger pense qu'une médiation où l'on choisit la partie adverse soi-même, ça aurait été mieux (il ne le dit pas comme ça, bien sûr, puisqu'il parle de "gens qui n'étaient plus actifs dans l'entreprise"). Ah Roger... Finalement, je vais aller écouter un âne, ça me fera du bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Reparlons médiation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-elle morte, la médiation, ou Rolf Bloch joue-t-il à quelque chose en coulisses? On ne sait pas vraiment, même si la première option semble être la bonne. Elle était belle la médiation. Merci Joseph, merci Rolf, de nous avoir fait la leçon. Quelque mois de pourissage de la situation, et aucune avancée grâce à vous, sinon quelques leçons de morale sur le fait que c'est un peu la faute au manque de dialogue, et donc à tout le monde (pourtant, pour que le dialogue manque, il suffit de la défection d'une seule des parties). D'ailleurs, à propos de défection, c'est gentil à vous de n'avoir pas dit un mot de réprimande contre Swissmetal. Et c'est gentil d'avoir envoyé Jürg Müller au front à votre place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, on peut presque tirer une conclusion de tout ceci: la tradition helvétique du dialogue sociale, dans le cas de Swissmetal, a atteint ses limites. On remarque en effet qu'en Suisse, rien, au niveau légal, n'existe pour obliger un patron à rester fidèle à la simple raison. Seul ce dernier peut lui-même se contraindre, par patriotisme, de par sa culture et sa personnalité, ou pour d'autes raisons non contraignantes, à appliquer des décisions qui seraient issues d'une négociation avec ses employés. Et si le patron ne veut pas? Il fait ce qu'il veut, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;il en a le droit&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A la Boillat&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les commissions du personnel de la Boillat n'organiseront pas de séance du personnel avant les vacances. La seule date encore ouverte était le vendredi 14 juillet, et comme de nombreux travailleurs s'en vont déjà le jeudi, elle ne paraissait pas opportune. Cette semaine, les commissions rencontreront néanmoins une délégation d'Unia, pour mettre (et pas remettre, non) les pendules à l'heure. Le décalage horaire est en effet tel qu'un ressort a dû sauter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Boillat s'apprête, dès lundi, à accueillir 2 nouveaux cadres, tout frais. Il semble que Swissmetal soit prêt à tout pour remplir son organigramme. Ce qui laisse songeur, quand on voit qui remplit ledit organigramme. Mais voilà, il faut du monde pour faire un joli papier avec de jolis noms, et surtout pour avoir des responsables sous la main à de chaque problème qui surgira. Boillat, ta dornachisation est en route: un encadrement aussi pléthorique qu'incapable s'apprête à venir t'embaumer d'excuses bidons, avant de t'enterrer sous les retours de commandes provenant des clients insatisfaits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour faire mieux, il n'y a pas 36 solutions...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115241975800027527?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115241975800027527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115241975800027527' title='45 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115241975800027527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115241975800027527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/07/rsumons-la-moindre.html' title='Résumons la moindre'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>45</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115215359312770229</id><published>2006-07-06T03:30:00.000+02:00</published><updated>2006-08-05T22:40:42.973+02:00</updated><title type='text'>Bétonnons, mais pas trop non plus</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Trolleries&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trolls, tout le monde aura pu le constater, sont encore là. Ils ne sont pas nombreux, entre 2 et 4 (9 messages sur 10 sont ceux d'un(e) seul(e) auteur(e)), ne soyons pas dupes, mais ils sont bruyants. Un peu comme de petits roquets. Ouaf, ouaf, ils sont où les sous! Ouaf, ouaf, je pense le contraire du contraire! Ils se reconnaîtront peut-être quelque part dans &lt;a href="http://www.uzine3.ch"&gt;ce texte&lt;/a&gt; du site de l'uZine 3.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, les trolls accomplissent inlassablement leur tâche, qui est de perturber les fonctionnement du blog. Avec succès? C'est à voir, mais certains blogueurs sont dépités par cet état de fait, et je les comprends. Cette situaition, où la bonne foi est aggressée par la malhonnêteté des trolls, qui vont jusqu'à usurper des pseudonymes, n'est effectivement pas agréable. Et si quelque chose fait mal à Karl, dans tout ça, ce n'est pas les attaques personnelles dont il est l'objet, et qui ne font que mettre en évidence, si c'était nécessaire, la bassesse de leurs auteurs (que j'ai toujours traité avec respect, je crois). Non, ce qui fait mal, c'est de voir les blogueurs corrects (ceux qui, quelle que soit  leur opinion, respectent les règles du jeu) subir cette situation, et se révolter contre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, il est temps de prendre des mesures. Je vous en propose une, à l'essai: je filtrerai les commentaires. De ce fait, Karl recevra tous les messages, et autorisera, ou non, après lecture, leur publication. Par ce biais, les messages bloqués seront les trolls et les messages contrevenant aux règles (insultes, menaces). Il ne s'agit en aucun cas de faire la police politique, même si des erreurs risquent d'être commises. A la fin de chaque journée, je posterai un commentaire résumant les résultats de ce travail de barrage. L'avantage du système réside donc dans le filtrage. Son défaut est que les messages ne seront plus publiés en temps réel. Il y aura chaque fois besoin que Karl les lise, et les laisse passer ou non. Donc, les messages apparaîtront sur le blog vers 14H, vers 19H et très tôt le matin. Ailleurs dans la journée, je ne peux rien vous garantir, même s'il est clair qu'en cas d'événement important, je serai derrière mon ordinateur pour faire suivre au mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La période d'essai durera jusqu'à dimanche, et Karl sera très heureux de recueillir vos commentaires sur ce système, pour savoir si vous l'acceptez ou non. Le but premier est de vous garantir des moments de qualité sur ce blog, rien d'autre. Il ne s'agit pas, et j'espère que vous me ferez confiance sur ce point, de maquiller les faits et de jouer au dictateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, ce blog cesse d'être, à proprement parler "Une voix pour la Boillat", puisque les trolls émettent depuis la Boillat. Pour être correct, on pourrait renommer le blog &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;"Une voix pour l'esprit de ce qui fut la Boillat et pour ce qui le sera peut-être à nouveau un jour"&lt;/span&gt;, mais Karl s'autorise un certain conservatisme, et en appelle à votre compréhension. Créer un nouveau blog, à cause de ça, ce n'est pas très motivant. Et que ça manque de punch, comme titre, c'est le moins qu'on puisse dire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce fait, d'autres changements, concernant le rythme de publication, sont à l'étude. Dès aujourd'hui, Karl publiera un "édito" tous les 2 jours, le flux de nouvelles allant en diminuant. Son but, dès à présent, est de continuer à suivre l'actualité de Swissmetal, mais de manière plus distanciée, pour des raisons de temps, de quantité d'information, d'efficacité et... Parce que nombreux sont les Boillat qui, de l'intérieur de leur usine, semblent ne plus souhaiter qu'on leur donne une voix. Malheureusement pour eux, ils risquent de se rendre compte trop tard qu'Henri Bols ne pensait pas ce qu'il dit, et que leurs nouvelles commissions acceptent des méthodes révolutionnaires d'organisation du travail, comme la semaine de 365 jours (et 366 les années bisextiles).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, que ce soit clair, ce blog n'est pas en train de disparaître et continuera à travailler à la survie de la Boillat, celle que Karl a dans tellement de souvenirs, tout comme nombre d'entre vous. Pas la vraie Boillat, qu'on ne saurait définir, mais simplement la Boillat qu'on aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La "stratégie" au jour le jour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etant donné que la "stratégie" a fait l'objet de nombreuses réflexions, et que, selon Karl, elle est actuellement innapplicable, faute de rentabilité possible de Swissmetal par ce biais, il convient de se demander ce qu'il faudrait faire, du côté de Martinou, pour redresser la barre. Car, comme on sait, les commissions du personnel de la Boillat ont fait parvenir des contre-propositions à l'expert, destinées à rendre la Boillat opérationnelle à l'intérieur de Swissmetal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, on peut se demander ce qu'a apporté le combat (surtout que certains trolls semblent avoir la mémoire plus que courte, et la mauvais foi plus qu'envahissante). La réponse est très simple: sans toute cette lutte, la fonderie de la Boillat serait actuellement fermée (ou sous peu), et en cours de déménagement. Swissmetal serait en train de se rendre compte, trop tard, qu'une belle grosse erreur a été commise, face à l'impossibilité de produire les spécialités Boillat ailleurs. Bref, l'outil de travail serait détruit, et avec lui tout espoir de maintenir l'existence de la Boillat. Grâce au combat des Boillat, Swissmetal a maintenant besoin de cette fonderie, et pour un bout de temps. De ce fait, Swissmetal a besoin de préserver l'outil de travail qu'il possède à Reconvilier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l'indiquait un article du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt; de mercredi 5 juillet, Swissmetal recherche, maintenant, des cadres pour la Boillat. Un grand défi, quand on pense à la réputation que le groupe a acquise, et quand on pense que les cadres en question ne pourraient être formés sur place par leurs prédécesseurs, licenciés. Le recrutement doit donc être couronné d'insuccès. Car, durant cette crise, et surtout en voyant l'équipe d'Henri Bols à l'oeuvre, Martinou a eu tout loisir de se rendre compte que le savoir-faire existe, qu'il est une richesse, et qu'il peut s'avérer déterminant. Or, le savoir-faire, c'est long à produire. Très long. Comment donc sortir de l'ornière, si c'est possible?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les contre-propositions envoyées à Jürg Müller appuient fortement sur la question du "chef d'usine" et de ses attributions. Pour les commissions du personnel de la Boillat, ce chef devrait être un directeur au sens plein du terme, disposant d'une légitimité auprès des employés du site. Il devrait pouvoir gérer, notamment, la production, la maintenance, l'industrialisation, l'assurance qualité et la recherche et développement. Bref, la Boillat obtiendrait à nouveau une certaine autonomie au sein de Swissmetal, autonomie proche de ce qui prévalait avant le licenciement d'André Willemin, et qui permettait à cette usine d'être puissamment rentable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intérêt est, pour Swissmetal, que des cadres et travialleurs licenciés seraient peut-être (je souligne: peut-être) intéressés à retravailler avec le groupe, dans ces conditions, chose qui correspondrait à un énomre reour de savoir-faire. Car, pour le moment, la Boillat est au point mort, avec une productivité diminuée de moitié (sans tenir compte de la qualité, en forte baisse, pour ne pas dire en chute libre). A Lüdenscheid, pendant ce temps, on reçoit et on produit de nombreuses commandes passées à la Boillat, d'où une explosion de la quantité de travail. Mais, pour Swissmetal, la poule aux oeufs d'or reste la Boillat, et sa direction semble s'en être, un peu, rendue compte. Cependant, si tel est le cas, elle s'est rendue compte, aussi, qu'une poule aux oeufs d'or, c'est fragile. Un petit microbe qui passe dans l'air et "pouf!", les oeufs d'or (ou de laiton) se tranforment en morceaux de fil criqué, à recycler. Que de millions perdus! Un langage auquel certaines oreilles doivent être sensibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a donc une option ouverte pour que Swissmetal négocie un véritable avenir pour la Boillat. Rêve ou réalité?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115215359312770229?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115215359312770229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115215359312770229' title='101 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115215359312770229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115215359312770229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/07/btonnons-mais-pas-trop-non-plus.html' title='Bétonnons, mais pas trop non plus'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>101</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115199082549059134</id><published>2006-07-04T03:38:00.000+02:00</published><updated>2006-07-06T04:40:06.810+02:00</updated><title type='text'>Petites théories</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'incompétence élevée au rang d'art&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résumons tout d'abord la dernière petite théorie de Karl. Il proposait de concevoir la stratégie de Martinou comme consistant en une consolidation des producteurs de spécialités dans le domaine des cuivreux, qui permettrait la construction de petits monopoles, sur certains produits, suivie de l'ajustement de la qualité à la rentabilité maximale (soit une minimisation de la qualité en fait). Cette manière d'agir se justifiait sur le court-terme, quelques années, durant lesquelles l'entreprise faisait fructifier l'acquis des prédécesseurs au maximum, tout en ne le renouvellant pas. En 3 mots: pressage de citron.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, se sont demandés certains, cela revient à traiter Martinou comme quelqu'un de compétent, au moins dans le domaine financier, puisqu'il a, de ce point de vue, un projet cohérent. La question devenait alors: est-il aussi compétent au niveau industriel? Sa stratégie pourrait-elle fonctionner en tenant compte des données industrielles, et pas seulement financières (que je sépare ici de manière un peu abrupte)? La réponse est "non", du moins selon Karl. Explications:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son désir de tout considérer sous l'angle financier, Martin Hellweg a une volonté très forte de tout quantifier. Or, il existe des choses inquantifiables, ou très hasardeuses à quantifier, comme le savoir-faire, la qualité, l'ambiance de travail, le stress, etc. Martinou, qui a une intelligence très bornée, a une vision très simple du qualitatif: comme il ne peut le quantifier et l'exprimer en termes de sommes d'argent, il l'ignore. Comme ça, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;kein Problem, alles ist unter Kontroll&lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau de l'engagement professionnel, Martinou agit aussi de manière très simple. Il engage des personnes en qui il peut avoir confiance, c'est-à-dire qui lui prêtent une allégeance totale, soit par amitié (là, l'allégeance prend la forme du retour d'ascenceur), soit par soumission (et là, c'est l'attrait pour l'argent, la fascination, ou la crainte, qui motivent le geste). Ainsi, Martinou n'engage que des petits copains, ou des lèches-bottes. S'il rencontre des gens qui n'entrent pas dans ces catégories, il les licencie (comme François Dupont, André Willemin, ou encore, certainement, Walter Haüsermann). On voit donc que les qualifications usuelles des personnes (leur formation, leur expérience, leurs compétences) sont secondaires face à la capacité à se mettre à plat ventre devant le maîîître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème d'un tel système est double. Premièrement, c'est évident, il ne permet pas d'engager les personnes les plus compétentes, puisqu'elles sont rarement les mêmes que les personnes les plus soumises. Secondement, il y a un effet plus pervers, qui est justement en train de détruire Swissmetal de l'intérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cadeau que peut faire Martinou à l'un de ses soumis, consiste à le laisser assouvir son désir de ressembler à son maîîître. Chaque soumis a envie d'être le roitelet d'un petit potentat, et donne à son maîîître ce qu'il désire (sa soumission) pour obtenir ça en échange. Le résultat est que, dans Swissmetal, plus on est haut dans la hiérarchie, plus l'information qu'on reçoit est biaisée (même si elle couvre plus de domaine, est plus complète, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez que l'ouvrier X donne une information à son chef d'équipe. Le chef d'équipe se dit "Oula! Wilmar va me mettre sur la liste noire des futurs licenciés, si je lui avoue que ce problème, qu'on vient de me raconter, existe par sa faute, et n'est plus solvable depuis le licenciement du chef de la maintenance". Il minimise donc les faits. Mais Wilmar a tout de même un problème de productivité, et il se dit "Etant donné que je me suis engagé à faire produire cette machine et qu'elle ne produit rien depuis 3 semaines, je vais continuer à dire que ça ira, et si ça ne va pas malgré tout (ce qui a de fortes chances de se produire), je dirai que c'est la faute du chef d'équipe, qui m'a mal orienté". Il raconte donc à Henri Bols que le problème est minime, et que ça ne changera rien en termes de productivité. Ce dernier est donc très heureux d'aller dire à Martinou que, d'après les rapports qu'il reçoit, il n'y a que des problèmes minimes à la Boillat, et qu'ils n'influent pas sur la productivité. Il en rajoute un peu, histoire de montrer que c'est grâce à lui. Résultat: Martinou ne sait rien de la situation réelle, et croit qu'Henri Bols a la situation bien en main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce genre de chose qui s'est passé avec le licenciement des 21 cadres (et aussi avec celui des 112 employés). Pour correspondre à ce que la hiérarchie attendait de lui, quelqu'un a déclaré qu'avec sont équipe de Dornach, il pourrait faire tourner la Boillat sans problème (alors qu'il ne connaissait pas du tout l'usine). J'ai nommé Henri Bols. Les 21 cadres se sont donc fait licencier, avec les conséquences qu'on sait. Ensuite, Henri Bols a dû maquiller sa bourde, non seulement aux yeux du public, mais aussi à ceux de ses commanditaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, Martinou a, pour les 2 raisons mentionnées ici, une vision totalement irréaliste de la situation. Premièrement parce qu'il ne sait pas traiter l'information autrement que quantitativement et secondement parce que l'information qu'il reçoit est gravement biaisée. Quand Martinou décide de déplacer la fonderie (peut-être quelqu'un lui a-t-il soufflé d'étudier cette option), il ne sait pas ce qu'est une fonderie. Il voit juste que, selon son modèle (un modèle est toujours foireux -et il faut y prendre garde-, mais pas pour Martinou) la fonderie serait mieux à Dornach. Alors il demande s'il est possible de la mettre à Dornach. Ses répondants étudient le déplacement de la fonderie sur 2 bases: ils n'ont pas la compétence nécessaire pour calculer le coût et les implications d'un tel déplacement (rappelons-nous des critères d'engagement), et il savent que dire à Martinou que son modèle est excellent et qu'il a eu la meilleure des idées leur fera marquer de bons points. La réponse coule donc de source: il faut déplacer la fonderie, c'est une excellente idée. Si, à ce moment, une voix discordante s'élève (chose qui a eu lieu), c'est le licenciement assuré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Boillat se prépare donc à être dirigée intégralement selon les règles ci-dessus. Alors que le bon fonctionnement de cette usine a toujours reposé sur un certain esprit critique, et une solide capacité d'écoute. A la Boillat, un employé pouvait dire à un ingénieur que sa super idée de lubrifier le fil comme ci, ou de le recuire comme ça, ne marcherait pas, et être apprécié pour avoir pris cette initiative. Il pouvait dire une ânerie, aussi, l'ouvrier, et ne risquait rien à le faire. Dans le monde de Martinou, jamais cela n'existe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl conclut que, même si la stratégie de Martin Hellweg est cohérente avec son souhait de rentabilité accrue, mais à court terme, elle n'est pas applicable. En effet, Swissmetal est une entreprise structurellement inapte à mettre en valeur, à développer, ou à conserver, des compétences. Ainsi, Swissmetal, bien que désormais refinancé, va néanmoins sombrer lentement. Sans une Boillat qui fonctionne et de la spéculation sur les matières premières, ce groupe est certainement condamné aux chiffres rouges. Or, la Boillat ne fonctionne pas, et la spéculation a des limites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl a essayé de faire un exposé sérieux de ce lamentable état de fait, histoire que le fond, plutôt que la forme, soit la substance du gag. Eh oui, parfois, la réalité est une sorte de gros &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Witz&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'AG en chiffres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/AGSMVotes.pdf"&gt;un document&lt;/a&gt; (merci anonyme!) qui permet de se fair eune idée exacte des votes à l'assemblée générale des actionnaires de Swissmetal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre anonyme, que Swissmetal n'aime pas dirait-on, a fait parvenir à Karl cette photo (merci à lui!). Un grand moment de vérité!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6371/2179/1600/AGSM.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6371/2179/400/AGSM.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Femmes en colère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les femmes en colère on mené leur manifestation lundi soir, attirant une cinquantaine de personnes. Elles en attendent de plus en plus, alors c'est reparti pour ce soir, et tous les soirs de cette semaine. Soyez nombreux, dès 17H45, vers l'usine 2!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le grand bond en avant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous souvenez-vous de la brillante époque où un jeune idéaliste, nommé Mao Zedong, faisait crever de faim son peuple, grâce à ses idées géniales? Chez Swissmetal, on fait aussi son grand bon en avant, comme l'indique &lt;a href="http://www.swissmetal.ch/index.php?id=88&amp;L=2&amp;amp;tx_ttnews%5Btt_news%5D=257&amp;tx_ttnews%5BbackPid%5D=1&amp;amp;cHash=fa3f936ff5"&gt;ce communiqué&lt;/a&gt;. A Dornach, ils étaient flexibles depuis un moment, les ouvriers. A Lüdenscheid, on y est, comme l'indique le communiqué. Reste donc ces arriérés de Reconvilier, qui ne veulent pas accepter d'être décoiffés par le souffle de la modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La modernité, oui, celle qui est tout en souplesse, tellement flexible d'ailleurs qu'elle peut faire le grand écart. Car le nouveau concept d'horaire de travail mis en place par Swissmetal chez Busch-Jaeger correspond à un allongement du temps de travail, à des horaires nettement moins agréables (alternances forcées entre les horaires de jour et de nuit, travail 6 jours d'affilées, etc.). Swissmetal nous dit que c'est moderne, que c'est un "pas important en avant". Enfin "la rotation rapide des équipes respecte davantage les toutes dernières connaissances en matière de médecine du travail". Car, comme on dit, le travail c'est la santé. Plus de travail, plus de santé! Mais... Ce n'est pas les "dernières connaissances en matière de médecine du travail" ça! C'est vieux! Ca date de l'époque où les gens faisaient des semaines de 80H!  On m'aurait menti?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115199082549059134?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115199082549059134/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115199082549059134' title='164 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115199082549059134'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115199082549059134'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/07/petites-thories.html' title='Petites théories'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>164</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115190376914280803</id><published>2006-07-03T03:17:00.000+02:00</published><updated>2006-07-06T03:43:56.410+02:00</updated><title type='text'>En 2 chapitres</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Tor-chi-nou&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore lui! Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;! La meilleure, c'est quand Fridou vient expliquer que les bêtises sont écrites sur le blog. On le savait stupide, mais pas au point d'être illettré. Et pourtant, s'il lisait le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous y apprenons, &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/BoillatHebdo7-1.jpg"&gt;page 1&lt;/a&gt;, que les entreprise Brückner et Mahle sont venues mener au audit à la Boillat le 14 juin, et qu'elles en sont reparties très satisfaites. Pourtant, l'alliage que ces entreprises reçoivent, le SM68B, est un alliage de Dornach. Et, cet alliage, comme le signale le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;, est fourni sous forme de tubes. Or, la Boillat ne fournit pas de tubes... Mais Dornach si. Alors, Karl déraille-t-il, ou Swissmetal s'est-il trompé d'usine? Préfère-t-on faire visiter la Boillat que Gemrinal? Ou alors, ces clients produisent-ils autre chose? Merci à ceux qui posteornt des renseignements...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est que ces clients ont visité la Boillat en compagnie de 2 des cadres de Dornach, dont l'incompétence frise l'apothéose. Déclin, à gauche, ne sait rien, sur rien. Ca n'a pas changé, il est toujours aussi doué, et Karl se demande encore si hors de Swissmetal, il trouverait du travail. Impossible, en le voyant à l'oeuvre, de savoir s'il est capable de quelque chose. Le Petit qui dérange est tout à gauche, mal rasé (tssss), l'air bougon, et avec ses chemises qui le font ressembler à un bucheron canadien. Lui, c'est le roi de la planification de fonderie: il n'en fait qu'à sa tête, raison pour laquelle, même en étant correctement fournie en matières premières, la fonderie verrait sa productivité divisée par 3. Les porteurs de casques blancs sont les visiteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout s'est très bien passé, les visiteurs ont bien dooormi (pourtant, ils ne sont pas venus pour rien... Leurs avocats, peut-être, les ont-ils forcé?). Merci &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'éditorial propose la petite séance de "refaisons l'histoire à coup de pelle mécanique" habituelle. Il s'agit d'une sorte d'interprétation très personnelle des événements liés à la médiation. Swissmetal a décidé de claque rla porte pour le bien de tout le monde (évidemment!), Swissmetal envoie encore "un grand merci" à Rolf Bloch et Jürg Müller et Swissmetal décide que le "résultat" de la médiation est "une bonne base" pour l'avenir. Donc, en résumé, la direction de Swissmetal fait ce qu'elle veut, et c'est très bien ainsi. Surtout que Swissmetal, attention c'est un scoop, "compte reconstruire la Boillat". Personne, bizarrement, ne s'en était rendu compte!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et donc, "on est convaincu", "On essaie", "On a besoin de votree savoir-faire" (pour un moment), "on compte sur votre collaboration". Et "on" vous prend pour des cons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le petit chiffre, c'est 26,68 tonnes de commandes expédiées cette semaine. Oui, ce n'est toujours pas ça...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/BoillatHebdo7-2.jpg"&gt;Page 2&lt;/a&gt;, Karl salue déjà les chefs d'équipe de la Boillat, qui ont sans doute beaucoup apprécié de se retrouver planté dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;, pour servir de faire-valoir. Ces derniers ont visité l'usine de Dornach, car "on" voulait leur montrer que ce n'était pas Germinal. Pari raté, semble-t-il, même si le Torchinou, bien sûr prétend le contraire. Mais cet article va bien plus loin dans l'instrumentalisation, car il faut faire fructifie rà plein régime le fait d'avoir eu des Boillat à Dornach. Donc, si ces chefs d'équipe préfèrent travailler à la Boillat, c'est parce qu'ils aiment leur "artisanat" dans lequel ils peuvent"montrer leur amour du détail et leur savoir-faire dans les spécialités". Nous apprenons donc que Swissmetal, qui est censé se concentrer sur les spécialités (c'est la "stratégie"), n'en produit pas à Dornach (nous le savions, mais là ils le disent), usine de laquelle il ne sort que du gros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas tout. Les chefs d'équipe, conclut hasardeusement le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;, estiment la Boillat non pas par attachement régional, mais à cause de la façon d'y travailler, et des ateliers plus petits. Notons tout d emême que cette façon de travailler est spécifique à l'arc jurassien. Mais on voit bien le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou &lt;/span&gt;venir, et tout faire pour séparer la Boillat de son sol. De plus, le langage utilisé laisse entendre qu ela Boillat n'est pas une vraie usine, mais un petit atelier protégé, où les gens sont de smaniaques très spéciaux... un atelier de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;finishing&lt;/span&gt;? Ca sent très fort la prophétie autoréalisatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dernière phrase est la plus forte du lot: "C'est dommage qu'on veuille toujours comparer la rentabilité des sites en créant une compétition au sein des différents sites plutôt que de se battre main dan sl amain sur un marché toujours plus compétitif". Il y aurait de smilliers de choses à dire sur une telle ânerie. Déjà, que la compétition à l'interne, beaucoup agitée par Martinou avec son programme Nordstern et sa manière de favoriser les lèche-bottes, n'est pas nécessairement une mauvaise chose (même si Swissmetal ne parvient nullement à en tirer quelque chose de positif). En plus, une telle phrase n'a rien à faire dans cet "article", mais l'occasion est trop belle. Enfin, normalement, pour optimiser, on compare. Mais j'oubliais: Swissmetal n'optimise pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl se demande si les chefs d'équipe en question ne pourraient pas demande un correctif dans les colonnes du Torchinou. Les mensonges que cet article leur fait dire sont proprement effarants. En même temps, le fait de contester leur propres propos risque d eleur coûter le ur emploi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Karl n'a pas envie de continuer à commenter le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Torchinou&lt;/span&gt;, même s'il se demande ce que Sabrina Pellegrini vient faire dans ce bourbier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Femmes en colère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les jours de cette semaine, de 18H à 18H30, les Femmes en colère organisent un cortège, qui ralliera l'usine 2 à l'usine 1. Ca commence donc ce lundi 3 juillet, et ça s'achèvera le vendredi 7 juillet. Le port de vêtements noirs est recommandé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le communiqué s'achève sur "Hellweg, ton rêve est notre cauchemar!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Venez nombreuses et nombreux!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115190376914280803?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115190376914280803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115190376914280803' title='47 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115190376914280803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115190376914280803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/07/en-2-chapitres.html' title='En 2 chapitres'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>47</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115172700544249922</id><published>2006-07-01T04:54:00.000+02:00</published><updated>2006-07-06T03:44:11.403+02:00</updated><title type='text'>Assemblée générale: le Torchinou en vrai</title><content type='html'>Dans cet "édito", Karl ne dressera pas le détail chiffré de tout ce qui s'est passé à l'assemblée générale des actionnaires de Swissmetal. Mais il y reviendra!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Alors, ça donne quoi?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/SMCommuniquePresseAG.pdf"&gt;Ce communiqué&lt;/a&gt; de Swissmetal retrace les décisions prises à l'AG.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'attendait logiquement à ce que Swissmetal fasse passer ses propositions avec plus de 90% de votes positifs. Néanmoins, les scores ont été tout à fait dignes de la dictature swissmetalienne (oui, il y a un jeu de mot avec stalinienne), dépassant souvent les 99%, et ne descendant pas en-dessous des 98% (l'ensemble du capital représenté était de 43,8%). Néanmoins, l'Association nouvelle Boillat, et les nombreuses autres personnes qui s'étaient déplacées pour tenter d'apporter un peu d'intelligence dans cette AG, ne s'attendaient pas à créer le suspens au niveau des votes. Martin Hellweg a en effet fort bien réussi à boucler l'actionnariat, et avait débuté ce travail depuis un bout de temps. De plus, il était là sur son terrain, le seul sur lequel, par ailleurs, il est capable de quelque chose: faire dooormir (et faire dormir aussi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Association nouvelle Boillat, ainsi que les autres personnes présentes, dont des clients, côté Boillat ont malgré cela réussi à poser des questions pertinentes (les réponses l'étaient moins), et à garder la tête froide, face à ce délire collectif qu'est la "stratégie" de Swissmetal. Bravo à eux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Relevons tout de suite la palme de l'imbécilité (désolé, mais Karl ne voit pas d'autre mot, même si le grand schtroumpf va râler), qui revient à quelqu'un de déjà connu, Bernhard Schürmann, pour son intervention en fin de séance. Ce dernier représente une grande partie des actionnaires de Swissmetal (les plus gros étaient en effet représentés), et a déjà été l'auteur de quelques âneries dont il a le secret. Voici donc sa toute nouvelle création: "Le monde a changé. Chez Volkswagen, 10'000 personnes ont été licenciées sans qu'une grève se produise. Nous avons fait preuve de patience avec la Boillat, mais celle-ci est limitée" (citation extraite de &lt;a href="http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&amp;article=184764"&gt;cet article&lt;/a&gt; du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Temps&lt;/span&gt;). "Le monde a changé", vous rendez-vous compte? Pas tant que ça, puisque des abrutis comme B. Schürmann ont encore un pouvoir indécent, qui leur offre un strapontin pour exprimer les plus profonds non sens. Passons sur le cas de Volkswagen, qui est très différent de celui de la Boillat, notamment parce que les ouvriers sont représentés au conseil d'administration. Mais ça, B. Schürmann n'est pas assez culturisé pour le savoir, dirait-on.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout, il dit avoir "fait preuve de patience". Merveilleux. Alors, une fois sa patience à bout, que fera-t-il? Vendra-t-il les actions qu'il gère? Que ce serait dommage pour la Boillat, de se séparer d'un investisseur aux pensées si profondes. Fera-t-il fermer la Boillat? Si c'était dans son intérêt, ce serait chose faite depuis bien longtemps. Alors, finalement, il semble que, B. Schürmann soit un grand sage, sa patience étant, comme démontré, infinie. De plus, comme chez tout sage, la patience se double d'un sens pédagogique certain: son intervention visait à expliquer aux divers intervenants qu'il devraient arrêter de mettre en cause le pôôôvre Martinou. Un grand altruiste, dans le fond, que Bernhard Schürmann.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines choses sur Internet, en particulier (suivez mon regard), et le mouvement de solidarité avec les Boillat en général, ont été l'objet de vives critiques de la part de Friedrich Sauerländer. Nous répandrions des choses qui ne sont même pas vraies sur Swissmetal. Nous causerions un grand tort au groupe (hihi!). Et surtout, nous aurions, à l'instar de certains politiciens (suivez mon regard), instrumentalisé la grève, et donné à ce conflit une ampleur démesurée. Pourtant, en termes de démesure, Fridou ferait bien de balayer devant sa porte, lui qui a failli réussir l'impossible pari de couler Rolex à Bienne. Quant à l'instrumentalisation, la création du blog a été décidée le jour du déclenchement de la grève, suite au vote massif des Boillat en sa faveur, et a ouvert ses portes le lendemain. Il s'agissait de la première apparition publique du mouvement de solidarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà, Fridou à une tactique derrière la tête. Son idée, que Martinou lui a certainement soufflée, est de dresser les Boillat contre le mouvement de solidarité. Car, une fois que tout le monde aura détourné son regard de la Boillat, quel beau moment ce sera pour la direction de Swissmetal (qui peut, sur ce point, aller se brosser). Quel moyen plus efficace d'éradiquer ce mouvement que de faire en sorte que les Boillat eux-mêmes demandent sa disparition et l'accusent de tous les maux? Car, maintenant, fait nouveau, la direction de Swissmetal tente de s'allier les Boillat non licenciés en les disculpant, et en accusant pêle-mêle les "meneurs" d'avoir fomenté la grève, et le mouvement de soutien de lui avoir donné de l'ampleur. C'est de bonne guerre, mon petit Fridou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fridou a, par ailleurs, maintes fois assuré qu'il n'était pas question de fermer la Boillat. Maintenant, Karl le croit volontiers. La direction de Swissmetal a de fait compris que ses impotents de Dornach ne parviendraient pas à produire ce qui se fait à la Boillat, et que le savoir-faire n'était pas un vain mot. Il s'agit donc, avant de dépecer l'usine, de prendre le temps de construire ce savoir-faire ailleurs. Qui plus est, il n'a jamais été question de fermer totalement la Boillat (seules les menaces de Fridou et Martinou disaient le contraire, comme c'est amusant: il est facile, dès lors, de revenir dessus), mais d'en faire un atelier de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;finishing &lt;/span&gt;occupant une soixantaine de personnes. Même ce projet, actuellement, est ajourné, parce que Swissmetal ne peut se l'offrir. Roger Bühler, de Laxey, a donc beau jeu de qualifier une éventuelle fermeture de la Boillat d'"insensée", pour rassurer les naïfs. La question n'est pas là, simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si ça ne suffit pas à faire dooormir les Boillat, Martinou a promis que son programme d'intéressement, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nordstern&lt;/span&gt;, serait destiné à tous les employés du groupe, qui recevront donc quelques actions (du genre 3 par ouvrier, et 10'000 par membre de l'organigramme, j'imagine. Hem). Bien sûr, à propos de l'émission d'actions, le mot "refinancement" n'a jamais été prononcé, même si Yvonne Simonis a eu un soupir de soulagement au moment de voir que cette propositions était acceptée. Sinon, c'était le dépôt de bilan dans l'année, elle le sait. Au final, Martinou a fait un petit discours dans lequel il proposait de "tendre la main" (après avoir claqué la porte de la médiation), un peu comme dans ses lettres. "Tendre la main", c'était l'expression du jour. Mais ce disours de clôture de Martinou, comme il l'attendait certainement, a été accueilli par un grondement dans la salle, et les gens qui venaient pour la Boillat, sans se consulter, se sont levés et sont partis séance tenante. Vu les réponses vaseuses, généralistes et douteuses données aux questions, "tendre la main", mon oeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, à la Boillat, les dernières actions de "tendages de main" sont éloquentes. Une "équipe maladie", très restreinte, a été mise en place par Henri Bols. Il s'agit, pour certaines personnes, de prendre un congé maladie planifié pour prolonger la période de dédite du licenciement. De plus (c'était mentionné dans les commentaires du blog), Swissmetal aimerait bien réengager certains licenciés aau moyen de contrats à durée déterminée. Comme c'est interdit, puisque ces gens étaient au bénéfice de contrats à durée indéterminée, il fallait trouver une combine. Alors, Henri Bols recommande aux licenciés désireux de revenir un peu à la Boillat de s'inscrire dans une agence de placement, qui les mandatera chez Swissmetal. Heureusement, il a encore du talc en stock, Henri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une chose, puisque Karl parle de la Boillat: Premec, important client de la Boillat pour les pointes de stylo, ne commandera plus de fil coupé (produit par les Blank et les Lopins, machines high-tech de la Boillat), mais uniquement du fil, ce qui laisse penser que l'entreprise a conçu ses propores machines pour le couper. Dans le prochain épisode, Premec commandera son fil ailleurs (Fridou vous fait savoir que c'est même pô vrai).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Stratégie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que vient faire Laxey dans ce bourbier, d'ailleurs? Swissmetal, avec la faible liquidité de son titre, semble ne pas être le candidat idéal pour y entrer et en sortir à la manière usuelle d'un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hedge fund&lt;/span&gt;. Il faut donc revenir à la stratégie (sans les guillemets, la vraie, celle  que Martinou a en tête). Voici la version, à propos de laquelle les critiques sont les bienvenues, que Karl propose (en s'inspirant de nombreuses discussions):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Swissmetal poursuit ouvertement l'objectif d'une consolidation de producteurs des spécialités (au sens très large, vu ce qui sort de Dornach et de Busch-Jaeger) dans le domaine des cuivreux, dans le but d'y devenir leader mondial (ce qu'est déjà la Boillat dans une partie de sa production, alors que ni Busch-Jaeger ni Dornach ne le sont, nulle part). Quel est l'objectif d'une telle consolidation et d'un tel leadership? A mon sens, l'idée est de contruire une sorte de petit monopole, et de forcer de ce fait les clients à s'alimenter chez Swissmetal. Lorsqu'on construit un groupe dans cette optique, l'idée de maximiser la qualité, comme c'est le cas à la Boillat, perd son sens. Au contraire, il faut la niveler, pour que chaque usine du groupe produise une qualité comparable, et minimale (juste de quoi rester concurrentiel), sur ses créneaux. Ne trouvant pas mieux ailleurs, le client doit faire avec. En effet, dans une telle situation, inutile de se battre pour être le meilleur, il faut être juste un peu supérieur à la concurrence, qui est faible après une consolidation. Et avec le savoir-faire de la Boillat, il y avait une belle marge d'avance (il n'y a plus cette marge car, contrairement à ce que croit Martinou, des alliages comme le NP6 ne sont plus prêts d'y être produits). Un ajustement minimaliste de la qualité permet alors d'augmenter nettement la rentabilité, la productivité augmentant, et les marges avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème de la manoeuvre, cependant, est que cette approche n'est pas, c'est le moins qu'on puisse dire, proactive. On ne développe rien de nouveau, ce qui coûterait cher: on vit simplement sur le dos de l'avance technologique développée auparavant (dans ce cas à la Boillat), et on l'étale sur plusieurs sites. On profite donc d'un certain laps de temps, avant qu'un concurrent sérieux n'apparaisse sur le marché, pour s'en mettre plein les poches. Quand le concurrent devient menaçant (c'est-à-dire que les clients vont chez lui, trop heureux de son apparition), on vend le groupe au plus offrant, et départ. Résultat des courses: des marges maximales dégagées pendant quelques années, grâce à une qualité minimale et, au final, extraction du maximum d'argent de l'entreprise exsangue, mais apparemment encore en bonne santé. Oui, l'entreprise est exsangue car, au moment du départ de Martinou et ses sbires, elle sera en voie d'être dépassée sur le marché, et en passe de n'être plus leader de rien du tout. Pour Busch-Jaeger et, dans une toute petite mesure Dornach, une telle option est intéressante, car ces entreprise ont, de tout temps, été incapables d'améliorer leurs performances, en termes de qualité et de concurrentialité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durée de l'opération: environ 5 ans, avant le décollage pour Sirius. Voilà qui expliquerait au moins pourquoi Laxey s'intéresse à Swissmetal, puisque ce fond, comme ses pairs, n'a pas pour habitude de rester longtemps dans une entreprise. De plus, on peut ajouter qu'avec l'expansion du groupe, la liquidité du titre augmenterait. Toutefois, avec la grève, il faudra compter un peu plus large sur la durée, ce qui tend à énerver l'actionnaire, avide de profits rapides. Pour le moment, vu l'état financier de Swissmetal, la qualité Boillat, et sa rentabilité, sont encore nécessaires. Mais, vu les conditions actuelles, la qualité Boillat n'existe tout simplement plus, et la direction de Swissmetal ne parviendra pas à redresser le cap.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tuer la Boillat, comme dit, ne consiste donc pas à la fermer sèchement, mais à en démanteler ce qui en faisait une exception: la proactivité et la qualité. C'est donc une mort lente, soigneusement calibrée pour que sa durée permette une rentabilité de 9% sur quelques années. De la belle ouvrage, mais pas au niveau industriel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les médias&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, forcément, c'est le &lt;a href="http://www.journaldujura.ch"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal du Jura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; qui revient en long et en large sur l'AG de Swissmetal. L'intervention, virulente (mais sans risque) d'André Daguet, d'Unia, les remarques des clients, dont celles de Dominique Lauener, viollemment éconduit par Fridou (il ne l'aime pas, et en plus, ça faisait tache, un client qui se demande si sa commande devant arriver en juin arriver avant février 2007), les questions de l'Association nouvelle Boillat, les pourcentages des votes, les interventions de la direction de Swissmetal... Oui, il y a tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dominique Bernardin, dans le &lt;a href="http://www.lqj.ch/content/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;amp;id=494&amp;Itemid=70"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quotidien jurassien&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, décrit l'AG de manière très pessimiste. Il semble presque avoir cru que tout allait y basculer grâce à des questions intelligentes. Mais enfin, qu'il se rassure, si l'actionnariat de Swissmetal était composé de personnes intelligente, il n'eut pas fallu attendre l'AG pour l'apprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur &lt;a href="http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=500&amp;sid=6860972&amp;amp;cKey=1151697397000"&gt;le site de la RSR&lt;/a&gt;, on peut lire la dépêche du jour, et suivre une présentation audio de ce qui était prévu à l'AG (journaux du matin et de 12H30, le 30 juin). On peut y écouter une interview de Paul Sonderegger. Sur &lt;a href="http://www.rsr.ch/espace-2/les-emissions"&gt;Espace 2&lt;/a&gt;, dans son billet du 30 juin, Olivier Pavillon revient, avec des mots de soutien bienvenus, sur la Boillat. Il s'agit de l'émission "Les temps qui courent", dès la minute 105.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur &lt;a href="http://www.rjb.ch/?page=80"&gt;RJB&lt;/a&gt;, les journaux de 12H15 et 18H donnent un aperçu de la situation. Le journal de 18H, notamment, contient un commentaire d'Aline Bassin, pour qui c'est probablement la première assemblée générale d'une entreprise (il en faut bien une, Karl n'en a vécu qu'une). Elle relève l'ambiance tendue de l'assemblée, où chaque personne était fouillée à l'entrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&amp;article=184764"&gt;Le Temps&lt;/a&gt;, un petit article prend le parti des actionnaires.                 Daniel Eskenazi est quelqu'un qui a le sooommeil profond. Un bel exemple de pseudo objectivité: les intervenants qui ponctuent chaque paragraphe sont du côté de Swissmetal, et vont même jusqu'à "remettre les pendules à l'heure".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Femmes en colère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Femmes en colère, après avoir été à l'origine d'une manifestation qui s'est tenue devant la salle de l'AG de Swissmetal, ont décidé de relancer l'idée de petites manifestations à Reconvilier. L'esprit serait celui des manifestations quotidiennes qui avaient lieu durant la grève. Une séance de discussion est prévue dimanche matin à 10H, au Restaurant de la gare, à Reconvilier. Plusieurs questions restent en suspens et y seront débattues. Vous y êtes les bienvenus (enfin, ceux qui ne sont pas les bienvenus se reconnaîtront).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Trolls&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le troll est un être rusé, fait d'obstination bornée et méchante. Et Swissmetal est une entreprise qui aime les nouvelles technologie, tant qu'elles servent à dire du bien de sa direction. Cette conjonction amène des assauts toujours plus ciblés sur le blog (ou bien Karl est parano). En effet, Martinou et Fridou semblent avoir compris que Karl aurait plaisir à exister, quitte à ce que ce soit de manière moins constante, jusqu'à qu'il puisse informer ses blogueurs de la position de la prison qui les héberge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, l'assaut a consisté à usurper des pseudonymes, tout simplement, à l'énervement de certains. Et lorsqu'ils ont tenté d'enregistrer lesdits pseudo, pour éviter le piratage, ils ont constaté que la place était prise. Voici donc un petit mode d'emploi du blocage de pseudo, qui vous sera éventuellement utile:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;créer une adresse email anonyme (cette étape n'est nécessaire que pour boucler votre anonymat à double tour):&lt;/span&gt; allez sur &lt;a href="http://www.yahoo.fr"&gt;yahoo&lt;/a&gt;, sur &lt;a href="http://www,hotmail.com"&gt;hotmail&lt;/a&gt;, ou encore ailleurs, et créez-vous une adresse, en remplissant les champs de données personnelles avec de fausses informations. N'oubliez pas de les noter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;créer votre compte blogger:&lt;/span&gt; En bas à droite de la petite fenêtre où vous écrivez vos commentaires sur le blog, cliquez sur "Inscrivez-vous ici", puis remplissez les informations nécessaires dans les cases dédiées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;trouver un pseudo:&lt;/span&gt; si le "nom à afficher" (pas le "nom d'utilisateur, qui n'apparaît pas sur le blog, mais vous sert à vous identifier, et qui est donc peu important) est déjà pris, ajoutez-lui un numéro (exemple: Karl007, hihi), où trouvez-en un autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;communiquer son pseudo/nouveau pseudo:&lt;/span&gt; si vous le désirez, écrivez un email à Karl, avec une adresse anonyme ou pas, dans lequel vous donnez votre ancien pseudo, et le nouveau. Si vous souhaitez préserver votre anonymat (ce qui est parfaitement compréhensible), assortissez votre email de choses vécues sur le blog qui permettront à Karl de s'assurer que vous portez bien le pseudo que vous dites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si cette opération s'avère très utilisée, Karl tiendra une liste publique des changements de pseudo, facilement accessible, pour que tout le monde s'y retrouve. Mais faites selon votre désir, bien sûr.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/21539299-115172700544249922?l=laboillat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://laboillat.blogspot.com/feeds/115172700544249922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=21539299&amp;postID=115172700544249922' title='101 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115172700544249922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/21539299/posts/default/115172700544249922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://laboillat.blogspot.com/2006/07/assemble-gnrale-le-torchinou-en-vrai.html' title='Assemblée générale: le Torchinou en vrai'/><author><name>Karl</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10819340604403943042</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>101</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-21539299.post-115163187137959741</id><published>2006-06-30T03:20:00.000+02:00</published><updated>2006-07-06T03:44:36.626+02:00</updated><title type='text'>L'heure de l'assemblée générale</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2 articles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec &lt;a href="http://www.lecourrier.ch/modules.php?op=modload&amp;name=NewsPaper&amp;amp;file=article&amp;sid=41725&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;mode=thread&amp;order=0&amp;amp;thold=0"&gt;l'éditorial de Luc-Olivier Erard&lt;/a&gt;, dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le Courrier &lt;/span&gt;du 28 juin, nous avions pu relever l'exemple d'un journaliste qui a bien compris les fondements du combat des Boillat. Bien sûr, comme il fallait s'y attendre, on reçoit toujours un contre-exemple, par l'effet d'une sorte de loi de Murphy. Eh oui, c'était trop beau pour être vrai! C'est pourquoi, Pierre-André Chapatte, dans &lt;a href="http://www.geocities.com/laboillat/Documents/QJ29Juin.pdf"&gt;un commentaire&lt;/a&gt; (oui, Karl triche sur le droit d'auteur, honte à lui) publié dans &lt;a href="http://www.lqj.ch"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Quotidien jurassien&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; a aussi sec rétabli l'équité, en produisant un joli monument de neutralisme mal assumé. Il le dit lui-même: "A trop tirer sur la corde, elle a fini par rompre", description en effet exacte d'un journalisme qui, à force de ne pas vouloir prendre parti, coupe la corde usée à laquelle il est accroché pour s'enfoncer dans l'abîme de la corbeille à papier (destinée au recyclage, attention).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une phrase a déjà valu quelques commentaires sur le blog: "L’intransigeance a eu raison de la médiation. En repoussant à nouveau au début de cette semaine la décision du personnel de la Boillat sur les propositions de l’expert indépendant Jürg Müller, la délégation du personnel a commis l’erreur de pousser à la faute la direction de Swissmetal pourtant connue pour ses interventions intempestives". Oui, pousser son ennemi à la faute est une grave erreur étant donné que, normalement, il vaudrait mieux lui donner la corde pour se pendre. Comme ça, on ne risque pas de tirer trop dessus, à cette pôôôvre corde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, c'est la faute à tout le monde, si la médiation s'est terminée. Et surtout, comme Swissmetal est plus fort que les Boillat et Rolf Bloch, il eut mieux valu se rendre sans combattre. Et les licenciés dans les commissions, ce sont des têtes brûlées, messieurs dames. Des gens qui sont prêt à sacrifier les emplois de leurs collègues pour... Pourquoi? Pour sauver la Boillat? Non messieurs dames, pour faire les jusqu'au boutiste qui s'arcboutent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le meilleur suit: "La direction de Swissmetal indique qu’elle entend tout de même suivre les recommandations de l’expert indépendant. Prenons-la au mot". Excellent n'est-ce pas? Même l'expert, surtout lui en fait, comme nous allons le voir, n'y croirait pas. Mais P.-A. Chapatte si. C'est un amoureux du consensus, si bien qu'il en oublie que, chez Swissmetal, l'amour est une valeur non cotée en bourse, tout comme le savoir-faire, donc sans valeur. Ainsi, il faut les prendre au mot, comme Unia le fait, d'ailleurs. Il faut croire que Swissmetal suivra les propositions de l'expert. Très drôle. Citons donc Philippe Oudot, dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Juj&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;u &lt;/span&gt;du 28 juin:&lt;br /&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;"Rolf Bloch constate que l'organe indépendant qu'il avait proposé va changer de nature. 'Je proposais une commission restreinte de trois membres, avec un représentant de la médiation, un de Swissmem et un d'Unia. Les commissions d'entreprise et du personnel, ainsi que la direction n'y auraient pas été représentées mais auraient été nos interlocuteurs'. Ils auraient pu solliciter l'organe de survei
